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Montmorot

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Montmorot
Montmorot
La mairie.
Blason de Montmorot
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Intercommunalité Espace communautaire Lons Agglomération
Maire
Mandat
André Barbarin
2020-2026
Code postal 39570
Code commune 39362
Démographie
Gentilé Catharus, Catharuses
Population
municipale
3 261 hab. (2023 en évolution de +7,41 % par rapport à 2017)
Densité 287 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 37″ nord, 5° 31′ 50″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 355 m
Superficie 11,36 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Lons-le-Saunier
(banlieue)
Aire d'attraction Lons-le-Saunier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lons-le-Saunier-1
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Montmorot
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Montmorot
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Montmorot
Liens
Site web montmorot.fr

Montmorot est une commune française située dans l'agglomération de Lons-le-Saunier, dans le département du Jura, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie

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Localisation

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Les communes limitrophes sont Courbouzon, Courlans, L'Étoile, Larnaud, Lons-le-Saunier, Messia-sur-Sorne, Ruffey-sur-Seille, Saint-Didier et Villeneuve-sous-Pymont.

Le territoire communal repose sur le bassin houiller du Jura, où le charbon est découvert par un sondage[1].

Hydrographie

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Le territoire de la commune est situé dans le bassin Rhône-Méditerranée-Corse[2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 189 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 147,4 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,6 °C, atteinte le [Note 2].

Statistiques 1991-2020 et records station LONS LE SAUNIER (39) - alt : 298 m, lat : 46°41'34"N, lon : 5°31'03"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 0,8 3,8 6,4 10,1 13,6 15,5 15,3 11,8 8,8 4,1 1,3 7,7
Température moyenne (°C) 3,3 4,2 8,1 11,3 15,1 18,7 20,7 20,5 16,5 12,5 7,1 3,9 11,8
Température maximale moyenne (°C) 6 7,6 12,4 16,1 20 23,8 25,9 25,8 21,3 16,2 10,1 6,6 16
Record de froid (°C)
date du record
−19,6
09.01.1985
−15,8
11.02.1986
−12,2
01.03.05
−3,8
10.04.1977
−0,2
03.05.1979
1,7
01.06.1986
6,6
04.07.1984
4,8
30.08.1998
0,4
29.09.1972
−4,2
30.10.1997
−9,2
23.11.1998
−15
30.12.05
−19,6
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
17,2
01.01.23
20,8
24.02.21
23,8
31.03.21
28,3
30.04.05
32,4
24.05.09
36,6
18.06.22
39,4
31.07.1983
39,8
12.08.03
33,7
10.09.23
29
04.10.1985
22,4
08.11.15
19,9
16.12.1989
39,8
2003
Précipitations (mm) 83 76,6 79,7 91,5 113 88,8 95,4 95,3 95 112,4 117,2 99,5 1 147,4
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
44,2
06.01.1994
38
22.02.04
41,4
01.03.07
55
16.04.05
65
08.05.1985
69,8
03.06.1988
128,7
10.07.1981
61,7
07.08.1978
84,6
25.09.1987
117,2
24.10.1999
91,2
23.11.02
62,1
25.12.13
128,7
1981
Source : « Fiche 39362001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
6
0,6
83
 
 
 
7,6
0,8
76,6
 
 
 
12,4
3,8
79,7
 
 
 
16,1
6,4
91,5
 
 
 
20
10,1
113
 
 
 
23,8
13,6
88,8
 
 
 
25,9
15,5
95,4
 
 
 
25,8
15,3
95,3
 
 
 
21,3
11,8
95
 
 
 
16,2
8,8
112,4
 
 
 
10,1
4,1
117,2
 
 
 
6,6
1,3
99,5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Au , Montmorot est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lons-le-Saunier[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant onze communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lons-le-Saunier, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[13]. Cette aire, qui regroupe 139 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (63,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (59,1 %), zones urbanisées (16,4 %), forêts (16,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,4 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports

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97 odonymes recensés à Montmorot
au
Allée Avenue Bld Chemin Cité Impasse Montée Parc Place Quai Rd-point Route Rue Square Autres Total
0 5 0 16 1 5 1 1 3 0 0 8 30 [Note 6] 1 26 [Note 7] 97
Notes « N »
Sources : rue-ville.info & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Origines et préhistoire

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Le territoire de Montmorot présente des traces d’occupation humaine très anciennes. Des outils lithiques découverts notamment au hameau du Grand Sugny attestent d’une présence humaine remontant au Paléolithique. Ces découvertes ont été étudiées par l’archéologue Louis-Abel Girardot, qui a attribué les premières occupations du site à des groupes néandertaliens remontant à environ 145 000 ans avant notre ère[17],[18],[19].

