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Nicolas Legrand

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Nicolas Legrand
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
MonsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Nicolas Legrand, né à Mons le et mort dans la même ville le , est un peintre, un dessinateur et un lithographe belge.

Nicolas Legrand, né à Mons le , est le fils de Joseph Legrand (1784-1848) tailleur d'habits, et d'Amélie Viennet (1787-1830)[1]. Nicolas Legrand épouse à Mons le Rosalie Minot (née à Neufvilles le ). L'un de leurs témoins de mariage est le peintre Étienne Omer Wauquier, directeur de l'Académie royale des Beaux-Arts de Mons[2].

Nicolas Legrand est, jusqu'en 1838, étudiant à l'Académie royale des Beaux-Arts de Mons, où il suit l'enseignement de Germain Joseph Hallez. De 1839 à 1845, il suit les cours de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et réside à la place du Petit Sablon no 8. À l'issue de sa première année, il reçoit les cours de Joseph Paelinck et obtient le second prix de figure antique d'après la bosse (1839). En 1841, il reçoit le premier prix de dessin d'après nature, dont le cours est dispensé par le peintre François-Joseph Navez ; l'année suivante, il bénéficie du premier prix de composition historique en dessin. Durant son séjour à Bruxelles, il fréquente aussi l'atelier de François-Joseph Navez. En 1847, il se perfectionne à Paris[3],[4].

Nicolas Legrand se fait connaître du public aux expositions triennales organisées à Mons : en 1846, il expose Ecce homo. L'année suivante, il est présent au Salon de Gand[3]. Il participe ensuite à sept salons triennaux belges. Au Salon de Bruxelles de 1857, il envoie La Esméralda et sa mère, d'après le roman de Victor Hugo, une œuvre majeure de l'artiste[5].

De 1857 à 1870, il est professeur de dessin à l'Académie de Mons et assure, après la mort d'Etienne Wauquiez en 1869, la direction intérimaire de l'institution. Le , Nicolas Legrand meurt chez lui rue Samson à Mons, à l'âge de 66 ans[6].

Caractéristiques

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Jeune veuve et son enfant.

Nicolas Legrand réalise quelques scènes de genre et des sujets religieux, mais il doit sa réputation à ses portraits, dont certains sur pierre lithographique et surtout à son talent de dessinateur. En 1847, exposant la Pauvre mère au Salon de Gand, le critique Adolphe Siret juge l'œuvre comme un charmant petit tableau de genre et son auteur comme un jeune homme intelligent, fort habile déjà[7]. Au Salon de Bruxelles de 1848, le critique Louis Van Rooy estime son tableau représentant une station du chemin de croix, aussi mauvais que son Portrait est très estimable : la couleur est bonne, un peu grise peut-être, le dessin est sage, la pose naturelle[8].

Nicolas Legrand est l'auteur de trente-quatre portraits parus dans l'Iconographie montoise (1857-1860)[4]. La Esmeralda est conservée au musée des Beaux-Arts de Mons, de même que deux lithographies, représentant, l'une, Louise reine des Belges (1845), et l'autre le général Vincent Duvivier. Sa toile Sainte Marguerite-Marie Alacoque décore une chapelle de l'église Sainte-Élisabeth de Mons[3].

Expositions triennales

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Références

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  1. « État-civil de Mons », sur familysearch.org, (consulté le ).
  2. « État-civil de Mons », sur familysearch.org, (consulté le ).
  3. a b et c Léopold Devillers 1880, p. 74-75.
  4. a et b Jany Zeebroek-Ollemans, « Legrand, Nicolas », sur kikirpa.be, (consulté le ).
  5. a et b Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1857, catalogue explicatif, Bruxelles, Charles Lelong, , 141 p. (lire en ligne), p. 82.
  6. « État-civil de Mons », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  7. Adolphe Siret, Exposition nationale de 1848, Bruxelles, Ch. Greuse, , 120 p. (lire en ligne), p. 63.
  8. Louis Van Rooy et T. Decamps, Revue Salon de Bruxelles de 1848, Bruxelles, D. Raes, , 215 p. (lire en ligne), p. 77.
  9. Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1847 (XXe), Gand, P.F. De Goesin-Verhaeghe, , 42 p. (lire en ligne), p. 36.
  10. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1848, Bruxelles, J-B-J De Mortier, , 120 p. (lire en ligne), p. 64.
  11. Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1862 (XXVe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 68 p. (lire en ligne), p. 45.
  12. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.P. Van Dieren, , 171 p. (lire en ligne), p. 109.
  13. Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1865 (XXVIe) (XXVI), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 68 p. (lire en ligne), p. 44.
  14. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1872, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 205 p. (lire en ligne), p. 64.
  15. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1875, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 236 p. (lire en ligne), p. 98.

Articles connexes

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Bibliographie

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  • Léopold Devillers, Le passé artistique de la ville de Mons, Dequesne-Masquillier, , 237 p. (lire en ligne), p. 74-75.

Liens externes

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