Aller au contenu

Nebi Samwil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Nebi Samwil
Vue aérienne de la mosquée, transformée en synagogue, contenant la tombe du prophète Samuel.
Géographie
Pays
Zone géographique
Gouvernorat
Altitude
885 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Démographie
Population
168 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Identifiants
TGN
Carte

An-Nabi Samwil, également appelé al-Nabi Samuil, Nebi Samwil ou Nabi Samuel (arabe : النبي صموئيل an-Nabi Samu'il, « le prophète Samuel ») est un village palestinien du gouvernorat de Quds, situé en Zone C de la Cisjordanie occupée, au nord-est de Jérusalem et un site archéologique, lieu sacré pour les juifs et les musulmans. Le village est construit autour de la mosquée de Nabi Samwil, qui contient la tombe du prophète Samuel (en). La population palestinienne du village est depuis déplacée par les autorités israéliennes en contrebas de la colline et le site est désormais occupé par des fouilles archéologiques. An-Nabi Samwīl rivalise avec le Tell en-Naṣbeh voisin pour s'identifier à Miçpâ, mentionné dans la Bible hébraïque.

Le site est déclaré parc national israélien Nebi Samuel en 1995. Le village compte 234 habitants en 2017.

Présentation

[modifier | modifier le code]

Une tradition remontant à la période byzantine situe ici la tombe du prophète biblique Samuel. Au VIe siècle, un monastère est construit sur le site en l'honneur de Samuel et, au début de la période arabe, l'endroit est connu sous le nom de Dir Samwil (le monastère de Samuel)[1].

Au XIIe siècle, pendant la période des Croisades, une forteresse est construite sur le site[1].

Au XIVe siècle, pendant la période des Mamelouks, une mosquée est construite sur les ruines de la forteresse des croisés et de son monastère[1]. La tombe supposée de Samuel se trouve dans la crypte de l'ancienne église devenue mosquée, qui est reconvertie après 1967 en synagogue[2],[3] ; aussi, la population palestinienne est-elle déplacée pour conduire des recherches archéologiques sur le site historique devenu parc national[4].

Géographie

[modifier | modifier le code]

Nabi Samwil est situé au sommet d'une montagne, à 890 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans la zone de couture, à quatre kilomètres au nord du quartier de Shuafat à Jérusalem et au sud-ouest de Ramallah[5].

Les localités voisines comprennent Beit Iksa au sud, al Jib au nord, Beit Hanina à l'est et Biddou à l'ouest[6].

An-Nabi Samwīl est habitée sans interruption depuis l'Âge du fer jusqu'à nos jours. Comme le lieu était stratégiquement intéressant en raison de la vue étendue qu'il offrait, il a été temporairement utilisée militairement. Cependant, une source riche à proximité le rendait également attrayant pour la colonisation civile.

Selon la Bible hébraïque (1 Samuel 25:1, 28:3) confirmée par l'historien judéen Flavius Josèphe (Antiquités 6.13.5.), le prophète Samuel est enterré dans sa ville natale, Ramah en Benjamin[7]. Correspondant à la ville antique de Miçpâ (מצפה, Μασσηϕα, Masepha)[3] dans la Bible, l'endroit est occupé de l'Âge du fer à l'époque hellénistique.

L'empereur romain d'Orient Flavius Arcadius (377-408) fait déplacer les restes de Samuel dans la cité grecque de Chalcédoine en Bythinie[8].

Époque byzantine

[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, le père de l'Église Jérôme de Stridon (Contra Vigilantium) identifie le site comme le lieu de sépulture de Samuel ; il est traditionnellement associé comme tel par les juifs, les chrétiens et les musulmans. Le prophète Samuel y aurait ainsi vécu et c'est qu'au début de l'époque byzantine que le site, sans doute abandonné à ce moment, est identifié à Ramah, son lieu de sépulture, d'où son nom actuel de « Nebi Samwîl »[3]. Un monastère est construit sur le site en l'honneur de Samuel ; l'archéologue Yitzhak Magen pense que les constructeurs du monastère considéraient leur édifice comme un mémorial et qu'ils ne construisaient pas sur la tombe de Samuel[8]. À la même époque, Miçpâ semble identifiée à Tell en-Naçbê. Le monastère est restauré et agrandi pendant le règne de l'empereur byzantin Justinien Ier[9]. Depuis lors, le site est un lieu de pèlerinage pour les juifs, les chrétiens et les musulmans[5], pour autant que les autorités en place leur en laisse la possibilité[10],[11].

