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Muscle extrinsèque de l'oreille

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Muscle extrinsèque de l'oreille
Muscles auriculaires (en rouge).

Les muscles extrinsèques de l'oreille sont trois muscles cutanés atrophiques situés autour de l'auricule ou pavillon de l'oreille. On distingue ainsi :

Muscle auriculaire postérieur

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C'est le plus important des trois. Il est formé de deux ou trois faisceaux.

  • Origine : il nait de la base du processus mastoïde atteignant parfois l'os occipital
  • Trajet : il se dirige vers l'avant
  • Terminaison : il s'achève à la partie inférieure de la conque.

Muscle auriculaire supérieur

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Mince, triangulaire, il occupe la fosse temporale.

Muscle auriculaire antérieur

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Muscle triangulaire, c'est le plus petit des trois.

  • Insertion ventrale : il nait du bord externe du muscle occipito-frontal au niveau du processus zygomatique
  • Trajet : il se dirige vers l'arrière
  • Terminaison : il s'achève à la partie antérieure de la conque.

Innervation

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Les muscles auriculaires sont innervés par les rameaux auriculaires du nerf facial.

Chez des mammifères à longues oreilles, ces muscles impriment au pavillon des mouvements volontaires plus ou moins étendus, leur permettant de mieux entendre les bruits propres à les avertir de l'approche de leur proie ou de leur prédateur, à l'instar des antennes. Plusieurs espèces d'Hominidés tels que l'orang-outang, le chimpanzé et l'être humain, n'ont plus que des muscles auriculaires rudimentaires. Ils ont conservé leurs insertions (notamment celle de l'épine de l'hélice) et leurs connexions mais ont cessé d'être fonctionnels. Cependant, quelques individus peuvent parvenir à contracter leurs muscles auriculaires non rudimentaires[1]. L'analyse électromyographique de ces muscles chez l'homme montre que les circuits neuronaux et la contractilité du muscle auriculaire postérieur pour l'orientation du pavillon de l'oreille et sa réaction à des stimuli (réflexe post-auriculaire) ont survécu dans un état vestigial pendant plus de 25 millions d'années[2].

Notes et références

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  1. (en) J. H. Bair, « Development of voluntary control », Psychological Review, vol. 8, no 5,‎ , p. 474-510 (DOI 10.1037/h0074157).
  2. Guillaume Lecointre, Petit traité d'anatomie superflue L'évolution à travers notre corps, Delachaux et Niestlé, , p. 102-103

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Articles connexes

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