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Organisation de libération de la Palestine

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Organisation de libération de la Palestine
OLP
Image illustrative de l’article Organisation de libération de la Palestine

Idéologie Nationalisme palestinien
Nationalisme arabe
Panarabisme
Socialisme arabe
Laïcisme
Anti-impérialisme
Antisionisme (factions)
Solution à deux États (factions)
Baasisme (factions)
Marxisme (factions)
Positionnement politique Gauche
Objectifs Indépendance de la Palestine (dans les frontières précédant la guerre des Six Jours de 1967)
Statut Actif
Site web www.plo.psVoir et modifier les données sur Wikidata
Fondation
Date de formation 1964
Pays d'origine Drapeau de la Palestine Palestine
Fondé par Ahmed Choukairy
Actions
Mode opératoire Lutte armée
Négociation
Zone d'opération Drapeau de la Palestine Palestine, Drapeau de la Jordanie Jordanie, Drapeau du Liban Liban
Période d'activité depuis 1964
Organisation
Chefs principaux Mahmoud Abbas (président/Fatah)
Saleh Ra'fat (UDP)
Jameel Shihadeh (FAP)
Mohammed Qeis (as-Saiqa)
Bassam as-Salhi (en) (PPP)
Rakad Salem (FLA)
Ahmad Majdalani (FLPP)
Ahmad Saadat (FPLP)
Nayef Hawatmeh (FDLP)
Composée de Fatah
Union démocratique palestinienne (UDP)
Front arabe palestinien (FAP)
As-Saiqa
Parti du peuple palestinien (PPP)
Front de libération arabe (FLA)
Front de libération de la Palestine (FLP)
Front de lutte populaire palestinien (FLPP)
Front populaire de libération de la Palestine (FPLP)
Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP)
Financement Ligue arabe
Groupe relié Armée de libération de la Palestine
Conflit israélo-palestinien

L’Organisation de libération de la Palestine (arabe : مُنَظَمَة ٱلتّحْرِير ٱلْفِلَسْطِينِيَّة, Munaẓamaẗ ʾal-ttaḥrīr ʾal-filasṭīniyya, OLP, anglais : Palestine Liberation Organization, PLO) est une organisation palestinienne politique et militaire, créée le à Jérusalem[1],[2].

L'OLP est composée de plusieurs organisations palestiniennes, dont le Fatah, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP). Elle a été dirigée par Yasser Arafat à partir de 1969.

Depuis sa création, l'OLP, qui comporte des institutions politiques, s'est présentée comme un mouvement de résistance armée représentant les Palestiniens. Initialement engagée dans des actions de guérilla contre des infrastructures et des civils israéliens entre les années 1960 et 1980, elle s'est tourné vers l'action diplomatique à partir de la fin des années 1980.

Le , l’Assemblée générale des Nations unies, lui accorde le statut d’observateur[3]. L'OLP est signataire des accords d'Oslo en 1993.

L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) est également connue sous le nom Munazzamat at-Tahrir Filastin ou Munaẓẓamat al-Taḥrīr Filasṭīniyyah[4].

Guerre de 1948-1949

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Au début des années 1960, les conséquences de la défaite des Palestiniens en 1949 pèsent sur le projet d'établissement d'une Palestine indépendante : des centaines de milliers de réfugiés (Nakba), l’annexion par Israël d’une partie des territoires prévus par les Nations unies pour l’État palestinien, l’annexion de la Cisjordanie par le roi Hussein de Jordanie. Seule la bande de Gaza, sous contrôle égyptien, garde son autonomie. Le Haut Comité arabe (HCA), qui a dirigé les luttes nationales palestiniennes dans les années 1930 et 1940, est considérablement affaibli[5].

Rôle des États arabes

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La cause palestinienne est soutenue par certains pays arabes, qui cherchent parfois à l'utiliser à des fins politiques et territoriales.

