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NML Cygni

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NML Cygni
Description de cette image, également commentée ci-après
Image en H-alpha de l'amas Cygnus OB2, dans lequel se trouve NML Cygni.
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 20h 46m 25,538 2s[1]
Déclinaison +40° 06 59,396[1]
Constellation Cygne
Magnitude apparente 16,6[2]

Localisation dans la constellation : Cygne

(Voir situation dans la constellation : Cygne)
Caractéristiques
Type spectral M4.5-M7.9Ia-III[3]
Astrométrie
Mouvement propre μα = −0,268 mas/a[1]
μδ = −0,863 mas/a[1]
Parallaxe 1,525 9 ± 0,567 7 mas[1]
Distance 5 500 al
Caractéristiques physiques
Masse 50 M
Rayon 2 600 ou 1 000—2 800 R
Luminosité 272 000 L

Désignations

NML Cyg, V1489 Cyg, 2MASS J20462554+4006594, AAVSO 2042+39[2]

NML Cygni (ou V1489 Cygni) est une hypergéante rouge[4] située à environ 1,6 kpc (∼5 220 al) dans la constellation du Cygne[5]. Malgré une grande incertitude quant à sa taille, elle est considérée comme une candidate sérieuse au titre de plus grande étoile actuellement connue[6], avec un diamètre approximativement 2600[4] ou 1000 à 2800[6] fois plus grand que celui du Soleil (égal à 24,2 unité astronomique), soit environ 3 617 640 000 ou 1 391 400 000 à 3 895 920 000 km.

Elle fait partie des étoiles hypergéantes[5] les plus brillantes.

Caractéristiques

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NML Cygni est une étoile variable semi-régulière d'une période approximative de 940 jours[7]. Sa luminosité bolométrique est de près de 3 × 105 L☉ et sa magnitude bolométrique est située autour de -9,0. Cette étoile fait partie des hypergéantes froides les plus brillantes.

Comparaisons

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Si NML Cygni était placée au centre du Système solaire, sa surface s'étendrait plus loin que l'orbite de Saturne. Elle a un volume d'approximativement 17,6 milliards de fois celui du Soleil.

Découverte

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NML Cygni a été découverte en 1965 par Neugebauer, Martz et Leighton[8]. Le nom NML vient des noms de ses trois découvreurs[9].

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « NML Cygni » (voir la liste des auteurs).
  1. a b c d et e (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2 : Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365). Notice Gaia DR2 pour cette source sur VizieR.
  2. a et b (en) NML Cyg -- Red supergiant star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  3. (en) N. N Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: Version GCVS 5.1 », Astronomy Reports, vol. 61, no 1,‎ , p. 80-88 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S, lire en ligne)
  4. a et b (en) B. Zhang, M. J. Reid et al., « The distance and size of the red hypergiant NML Cygni from VLBA and VLA astrometry », Astronomy & Astrophysics, vol. 544,‎ , A42 (résumé, lire en ligne)
  5. a et b (en) Michael Thomas Schuster, « Chapter 3 The Disruption of NML Cyg's Post MS Wind by the Powerful Cyg OB2 Association », dans Investigating the Circumstellar Environments of the Cool Hypergiants, (lire en ligne), p. 57-97.
  6. a et b Brian C. Lacki, Bryan Brzycki, Steve Croft et Daniel Czech, « One of Everything: The Breakthrough Listen Exotica Catalog », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 257, no 2,‎ , article no 42 (ISSN 0067-0049 et 1538-4365, DOI 10.3847/1538-4365/ac168a, Bibcode 2021ApJS..257...42L, arXiv 2006.11304)
  7. (en) M. T. Schuster, M. Marengo, J. L. Hora et al., « Imaging the Cool Hypergiant NML Cygni's Dusty Circumstellar Envelope with Adaptive Optics », The Astrophysical Journal, vol. 699, no 2,‎ , p. 1423-1432 (résumé, lire en ligne)
  8. (en) Kevin Marvel, "NML Cygni". The Circumstellar Environment of Evolved Stars As Revealed by Studies of Circumstellar Water Masers, Universal-Publishers, , 528 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 182–212
  9. (en) « New infrared sources and their interpretation », dans The Measurement of Starlight: Two Centuries of Astronomical Photometry, Cambridge University Press, , 511 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 278

Articles connexes

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Liens externes

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