Première période islamique

[modifier | modifier le code]

À l'époque islamique, Nebi Samwil devient un centre de production de poterie qui fournit Jérusalem à proximité ainsi que Ramla et Césarée[12]. Le géographe Al-Muqaddasī désigne le site à la fin du Xe siècle comme Deir Šamwīl[13].

Période des croisés

[modifier | modifier le code]

Les pèlerins chrétiens de l'époque des croisés, qui arrivent par la mer et débarquent à Jaffa, voient pour la première fois leur destination à Jérusalem depuis cette montagne ; ils l'appellent alors Mons Gaudii (Monjoie, Monjoie !) « montagne de joie »[14],[15]. Les croisés s'arrêtent sur le Monjoie pour pouvoir contrôler les routes de la plaine côtière à Jérusalem. Une combinaison de forteresse, de monastère et d'église est créée. Le roi Baldwin II du royaume latin de Jérusalem confie Nebi Samwil à l'ordre religieux cistercien qui y construit un monastère et le remet ensuite à l'ordre des chanoines réguliers de Prémontré dans les années 1120[12].

Le voyageur juif du XIIe siècle Benjamin de Tudela visite le site en 1173. Il note que les Édomiens (croisés chrétiens) avaient trouvé les ossements de Samuel « près d'une synagogue juive » à Ramla sur la plaine côtière (qu'il a mal identifiée comme la Ramah biblique)[3] et les avaient enterrés dans l'actuel Nabi Samwil. Il écrit qu'une grande église dédiée à St. Samuel de Shilo a été construite sur les restes ré-enterrés[16]. Cela peut faire référence à l'église abbatiale de St. Samuel construite par des Prémontrés et habitée de 1141 à 1244[17].

Seconde période islamique

[modifier | modifier le code]

Après le siège de Jérusalem en 1187 par les Ayyoubides, Saladin transforme l'église en mosquée. Le récit de voyage d'un Juif du XIIIe siècle indique que les tombes de Samuel et de sa mère Hanna sont vénérées au sommet de la montagne dans un « très beau bâtiment », apparemment accessible aux musulmans et aux Juifs[18]. Le géographe syrien Yaqut al-Hamawi décrit Mar Samwil ou Maran Samwil comme « une petite ville dans le quartier de Jérusalem. Mar en syriaque signifie al-Kass, « le prêtre », et Samwil est le nom des docteurs en droit »[19].

Au XIVe siècle, pendant la période des Mamelouks, une mosquée est construite sur les ruines de la forteresse des croisés[1]. Les pèlerins chrétiens continuent à visiter le site, notamment les voyageurs connus sous le nom de Jean de Mandeville et Margery Kempe[20].

Au XVe siècle, les Juifs construisent une synagogue adjacente à la mosquée et peuvent reprendre les pèlerinages sur le site après avoir perdu ce privilège pendant la période des croisés. Ce droit de visiter et prier au sanctuaire est réaffirmé deux fois par les Ottomans qui dominent la Palestine mais les Juifs rencontrent parfois des difficultés avec les notables locaux[21].

L'auteur anonyme de l'écrit hébraïque Yichus haʾAvot ( מגלת יחוס אבות, Généalogie des Patriarches) détaillant les lieux supposés de sépulture des patriarches[22] constate avec déception en 1537 que la tombe de Samuel vénérée par les Ismaélites (= musulmans) est un cénotaphe. Néanmoins, à son époque, c'est une destination de pèlerinage juif importante ; à la fête de Shavouot, la communauté juive de Jérusalem s'y rend en procession avec les rouleaux de la Torah[23].

Période ottomane

[modifier | modifier le code]

Après avoir été capturée aux Mamelouks, Naebi Samwil apparaît en 1596 dans les registres fiscaux ottomans comme étant dans le nahiya de Quds dans le liwa d'Al-Quds. On y dénombre une population de 5 ménages musulmans, payant un taux d'imposition fixe de 25 % sur divers produits agricoles, soit un total de 2 200 akçe[24].