Le , la République arabe unie (RAU), dirigée par Nasser, met à l’ordre du jour de la 31e session du Conseil de la Ligue arabe, la création d’une « entité palestinienne ». Il s’agit, pour Le Caire, de mettre sur pied des institutions qui représenteraient les Palestiniens et d'éviter la « liquidation » du problème palestinien (les États-Unis relancent à l'époque leur projet d’installation des réfugiés palestiniens dans les pays arabes). Nasser espère aussi profiter du soutien des Palestiniens dans son projet de leadership du monde arabe. Enfin, il cherche à dénier au roi Hussein, qui a annexé en 1950 le territoire palestinien connu sous le nom de Cisjordanie, le droit de représenter les Palestiniens[5].

En 1959, l’Union nationale palestinienne est créée par la RAU et des élections à un Conseil législatif ont lieu en janvier 1961. La Constitution provisoire de Gaza stipule que l’Union nationale « comprend tous les Palestiniens, où qu’ils se trouvent ». La mise en place de ces institutions consacre la rupture entre le Haut comité arabe et Nasser. Le grand mufti quitte l’Égypte le pour se réfugier au Liban où il reçoit une aide du général Abdel Karim Kassem, qui vient de renverser la monarchie irakienne le [5].

De son côté, Kassem lance, en décembre 1959, l’idée d’une « République palestinienne immortelle ». Selon lui, les Palestiniens doivent suivre la voie algérienne, celle de leur propre libération, sans attendre une hypothétique unité arabe. Il est le premier chef d’État arabe à proposer la création d’un État palestinien indépendant, à partir de la Cisjordanie et de Gaza, territoires sous contrôle arabe, puis dans toute la Palestine. Le , le journal officiel irakien annonce la mise sur pied d’une Armée de libération de la Palestine, dont les premiers contingents avaient commencé leur entraînement dès avril 1960[5].

Création en 1964

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L'Organisation de libération de la Palestine est imaginée en 1964, avec à sa tête Ahmed Choukairy, comme un mouvement nationaliste arabe par les membres de la Ligue arabe, en particulier le président égyptien Gamal Abdel Nasser, dans le but de mettre sur pied des institutions qui représenteraient les Palestiniens. Le 28 mai 1964, le 1er Congrès national palestinien rassemble 350 délégués palestiniens et les représentants de la Ligue arabe[5].

Premières actions armées (1964-1978)

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Dès sa création, l'OLP lance une campagne de lutte armée, dont le premier acte symbolique est l'attaque contre l'Aqueduc national d'Israël (National Water Carrier) en janvier 1965[6]. L'organisation adopte alors des tactiques de guérilla, menant des incursions contre le territoire israélien à partir de ses bases arrière situées en Jordanie (incluant alors la Cisjordanie), au Liban, en Égypte (bande de Gaza) et en Syrie[7].

La décennie 1970 marque un tournant avec une multiplication d'opérations qualifiées de terroristes par la communauté internationale, menées par différentes factions membres de l'organisation :

  • Le massacre du bus scolaire d'Avivim (1970) : Mené par le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP), cet attentat cause la mort de neuf enfants et trois adultes, et fait 19 blessés graves[8].
  • Les détournements d'avions : À la fin des années 1960 et au début des années 1970, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), seconde faction de l'OLP en importance après le Fatah, multiplie les attaques. Les détournements de Dawson's Field en 1970 sont les plus célèbres ; ils précipitent la crise de Septembre noir et l'expulsion de l'OLP de Jordanie[9].
  • Le massacre de Munich (1972) : L'année 1972 est marquée par le massacre de Munich, où des athlètes olympiques israéliens sont assassinés par l'organisation Septembre noir. Bien que la direction de l'OLP ait officiellement nié tout lien direct, la nature de sa relation avec ce groupe demeure un sujet de débat intense parmi les historiens, de nombreux documents liant le groupe au renseignement du Fatah[10].
  • Massacres de Ma'alot, du Savoy et de la Route Côtière : En 1974, le FDLP commet le massacre de Ma'alot, prenant une école en otage et tuant 26 personnes, majoritairement des étudiants[11]. Le Fatah, dirigé directement par Yasser Arafat, mène également des opérations d'envergure : la prise d'otages de l'hôtel Savoy en 1975 (8 otages et 3 soldats tués)[12] et le massacre de la route côtière en 1978, l'attaque la plus meurtrière de cette période, qui coûte la vie à 37 civils israéliens[13].