Après la dernière glaciation, l’installation de populations d'Homo sapiens s’intensifie et les sites d’habitat se multiplient, notamment durant la période magdalénienne (environ 14 500 à 12 500 av. J.-C.)[17].

Le Néolithique marque une transformation importante avec l'apparition d’une économie agricole et pastorale. La région connaît alors une période, que les archéologues qualifient de « transition démographique agricole », liée à l’implantation de communautés de cultivateurs et d’éleveurs sédentaires, notamment sur les hauteurs de la commune[17],[20],[21].

Des fouilles réalisées au « camp du château » de Montmorot, ainsi qu'aux Salines, ont permis de mettre au jour de nombreux objets : céramiques, outils en pierre, artefacts en os ou en bois de cervidé, ainsi que diverses parures. Ces découvertes témoignent d’une occupation continue du territoire entre le Néolithique moyen (vers 4000 av. J.-C.) et la fin de la Protohistoire[17],[21],[22].

Ages des métaux

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Les vestiges archéologiques attestent également d’une présence humaine durant les âges des métaux. Les haches en pierre verte sont relativement fréquentes dans la région. En revanche, les objets appartenant à l’âge du cuivre (chalcolithique), qui débute vers 3500 av. J.-C., demeurent rares dans le Jura[17].

Pour l’ensemble du département, seules quelques haches plates en cuivre ont été retrouvées, dont un exemplaire identifié à Montmorot qui pourrait avoir été importé depuis le sud de la France[23].

À partir de l’âge du bronze (environ 1800 à 700 av. J.-C.), les traces d’occupation deviennent plus nombreuses. On retrouve notamment des haches en bronze, d’origine probablement locale, mais certaines pièces présentent des caractéristiques évoquant les productions métallurgiques de régions plus éloignées comme la Bretagne ou la Normandie, ce qui témoigne de réseaux d’échanges à longue distance[23].

Au bronze final et au début de l’âge du fer, Montmorot semble occuper une position stratégique dans les échanges commerciaux entre la vallée de la Saône, le plateau jurassien et la Suisse[17].

Période celtique

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Les fouilles archéologiques réalisées sur le site du Camp du Château à Montmorot[24] ont mis en évidence une occupation remontant au début de l’âge du Fer, correspondant à la période celtique. Les sondages stratigraphiques ont révélé un habitat installé sur un sol aménagé ainsi que des fragments de céramiques caractéristiques de cette période. La découverte de fibules serpentiformes à disque d’arrêt, attribuées à l’horizon 7a de la typologie de Parzinger, permet de situer le début de l’occupation du site au début du VIᵉ siècle av. J.-C.. Ces vestiges témoignent de l’existence d’un établissement protohistorique implanté sur la butte dominant la cuvette de Lons-le-Saunier, dans une région qui appartenait alors au territoire de la tribu gauloise des Séquanes[24],[25].

Durant la période de La Tène (environ 450 à 25 av. J.-C.), qui correspond à l’apogée de la civilisation celtique, la région s’insère dans les réseaux d’échanges gaulois[17],[24].

Une monnaie, découverte en 1832 au hameau du Grand-Sugny, est à l’origine de la dénomination du « type de Montmorot », utilisée en numismatique pour désigner un certain type de statères gaulois imitant ceux de Philippe II de Macédoine[26].

Antiquité gallo-romaine

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Après la conquête romaine, la région est intégrée à la province de Séquanie. La Pax Romana favorise le développement des voies de communication reliant notamment Lugdunum (Lyon) et Andemantunum (Langres)[27].

Des vestiges gallo-romains ont été découverts à Montmorot : monnaies datées du Ier ou du IVe siècle, objets domestiques, ainsi que les restes d’un important ensemble architectural situé à proximité de l’actuelle rue des Salines. Ce complexe, interprété comme un établissement thermal ou un édifice public, mesurait environ 200 mètres de long sur 100 mètres de large. Des mosaïques, ainsi que plusieurs pièces dotées d’un système d’hypocauste (chauffage par le sol), y ont été identifiées[28].

