Musotima nitidalis
Pyrale des Fougères
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Arthropoda |
| Classe | Insecta |
| Ordre | Lepidoptera |
| Famille | Crambidae |
| Genre | Musotima |
Musotima nitidalis, la Pyrale des Fougères, est une espèce de Lépidoptères de la famille des Crambidae, décrite en 1866 par l’entomologiste britannique Francis Walker.
Répartition
[modifier | modifier le code]Cette espèce est originaire d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Elle a été accidentellement introduite en Europe probablement depuis des fougères arborescentes importées de sa zone de répartition originale[1],[2],[3]. Elle fut découverte pour la première fois en Europe en 2009 à proximité d'un aéroport dans le comté de Dorset en Angleterre[1],[2]. L'espèce s'est depuis répandue dans les comtés avoisinants et est maintenant commune dans les zones boisées de la partie sud à sud-ouest du pays[2]. Cette espèce a également été découverte aux Pays-Bas en 2021 où elle est maintenant établie[2].
La première mention française de cette espèce a eu lieu en 2022 dans le département de la Manche, suivie en 2024 d'observations en Côtes d'Armor[4],[5]. La première mention belge date quant à elle de 2023[2].
Description
[modifier | modifier le code]Ce petit papillon a une envergure comprise entre 15 et 50 mm[2]. Il possède des ailes antérieures orangées parsemées de bruns sur lesquelles s'étendent trois bandes blanches obliques et irrégulières[2],[6]. Chacune de ces bandes est entourée de lignes noires, deux petits points blanc se situant entre deux bandes blanches dans l'aire post-médiane[2],[6]. Les ailes postérieures sont blanches, tirant vers l'ocre et traversées de lignes brunes zigzagantes[2],[6].
Biologie
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Dans sa zone de répartition originelle, la chenille se développe sur diverses espèces de fougères arborescentes, notamment des espèces appartenant au genre Adiantum[2],[7]. En Europe, elle a principalement été observée sur des fougères du genre Pteridium ainsi que sur Dryopteris dilatata et Struthiopteris spicant[2].
Au Royaume-Uni, l'imago s'observe d'avril à début décembre[2].
L'impact économique de cette espèce envahissante au Royaume-Uni est considéré comme faible par la Food and Environment Research Agency[8].
Dénomination
[modifier | modifier le code]Ce taxon porte en français le nom vernaculaire ou normalisé suivant : Pyrale des Fougères (La)[9].
Systématique
[modifier | modifier le code]Cette espèce est parfois considérée comme appartenant à la famille des Pyralidae dans certaines classifications[10],[11].
Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Musotima nitidalis (Walker, 1866)[10].
L'espèce a été initialement classée dans le genre Isopteryx sous le protonyme Isopteryx nitidalis Walker, 1866[10].
Musotima nitidalis a pour synonymes[10] :
- Diathrausta timaralis Felder & Rogenhofer, 1875
- Isopteryx nitidalis Walker, 1866
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) « Musotima nitidalis | UKmoths », sur www.ukmoths.org.uk (consulté le )
- (en) Mark J. Sterling, Maxwell V. L Barclay et David C. Lees, « The genome sequence of the Golden-brown Fern moth, Musotima nitidalis (Walker, [1866]) », Wellcome Open Research, vol. 9, , p. 132 (lire en ligne [PDF])
- ↑ (en) Mark Parsons, Sean Clancy et David Wilson, A Guide to the Pyralid and Crambid Moths of Britain and Ireland, Lizard: Atropos Publishing, , 508 p. (ISBN 978-0-9551086-4-8), p. 391-392
- ↑ Thomas Huet, « Musotima nitidalis (Walker, 1866), une nouvelle espèce de pyrale pour la France (Lepidoptera : Crambidae Musotiminae) », Oreina, vol. 63-64, , p. 18-19 (lire en ligne
)
- ↑ Oreina- ObsNat, « Musotima nitidalis », sur Artemisiae - Lépidoptères de France (consulté le )
- « Musotima nitidalis - LepiWiki », sur lepiforum.org (consulté le )
- ↑ (en) M Alma Solis, Shen-Horn Yen et John H Goolsby, « Species of Lygomusotima New Genus and Neomusotima Yoshiyasu (Lepidoptera: Crambidae) from Australia and Southeastern Asia Feeding on Lygodium microphyllum (Schizaeaceae) », Annals of the Entomological Society of America, vol. 97, no 1, , p. 64676 (lire en ligne
[PDF])
- ↑ Anderson H, Cannon R: Rapid assessment of the need for a detailed Pest Risk Analysis for Musotima nitidalis. defra.gov.uk. 2011.https://planthealthportal.defra.gov.uk/pests-and-diseases/uk-plant-health-risk-register/downloadExternalPra.cfm?id=3866
- ↑ Philippe Mothiron-Claire Hoddé, « lepinet.fr - Musotima nitidalis - La Pyrale des Fougères », sur www.lepinet.fr (consulté le )
- GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le 20 octobre 2025.
- ↑ Catalogue of Life Checklist, consulté le 20 octobre 2025.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Animal Diversity Web : Musotima nitidalis (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Musotima nitidalis (Walker) (consulté le )
- (fr + en) EOL : Musotima nitidalis Walker (1866) (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Musotima nitidalis (Walker) (consulté le )
- (en) IRMNG : Musotima nitidalis (Walker) (consulté le )
- (en) NCBI : Musotima nitidalis (taxons inclus) (consulté le )
- (en) OEPP : Musotima nitidalis (Walker) (consulté le )
- (en) Taxonomicon : Musotima nitidalis (Walker, [1866)] (consulté le )
- (en) WoRMS : espèce Musotima nitidalis (Walker, 1865) (consulté le )