L'église des croisés est incorporée aux éléments plus anciens dont la mosquée du village[5], construite en 1730, avec un minaret remarquablement élevé[9],[25]. Privés à nouveau de leurs droits d'utilisation d'An-Nabi Samwīl au XVIe siècle, les Juifs les récupèrent vers 1750[26].

Tombeau du prophète Samuel (1889)

En 1838, Edward Robinson note en-Neby Samwil comme un village musulman, faisant partie du district d'El-Kuds[27]. Vers 1870, Nebi Samwil possède 6 maisons et une population de 20 habitants (le décompte ne comprend que des hommes)[28],[29]. En 1883, l'enquête sur la Palestine occidentale (SWP) du Fonds d'exploration de la Palestine décrit Nebi Samwill comme un petit hameau de huttes en adobe, perché au sommet de la crête, au milieu des vestiges des ruines des croisés, avec une source au nord[30]. À la toute fin du XIXe siècle, la population est estimée à environ 81 personnes[31].

Nebi Samwil est gravement endommagé par des obus turcs en 1917 alors que les troupes ottomanes qui s'y sont retranchées combattent les forces britanniques avançant vers Jérusalem. Le village est reconstruit et réinstallé en 1921[32].

Période britannique

[modifier | modifier le code]

La mosquée ottomane, détruite à la guerre, est restaurée par le Conseil musulman suprême pendant la période du mandat britannique sur la Palestine[9].

Lors du recensement de la Palestine de 1922 mené par les Britanniques, Nabi Shemweil compte 121 habitants musulmans[33]. Le recensement de 1931 à 138, montre un chrétien pour un reste de population musulmane, occupant un total de 117 maisons[34]. Selon l'inscription au-dessus de l'entrée, la mosquée du site historique est rénovée en 1926-27[25].

Lors des statistiques de 1945, Nebi Samwil possède une population de 200 musulmans habitant sur 2 150 dunams de terres[35],[36]. Le village est sauvé de la conquête et de la destruction prévues par le plan Daleth car ses dirigeants avaient conclu un accord avec la milice terroriste sioniste du Lehi, qui l’ont même défendu contre l'organisation sioniste Haganah qui voulait appliquer le plan[37].

Période jordanienne

[modifier | modifier le code]

Le 23 avril 1948, pendant la guerre israélo-arabe de 1948, une division du Palmach échoue à attaquer Nabi Samwil : plus de 40 soldats du Palmach sont tués dans la bataille pour un minimum de pertes arabes[38].

De 1948 à 1967, le village est utilisé par la Légion arabe de Jordanie comme poste militaire de garde à Jérusalem[5]. Durant cette occupation, les visites du sanctuaire sont à peine possibles[39].

Nebi Samwil.

En 1961, la population de Nebi Samwil s'élève à 168 personnes[40].

Période israélienne

[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre des Six Jours de 1967, la plupart des 1 000 habitants du village fuient quand les colons tentent de prendre le contrôle de la région et le sanctuaire devient principalement juif, avec des zones de prière séparées pour les femmes et les hommes. À partir de la victoire d'Israël dans cette guerre, Nebi Samwil passe de l'occupation jordanienne à l'administration israélienne[5]. Des soldats de l'armée israélienne gardent le site, en ayant installé un poste d'observation sur le toit de la mosquée.

Au cours des années 1970, les autorités israéliennes démolissent le village historique construit autour du sanctuaire, forçant ses habitants dans des bâtiments délabrés sis légèrement plus bas de la colline[41],[42]. Nebi Samwil est attiré en bonne partie dans les limites municipales de Jérusalem, tandis que les habitants eux-mêmes sont exclus, définis sur leurs cartes d'identité comme des Cisjordaniens, et il leur est alors interdit par l'administration militaire israélienne de quitter le village sans autorisation[41].

Depuis le milieu des années 2000, Nebi Samwil, à l'exclusion du sanctuaire, devient une partie d'une zone connue sous le nom de « Seam Zone » qui désigne la terre entre la barrière de séparation érigée pendant la seconde Intifada et les frontières de la municipalité de Jérusalem[43]. La seule sortie du village est à proximité de Bir Nabala via un point de contrôle israélien[41].