Guérilla contre l'occupation israélienne après 1967

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La débâcle des armées arabes pendant la guerre des Six Jours de 1967 a changé le mouvement en organisation de guérilla palestinienne à l'arrivée de Yasser Arafat qui la dirigea de 1969 à sa mort, le . Sur le plan politique, le Fatah devient la faction palestinienne majoritaire et oriente l'OLP vers un projet nationaliste palestinien, au détriment de l'unité du monde arabe souhaitée au départ par Nasser[5]. L'Armée de libération de la Palestine, aile militaire de l'OLP, est construite en s'inspirant de l'exemple algérien.

Organisations en lien avec l'OLP

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L'OLP en Jordanie

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En 1967, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) déplace le cœur de ses activités en Jordanie. Le pays, qui accueille alors des centaines de milliers de réfugiés palestiniens, offre un terrain favorable à l'organisation. Le roi Hussein réserve initialement un accueil solidaire aux Palestiniens, permettant à l'OLP d'établir des bases arrière pour mener des opérations de guérilla contre Israël [14].

Depuis le territoire jordanien, les commandos palestiniens (les fedayin) multiplient les incursions transfrontalières, les tirs de mortier et les embuscades contre les patrouilles et les localités israéliennes [14]. Entre 1967 et 1970, ces opérations et les ripostes israéliennes causent la mort de centaines de soldats et de civils des deux côtés de la ligne de cessez-le-feu.

L'OLP finit par créer un véritable « État dans l'État » en Jordanie, défiant ouvertement l'autorité de la monarchie. Les militants palestiniens contrôlent des quartiers d'Amman, installent des barrages routiers et refusent de se soumettre aux lois jordaniennes.

Des factions, comme le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) de George Habache, prônent ouvertement le renversement de la monarchie jordanienne, considérée comme trop modérée, pour transformer le pays en base révolutionnaire totale contre Israël [15].

La tension atteint son paroxysme en septembre 1970, lorsque le FPLP détourne quatre avions de ligne vers l'aéroport de Dawson, en territoire jordanien, sans l'accord du roi. Pour Hussein de Jordanie, l'alternative devient claire : soit céder le pouvoir à l'OLP, soit rétablir l'ordre par la force.

Le 16 septembre 1970, le roi Hussein décrète la loi martiale et lance l'armée jordanienne dans une offensive contre les camps et les quartiers généraux de l'OLP. Ce conflit, resté dans l'histoire sous le nom de Septembre noir. Il s'agit d'un épisode de violence entre Arabes particulièrement meurtrier, où les forces jordaniennes utilisent l'artillerie lourde dans des zones urbaines denses [16].

Les affrontements se poursuivent jusqu'en juillet 1971. Le bilan humain est lourd : les estimations varient de 3 000 à plus de 10 000 morts, majoritairement des Palestiniens (combattants et civils) [14]. Finalement vaincue et expulsée de Jordanie, l'OLP se replie vers le Liban, déplaçant ainsi le centre de gravité du conflit et préparant le terrain aux futures instabilités libanaises des années 1970.

En septembre 1970, l'OLP subit un revers majeur, déplorant la mort de milliers de Palestiniens, lors de l'assaut des armées jordaniennes contre ses groupes armés, qui déloge les groupes palestiniens de la Jordanie[17],[18].