Fin de l'Antiquité

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Au Ve siècle, la région est touchée par les grandes invasions. En 451, lors de la campagne d’Attila en Gaule, les Huns ravagent plusieurs villes de la région, notamment Besançon et Luxeuil. Dans ce contexte d’insécurité, les populations se replient souvent vers des sites naturellement défensifs, hauteurs ou anciennes fortifications, en particulier la colline du château de Montmorot[17].

Une tradition locale rapporte que Clotilde, future épouse du roi des Francs Clovis Ier, aurait séjourné au château de Montmorot à la fin du Ve siècle. Selon ce récit, elle aurait été retenue dans la région par son oncle, le roi des Burgondes Gondebaud. Un émissaire du roi Clovis serait alors venu, déguisé, pour la chercher et la soustraire à la surveillance de son entourage avant son mariage avec Clovis. Cette tradition n'est qu'une légende et aucune preuve ne peut la confirmer[29].

Seigneuries de Montmorot

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Au Moyen Âge, Montmorot est composé de deux seigneuries distinctes :

  • Bourg-Dessus ou Bourg-le-Comte, dominé par le château, relevant de la branche aînée des comtes de Bourgogne et possédé dès le XIIe siècle par la famille de Vienne. Hugues V d'Antigny dit de Vienne, sire de Pagny devint propriétaire de toute la seigneurie de Montmorot par son mariage en 1304 avec Marguerite de Montmoret, dame et héritière de Bourg-le-Sire, Ruffey et Bletterans[30].
  • Bourg-Dessous ou Bourg-le-Sire, détenu dès le XIIe siècle par la famille de Montmoret, mentionnée en 11172 avec Thibert de Montmoret nommé cette année là dans une donation faite par le comte Gérard de Vienne aux religieux de la chartreuse de Bonlieu[31]. Il est dit « de la maison de Montmoret, l'une des plus distinguées du Comté de Bourgogne »[17]. Les seigneurs de cette maison partageaient avec les comtes de Bourgogne et d'autres grands seigneurs l'honneur d'avoir leurs sépultures dans la cathédrale de Besançon»[31]. En 1304, Marguerite de Montmoret, dame et héritière de Montmorot, de Ruffey et Bletterans, fait passer ces terres dans la famille de Vienne par son mariage avec Hugues de Vienne, seigneur de Lons-le-Saulnier et de Seurre, fils de Philippe d'Antigny, comte de Vienne et d'Agnès de Bourgogne[32].

Quelques années plus tard, en 1323 ou 1324, Jeanne II de Bourgogne, épouse du roi de France Philippe V, acquiert la seignerie de Montmorot auprès de Guillaume de Vienne. La place devient alors une châtellenie comtale[33].

Château comtal (XIVe siècle)

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Au XIVe siècle, Montmorot occupe une position stratégique car il contrôle les passages vers le Haut-Jura. Le château devient un centre administratif important pour les représentants du comte de Bourgogne.

Le bailli d’Aval y exerce une autorité judiciaire étendue. Le châtelain, chargé de la garde du château, administre également plusieurs territoires voisins[17].

Le bourg comprend notamment une halle marchande, un four banal, des bancs de boucherie et une table de change. Un marché hebdomadaire s’y tient, ainsi que deux foires annuelles[17].

La guerre de Cent Ans touche la région dès le milieu du XIVe siècle et des affrontements ont lieu dans les environs de Montmorot. La peste noire frappe également la Franche-Comté à partir de 1349 et provoque une forte mortalité[17].

Siège du bailliage d'Aval

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En 1369, l’union du duché et du comté de Bourgogne, à la suite du mariage de Marguerite de Flandre et de Philippe le Hardi, modifie l’équilibre politique de la région. Le château de Montmorot perd progressivement son rôle stratégique.

Il conserve toutefois le siège du bailliage d’Aval, qui couvre la partie méridionale de la Franche-Comté. Les bâtiments administratifs, notamment l’auditoire et la halle du Bourg-Dessus, sont reconstruits à la fin du XIVe siècle[17].