De nos jours

[modifier | modifier le code]
Fouilles sur le site archéologique de Nabi Samuel (2014)

Le village, qui n'est pas reconnu comme tel par Israël, est désigné comme parc national dans les années 1990 et les vestiges d'anciennes maisons adjacentes à la mosquée font partie d'un site archéologique protégé dans le parc national, où ont lieu de nombreuses fouilles[2]. Alentour, les entrées de grottes funéraires datant de la période du Premier Temple de Salomon sont trouvées[4].

Les restes du monastère byzantin transformé en mosquée - aujourd'hui fermée - se trouvent au rez-de-chaussée, sous la structure croisée conservée à ce jour, contenant le cénotaphe du prophète Samuel, recouvert d'un tissu vert où on lit l'inscription arabe « C'est la tombe de Samuel, le Prophète de Dieu, que la paix soit sur lui »[2]. Dans la crypte de l'église de l'époque des croisés, se trouve un autre cénotaphe recouvert d'un tissu bleu, visité par des pèlerins juifs qui y prient dans une partie transformée en synagogue[2].

En partie à cause des restrictions militaires israéliennes, la construction palestinienne dans le village est interdite. L'activité économique est également considérablement restreinte et les résidents vivent dans la pauvreté, de nombreux jeunes résidents quittant pour des emplois à proximité de Ramallah. Israël déclare que ses politiques visent à préserver le site de Nabi Samuel [43],[4]. Le village compte 234 habitants en 2017[44].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a b c et d Nebi Samuel Park
  2. a b c et d Gisela Procházka-Eisl, Stephan Procházka, p. 176 et suiv.
  3. a b c et d « Nabi Samuil | Musée de la Photographie », sur www.museedelaphotographie.com (consulté le )
  4. a b et c (en-US) « Nabi Samuel Park - Israel Nature and Parks Authority » [archive du ], sur en.parks.org.il (consulté le )
  5. a b c d et e (en) Daniel Jacobs, Shirley Eber et Francesca Silvani, Israel and the Palestinian Territories: The Rough Guide, Rough Guides, (ISBN 978-1-85828-248-0, lire en ligne), p. 429
  6. Vue satellite : http://www.palestineremembered.com/GeoPoints/al_Nabi_Samwil_1074/SatelliteView.html
  7. J. D. Douglas, Merrill C. Tenney, Zondervan Illustrated Bible Dictionary, Zondervan Academic, USA, 2011, p. 1280.
  8. a et b Traité Contre Vigilance, Saint Jérôme, 5:43.
  9. a b et c Nebi Samwil - Site d'une ville biblique et d'une forteresse de croisés, Ministère israélien des Affaires étrangères, 2001-09-01.
  10. (en) Marshall J. Breger, Yitzhak Reiter et Leonard Hammer, Holy Places in the Israeli-Palestinian Conflict: Confrontation and Co-existence, Routledge, (ISBN 978-1-135-26812-1, lire en ligne), p. 231-246
  11. (en) « Mount Joy: the view from Palestine », sur The Anonymous Englishman, Pilgrimage to the Holy Land, 1344-5, (consulté le )
  12. a et b (la) Moshe Sharon, Corpus Inscriptionum Arabicarum Palaestinae, (lire en ligne), p. 118, 122-123
  13. Moshe Sharon : Dayr an-Nabi Samwil, Leiden/Boston 2004, p. 114. Comme les caractères diacritiques n'étaient pas encore placés dans les inscriptions à l'époque d'al-Muqaddasī, les lettres Sīn et Schīn n'étaient pas distinctes.
  14. Sharon p. 115.
  15. Denys Pringle: The Churches of the Crusader Kingdom of Jerusalem. Band 2, 1998, S. 44.
  16. (en) Adler, Nathan Marcus, « Travelling to Jerusalem--Benjamin of Tudela », sur depts.washington.edu, (consulté le ), p. 87 (note) et "St. Samuel of Shiloh"
  17. http://www.premontre.org/subpages/loci/domi/saint-samuel,%20dd.htm
  18. Martin Jacobs, (trad.) Réorienter l'Est : Voyageurs juifs vers le monde musulman médiéval. University of Pennsylvania Press, Philadelphia 2014, p. 109.