L'OLP au Liban

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L'OLP s'établit au Liban, où vivent de nombreux réfugiés palestiniens à la fin des années 1960. Elle y construit des institutions sociales, caritatives, militaires en exil, mobilisant la population des camps de réfugiés et nouant des liens avec la gauche libanaise comme le Parti communiste libanais (PCL). Elle est aussi rejointe par des volontaires internationaux, en particulier libanais et arabes, mais aussi parfois des militants venus du Bangladesh, du Japon ou d'Amérique latine[19]. Ses membres sont régulièrement visés par des actions israéliennes. Kamal Nasser, Kamal Adwan et Muhammad Youssef al-Najjar sont tous trois exécutés par le Mossad le 9 avril 1973 dans un immeuble de Beyrouth, tandis qu'Ali Hassan Salameh est assassiné lors de l'explosion d'une voiture piégée le 22 janvier 1979[19].

L'expulsion de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) de Jordanie en 1971, à la suite des affrontements sanglants de Septembre noir, marque un tournant géopolitique majeur qui déplace le centre de gravité du conflit vers le Liban. Entre 1970 et 1971, environ 15 000 à 20 000 combattants palestiniens, lourdement armés, traversent la frontière pour s'installer durablement sur le territoire libanais[20].

Le choix du Liban s'impose par la faiblesse structurelle de l'État central et de son armée, mais aussi par la présence d'une vaste diaspora de réfugiés déjà installée dans des camps qui deviennent des bases de recrutement et d'entraînement. L'objectif militaire de la direction de l'OLP est alors de sanctuariser le Sud-Liban pour en faire une base opérationnelle de harcèlement contre Israël, visant à maintenir une pression constante sur la frontière nord de l'État hébreu[21].

Cette stratégie se traduit par une multiplication d'opérations transfrontalières, allant de tirs de roquettes Katioucha sur les localités de Galilée à des incursions de commandos, dont les actions les plus notables sont le massacre de l'école de Ma'alot en 1974 ou l'attaque de l'hôtel Savoy en 1975, entraînant des représailles massives de la part de Tsahal[22].

Des attaques contre des civils sont aussi menées à Jérusalem comme l'attentat de la place de Sion (1975). Un réfrigérateur piégé explose en plein centre de Jérusalem, tuant 15 personnes [23].

Cette présence militaire est institutionnalisée par les Accords du Caire, signés secrètement en 1969 sous l'égide de Nasser et entérinés après 1970, qui accordent aux Palestiniens une autonomie totale dans les camps et le droit de mener la lutte armée depuis le territoire libanais. En pratique, cet accord consacre l'abandon de la souveraineté de l'État libanais sur une vaste portion du territoire méridional, surnommé le « Fatahland », et initie ce que certains historiens et acteurs de l'époque ont qualifié d'occupation palestinienne du Liban-Sud[24].

Cette situation engendre des tensions communautaires, particulièrement au sein des populations chrétiennes maronites. Ces dernières craignent que l'afflux de combattants sunnites et l'ingérence de l'OLP dans les affaires intérieures ne rompent l'équilibre confessionnel du pays et ne transforment le Liban en une « patrie de substitution » pour les Palestiniens[25]. Cette angoisse d'un contrôle total du pays par les organisations armées palestiniennes pousse les milices chrétiennes à s'armer, précipitant le pays vers la guerre civile[24].

Le conflit interne libanais, exacerbé par la présence de l'OLP, est marqué par des épisodes de violences extrêmes contre les populations civiles locales. Au-delà des affrontements avec les milices chrétiennes, l'OLP et ses alliés du Mouvement National Libanais mènent des actions punitives contre des villages perçus comme hostiles. L'un des épisodes les plus tragiques de cette période est le massacre de Damour en janvier 1976, où les forces palestiniennes et leurs alliés assassinent plusieurs centaines de civils libanais chrétiens, pillant et détruisant la ville en représailles au massacre de Karantina commis par les Phalangistes[26]. Ces massacres réciproques illustrent l'effondrement de la structure étatique et la transformation du territoire libanais en un champ de bataille où la présence armée palestinienne devient un acteur central de la désintégration nationale jusqu'à l'invasion israélienne de 1982.

