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Nora Parham

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Nora Parham
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 36 ans)
Belize CityVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Nora Williams
Nationalité
Conjoint
Ketchell Raymond Trapp
Autres informations
Condamnée pour
Lieu de détention

Nora Parham, née Williams le et morte le , est la seule femme connue à avoir été exécutée au Belize (le Honduras britannique à l'époque de sa mort). Elle est pendue pour le meurtre de son compagnon, Ketchell Trapp.

Nora Williams est née en à Punta Gorda, deuxième des quatre enfants d'Alexander Williams, entrepreneur travaillant dans la commercialisation de l'acajou, et de sa femme Caroline. D'origine sud-asiatique, elle est de petite taille, mesurant 1,42 m et pesant 52 kg[1].

Originaire de Punta Gorda, elle s'installe ensuite à Orange Walk Town. Elle a huit enfants, dont l'un est né en prison. Ses quatre premiers enfants sont conçus avec son mari, Parham, dont elle est séparée, tandis que le père des autres enfants est Ketchell Raymond Trapp, un agent de la police du Honduras britannique. Trapp a la réputation d'être un ivrogne et responsable de violence domestique, et Parham se plaint souvent de son comportement auprès de la police[2].

Mort de Ketchell Trapp

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Le , vers midi, Ketchell Trapp prend feu dans les toilettes extérieures de la maison qu'il partage avec Parham. Brûlé au troisième degré sur 90 % de son corps, seuls son cou et sa tête sont indemnes. Il est mort le lendemain à l'hôpital de Belize City[2]. Selon le récit de la police sur la mort de Trapp, Parham aurait mis intentionnellement le feu à Trapp en lui jetant de l'essence et en allumant une allumette. Parham admet avoir jeté l'essence - dans le contexte d'une dispute domestique - mais nie avoir mis le feu à Trapp. Elle déclare que Trapp s'est accidentellement enflammé en allumant une cigarette[3].

Procès et exécution

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Après la mort de Trapp, Parham est arrêtée et placée en détention provisoire à la prison centrale du Belize. Son procès se déroule devant la Cour suprême, sous la direction de John Havers, le procureur général. Elle plaide non coupable, mais le , un jury exclusivement masculin rend un verdict de culpabilité après quatre heures de délibération[2]. Le jury formule simultanément une demande de grâce, comme cela était autorisé, mais Parham est néanmoins condamnée à mort ; il n'y a pas eu de procédure d'appel possible[4]. Dans les semaines qui suivent, un appel à la clémence contenant 2 461 signatures est remis au gouverneur du Belize, Peter Stallard (en), mais il est rejeté sur les conseils du gouvernement du Parti uni du peuple (People's United Party)[2].

Le sort de Parham devient un sujet politique. Le journal officiel du PUP, The Belize Times, déclare que la peine devait être exécutée pour démontrer « le respect et l'autorité des tribunaux »[4], tandis que le journal d'opposition Belize Billboard, dirigé par le Parti de l'indépendance nationale (National Independence Party) mène une campagne en faveur d'une grâce[2].

Nora Parham est pendu à 8 heures du matin le à la prison de Belize City. La veille, 200 personnes participent à une veillée funèbre où la police est très présente par crainte d'une émeute. Elle est enterrée dans une tombe anonyme, au cours d'une cérémonie à laquelle assistent environ 2 000 personnes. Parham reste la seule femme à avoir été exécutée au Belize.

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Nora Parham » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) « Nora Parham was not guilty », Belize Times,‎ , p. 30 (lire en ligne Accès libre [PDF], consulté le )
  2. a b c d et e (en-US) « 46 years ago – the Crown against Nora Parham » Accès libre, sur Amandala Newspaper, (consulté le )
  3. (en-US) « I escorted Nora Parham to the gallows! » Accès libre, sur Amandala Newspaper, (consulté le )
  4. a et b (en) Anne S. McPherson, From Colony to Nation: Women Activists and the Gendering of Politics in Belize, 1912-1982, University of Nebraska Press, , 407 p. (ISBN 978-0803206267, lire en ligne), p. 241

Articles connexes

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Liens externes

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