  19. (en) G. (Guy) Robarts - University of Toronto, Palestine under the Moslems; a description of Syria and the Holy Land from A.D. 650 to 1500. Translated from the works of the mediaeval Arab geographers, London A.P. Watt, (lire en ligne), p. 433
  20. (en) « Mount Joy: the view from Palestine », sur The Anonymous Englishman, Pilgrimage to the Holy Land, 1344-5, (consulté le )
  21. Sharon, 119-120.
  22. (en) « The Casale Pilgrimage and Drawings of the Holy City – Center for Jewish Studies @Fordham », (consulté le )
  23. Eliakim Getty Research Institute, Itinéraires de la Terre Sainte des XIIIe, XIVe, XVe, XVIe et XVIIe siècle, traduits de l'hébreu, et accompagnés de tables, de cartes et d'éclaircissements, Bruxelles, A. Vandale, (lire en ligne)
  24. (en) Wolf Dieter Hütteroth et Kamal Abdulfattah, Historical Geography of Palestine, Transjordan and Southern Syria in the Late 16th [sixteenth] Century, Fränkische Geographische Ges., (ISBN 978-3-920405-41-4, lire en ligne), p. 113
  25. a et b Sharon, p. 114 et 121.
  26. Sharon p. 120.
  27. (en) Edward Robarts - University of Toronto et Eli Smith, Biblical researches in Palestine, Mount Sinai and Arabia Petraea : a journal of travels in the year 1838, 3, Boston : Crocker, (lire en ligne), p. 121
  28. (de) Getty Research Institute, Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins, Leipzig, O. Harrassowitz [etc.], (lire en ligne), p. 158
  29. (de) University of California et Deutsches Evangelisches Institut für Altertumswissenschaft des Heiligen Landes, Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins, Leipzig : K. Baedeker, (lire en ligne), p. 127
  30. (en) C. R. (Claude Reignier) Robarts - University of Toronto, Horatio Herbert Kitchener Kitchener, Edward Henry Palmer et Walter Besant, The survey of western Palestine : memoirs of the topography, orography, hydrography, and archaeology, London : Committee of the Palestine exploration fund, 1881-1883 (lire en ligne), p. 12
  31. (de) Getty Research Institute, Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins, Leipzig, O. Harrassowitz [etc.], (lire en ligne), p. 125
  32. https://timesmachine.nytimes.com/timesmachine/1917/12/18/98257183.pdf
  33. (en) Palestine Census ( 1922), (lire en ligne), p. 14
  34. (en) E. Mills, Census of Palestine 1931. Population of villages, towns and administrative areas, (lire en ligne), p. 41
  35. https://users.cecs.anu.edu.au/~bdm/yabber/census/VSpages/VS1945_p25.jpg p. 25.
  36. Gouvernement de Palestine, Département des statistiques. Statistiques du village, avril 1945. Cité à Hadawi, 1970, p. 57
  37. Illan Pappé, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, Paris : Fayard, 2008. (ISBN 978-221363396-1). Version électronique, p. 126.
  38. (en) David Tal, War in Palestine, 1948: Strategy and Diplomacy, Routledge, (ISBN 978-0-7146-5275-7, lire en ligne), p. 118
  39. Gisela Procházka-Eisl, Stephan Procházka: Muslim Sanctuaries in and around Jerusalem Revisited, 2005, S. 176
  40. https://users.cecs.anu.edu.au/~bdm/yabber/census/JordanCensusPages/JordanCensus1961-p24.pdf p. 24.
  41. a b et c « Palestinian village imprisoned in holy shrine of Nabi Samuel » [archive du ], sur Maan News Agency (consulté le )
  42. Yitzhak Reiter (2017). Contested Holy Places in Israel-Palestine; Sharing and Conflict Resolution. Routledge. p. 272.
  43. a et b (en) « Wish you were here? », The Economist,‎ (ISSN 0013-0613, lire en ligne Accès payant, consulté le )
  44. (en) « Preliminary Results of the Population, Housing and Establishments Census, 2017 » [PDF], sur le site du Bureau central palestinien des statistiques, (consulté le ).

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

[modifier | modifier le code]