De 1979 à 1983, les services secrets israéliens mènent une campagne à large échelle d’attentats à la voiture piégée qui tue des centaines de Palestiniens et Libanais, civils pour la plupart. Le général israélien David Agmon indique qu'il s'agit alors de « créer le chaos parmi les Palestiniens et les Syriens au Liban, sans laisser d’empreinte israélienne, pour leur donner l’impression qu’ils étaient constamment sous attaque et leur instiller un sentiment d’insécurité. » Le chroniqueur militaire israélien Ronen Bergman précise que l'objectif principal était de « pousser l’Organisation de libération de la Palestine à réagir pour fournir à Israël la justification d’une invasion du Liban[27]. »

Le , des roquettes palestiniennes tuent trois civils israéliens.

Le lendemain, l'aviation israélienne bombarde massivement des bureaux de l’OLP à Beyrouth, tuant entre 200 et 300 personnes, principalement des civils libanais, et en blessant plus de 800[27].

Cadavres de réfugiés palestiniens s'entassant dans le camp de Chatila, le 20 septembre 1982, quelques jours après le massacre.

L'armée israélienne envahit le Liban du Sud en 1978 pour y déloger les combattants de l'OLP[28]. En juin 1982, le premier ministre Menahem Begin et son ministre de la défense, Ariel Sharon, lancent une invasion du Liban, cette fois de grande ampleur, en « représailles » aux attaques de l'OLP. Après plusieurs semaines de siège de Beyrouth, un accord conduit à l’évacuation des combattants palestiniens.

La guerre fait 20 000 morts Libanais et Palestiniens[29], y compris de nombreux civils[30], et quelques centaines de morts dans les rangs de l'armée israélienne[28]. Ce conflit a été marqué notamment par le massacre de Sabra et Chatila commis par les milices chrétiennes alliées à Tel-Aviv lors de l'occupation israélienne de Beyrouth, qui fit entre 2 000 et 3 500 victimes.

Voici une proposition de rédaction pour une section d'article Wikipédia portant sur les relations diplomatiques et militaires entre l'OLP et le bloc soviétique.


Les relations entre l'OLP et l'Union soviétique

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Un soutien stratégique et militaire

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Initialement prudente, l'URSS commence à percevoir l'OLP comme un levier stratégique contre l'influence américaine au Moyen-Orient après la Guerre des Six Jours de 1967 [31]. À partir de 1974, Moscou reconnaît officiellement l'OLP comme l'unique représentant légitime du peuple palestinien, lui accordant un statut quasi diplomatique [32]. Ce soutien se traduit par la fourniture massive d'armements, notamment des fusils d'assaut AK-47, des lance-roquettes RPG-7 et des missiles anti-aériens, transitant souvent par l'Europe de l'Est [33]. Parallèlement, des milliers de cadres palestiniens sont formés dans les académies militaires soviétiques, à l'instar de l'école de Sanches en Crimée [34].

Malgré cette coopération, Yasser Arafat se plaint du caractère limité de l'aide soviétique, estimant que Moscou privilégie ses relations avec les États arabes établis, comme la Syrie ou l'Égypte, au détriment de la cause palestinienne [35].

L'invasion de l'Afghanistan par l'URSS en 1979 place également l'OLP dans une position diplomatique inconfortable vis-à-vis du monde musulman, l'obligeant à un soutien de façade qui ternit son image auprès des pays arabes conservateurs [36]. Enfin, les Soviétiques échouent à influencer durablement l'idéologie de l'OLP, qui reste dominée par le nationalisme et la religion plutôt que par le marxisme-léninisme, malgré la présence de factions pro-soviétiques comme le FDLP [37].