Une enquête menée en 1456, sous le règne de Philippe le Bon, décrit le château de Montmorot comme une forteresse établie sur une hauteur rocheuse et dotée d’une importante tour carrée ainsi que d’autres constructions reliées aux murailles.

Guerres et destructions

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Lors de la guerre de Succession de Bourgogne (1477-1482), les troupes de Louis XI s’emparent du château de Montmorot. Les destructions sont importantes et la place reste en grande partie abandonnée pendant plusieurs années.

Déclin de Montmorot

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À partir du XVIe siècle, le centre administratif de la région se déplace progressivement vers Lons-le-Saunier. Bien que le bailliage d'Aval conserve officiellement son siège à Montmorot, les magistrats et officiers résident de plus en plus à Lons-le-Saunier.

La saline de Montmorot.

La région subit ensuite de nombreuses destructions liées aux guerres de la fin du XVIe et du XVIIe siècle. En 1578, les troupes du duc d’Alençon pillent Montmorot. La guerre de Dix Ans (1636-1644), épisode de la guerre de Trente Ans en Franche-Comté, provoque de nouvelles dévastations. Ces conflits entraînent une forte chute démographique : la Franche-Comté perd entre la moitié et les deux tiers de sa population.

En 1674, les troupes françaises prennent la région. Par le traité de Nimègue en 1678, la Franche-Comté est définitivement rattachée au royaume de France. Le château de Montmorot devient alors propriété royale.

Une saline est exploitée sur la commune de 1752 à 1966[34].

Politique et administration

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Découpage territorial

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La commune de Montmorot est membre de l'intercommunalité Espace communautaire Lons Agglomération[35], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Lons-le-Saunier. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[36].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'Arrondissement de Lons-le-Saunier, au département du Jura, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Bourgogne-Franche-Comté[35].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Lons-le-Saunier-1 pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[35], et de la première circonscription du Jura pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[37].

Élections municipales et communautaires

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Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871 1871 Georges Clément    
1871 1872 Claude François Charnier    
1872 1881 Charles Alix Dumont    
1881 1900 Félix Bury    
1900 1913 Eugène Alcide Maillot    
1913 1919 Pierre Cazot    
1919 1921 Stéphane Cusin    
1921 1923 Pierre Cazot    
1923 1935 Désiré Journet    
1935 1938 Louis Carlot    
1938 1941 Eugène Malois    
1941 1944 Alix Rivoire    
1944 1947 Charles Billon    
1947 mars 1965 Eugène Malois    
mars 1965 mars 1971 Marcel Billon    
mars 1971 mars 1989 Maurice Monnier    
mars 1989 juin 1995 René Grand[38]   Restaurateur, ancien premier adjoint
juin 1995[39] mars 2014 Robert Choulot UMP puis
AC-UDI
Retraité
mars 2014 en cours André Barbarin DVG Retraité

Population et société

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Démographie

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Les habitants sont appelés les Catharus[40].

Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[42].

En 2023, la commune comptait 3 261 habitants[Note 8], en évolution de +7,41 % par rapport à 2017 (Jura : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5431 5491 7641 5551 6171 8031 8361 9461 925
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7331 7501 9592 0061 9551 8271 8121 7571 702
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8871 7391 7921 6421 8381 9942 0642 3462 344
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 6882 7923 3443 3203 1773 0903 1243 1123 038
2017 2022 2023 - - - - - -
3 0363 2073 261------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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L'église Saint-Grégoire.

Personnalités liées à la commune

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Blason Blasonnement :
« Losangé d'argent et de gueules de six tires. »
Commentaires : Armes de la commune qui étaient celle de la famille de Montmoret, seigneurs de Montmorot (Bourg-Dessous).

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Bibliographie

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  • Abbé Jean-Baptiste Guillaume, Histoire généalogique des sires de Salins et de la maison de Vienne, Besançon, Imprimerie Outhenin-Chalandre, (lire en ligne), p. 172-178.
  • Alphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique, et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent, classés par département : département du Jura, vol. IV, (lire en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  4. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Lons-le-Saunier, il y a une ville-centre et dix communes de banlieue.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Dont une Rue du 19-Mars-1962, mitoyenne avec Lons-le-Saunier.
  7. Voie(s) en relation avec divers hameaux, quartiers, lieux-dits, écarts, zones industrielles, résidences, etc.
  8. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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