Reconnaissance par l'ONU

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L'OLP est admise aux Nations unies en 1974 comme membre observateur et reconnue comme « seul et légitime représentant du peuple palestinien[38]. » Le 13 novembre de la même année, Yasser Arafat prononce un discours marquant devant l’Assemblée générale des Nations unies au cours duquel il exprime clairement le but de l’OLP : la création en Palestine d'un État démocratique où chrétiens, juifs et musulmans pourront vivre dans la justice, l'égalité et la fraternité. Grâce au soutien des pays du Tiers monde (la plupart des États occidentaux s’abstiennent, tandis qu’Israël et les États-Unis s'y opposent), l'ONU reconnaît le droit du peuple palestinien à la « souveraineté et à l'indépendance nationale »[38].

L'OLP en Tunisie

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Photo du bombardement du QG de l'OLP à Hammam Chatt.

En 1982, fuyant Beyrouth encerclé par l'armée israélienne, la direction de l'OLP vient s'établir en Tunisie. Le , le premier ministre israélien Shimon Peres envoie 4 avions F15 bombarder le siège de l'organisation à Hammam Chatt, au sud de Tunis, à 3 100 km de Tel-Aviv. L'attaque tue 50 Palestiniens et 18 Tunisiens, et fait une centaine de blessés. Toutefois, Yasser Arafat, la principale cible, échappe à la tentative d'assassinat[39].

Le , à 14 voix contre zéro et grâce à l'abstention des États-Unis, le conseil de sécurité de l'ONU vote une résolution condamnant l'attaque israélienne, demandant le versement de compensations financières pour la Tunisie, pour les dommages subis par la Tunisie et exigeant des États membres des mesures pour éviter la répétition de cette agression[40],[39].

Évolution du mouvement

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La fin des années 1980 et l'ouverture de discussions avec Israël marqueront un tournant pour cette organisation. En 1988, l'OLP accepte les résolutions 242 et 338 de l’ONU comme base pour une conférence internationale qui permettrait à la Palestine d'obtenir l'autodétermination : rejet du terrorisme comme moyen d'action et reconnaissance de l'État d'Israël[41]. L'OLP avait implicitement accepté dès 1973 l'existence de l’État d’Israël[42] et modifiera officiellement en avril 1996 sa charte au profit de la solution à deux États[43],[44],[19].

Ayant proclamé en 1988 à Alger un « État de Palestine » reconnu par 89 États (en )[45], l'OLP siège à l'ONU en tant qu'observateur permanent, sous le nom de « Palestine », et entretient des relations diplomatiques ou quasi diplomatiques avec de nombreux États. Le , l'Assemblée générale des Nations unies prend acte de la déclaration d'indépendance et reconnaît au peuple palestinien son droit à exercer la souveraineté sur son territoire. Cependant, Israël réagit très négativement à la proclamation de l’État palestinien[41].

L'OLP négocie les accords d'Oslo, signés en 1993, avec le gouvernement de Yitzhak Rabin. La reconnaissance de la légitimité de l'OLP par Israël est un fait marquant. Naturellement, elle entretient des liens étroits avec l’Autorité palestinienne qui est née des accords d'Oslo. Les accords d’Oslo étaient cependant très asymétriques et ne correspondaient pas aux attentes des Palestiniens, ce qui a affaibli le prestige de l'OLP et favorisé l’essor de nouvelles organisations[46]. Ces accords ont divisé la Cisjordanie en zone A, B et C, dans le but de créer un État Palestinien, mais la construction par le gouvernement israélien en 2002 d'une barrière de séparation ne respectant pas les accords a enterré, à ce stade, la possibilité de construction d'un État palestinien. D'autre part, les accords n'évoquaient pas le droit au retour des réfugiés palestiniens et le statut de Jérusalem-Est[46].

Ainsi, de nombreuses voix au sein du mouvement national palestinien s’élèvent contre une OLP jugée trop modérée. Le Hamas, proche des Frères musulmans, est fondé en 1987 dans le sillage de la première intifada[38]. Les autorités israéliennes favorisent dans un premier temps le développement de l'organisation islamiste afin d'affaiblir l'OLP[28].

Première intifada

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Le soulèvement des Palestiniens des territoires occupés contre l'Autorité israélienne, entre 1987 et 1993, provoque des émeutes et des attentats contre les colons et les militaires israéliens ainsi que des conflits entre factions palestiniennes et conduit à une vague de répression dans les territoires palestiniens occupés[47],[48].

Pochoir sur un mur de Rome (Italie).

Seconde intifada

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La Seconde intifada désigne une période de violences israélo-palestiniennes, entre et 2003 voire 2005, selon les observateurs[49]. Les événements sont décrits par Israël comme une campagne de terrorisme palestinien, et par les Palestiniens comme une révolte contre l'occupation et la colonisation[50].

Succession de Yasser Arafat

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Mahmoud Abbas (novembre 2023)

Depuis la mort de Yasser Arafat, son ancien Premier ministre Mahmoud Abbas est devenu son successeur à la tête de l'OLP et de l'Autorité palestinienne ; en 2005, et a poursuivi le dialogue avec Israël. Il a obtenu un cessez-le-feu mais son autorité est mise à mal par les tirs fréquents de roquettes revendiquées par le Hamas ou le Jihad islamique palestinien.

Le plan de désengagement de la bande de Gaza, adopté et appliqué unilatéralement par le gouvernement israélien d'Ariel Sharon sans concertation avec l'Autorité palestinienne permet au Hamas de présenter le retrait des colons et de l'armée israélienne réalisé en comme une victoire de sa « résistance islamique » et de conforter sa popularité. Il remporte les élections législatives de 2006 et prend le contrôle de la bande de Gaza en 2007[28].

Après la mort en 2020 de Saeb Erekat, négociateur en chef des Palestiniens, et la démission d'Hanan Ashrawi, son porte-parole, l'OLP appelle à rajeunir le leadership palestinien[51]. En effet, depuis les accords d'Oslo, le président Mahmoud Abbas poursuit son mandat qui devait s'achever en 2009. Aussi, l'ensemble des institutions palestiniennes vieillissantes sont décriées pour leur manque de légitimité comme de représentativité mais les nombreuses divisions au sein de l'OLP ne parviennent pas à trouver un accord politique[51].

L'OLP est contestée par une nouvelle génération de militants qui l'accuse de corruption et de collaboration avec Israël au détriment de la lutte pour la libération nationale. Elle apparait particulièrement impuissante lors de la guerre à Gaza de 2023-2024. Les organisations de la gauche de l'OLP, comme le Parti du peuple palestinien et le Front démocratique pour la libération de la Palestine, ainsi que les partisans de Marwan Barghouti au sein du Fatah, militent pour une unité nationale incluant le Hamas et le Jihad islamique palestinien[52],[41].

Tentative de réactivation

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La guerre de Gaza, parfois qualifiée de génocide, pousse à rapprocher les composantes du mouvement national palestinien, désuni depuis les trois décennies. La conférence académique du Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris (CAREP), en février 2024, débouche sur la décision de faire renaître l’OLP, dont sont exclus le Hamas et le Djihad islamique. Une conférence nationale palestinienne se tient à Doha (Qatar) du 18 au 20 février 2025, rassemblant 400 représentants venant de Gaza, la Cisjordanie, des camps de réfugiés de Syrie et du Liban, et de la diaspora palestinienne du reste du monde, sous la présidence de Muin Taher. L’autorité palestinienne s’est fortement opposée à cette conférence, interdisant notamment à ses employés d’y participer sous la menace de licenciement, privation de passeport et d’emprisonnement. Le Fatah et l’Initiative nationale palestinienne sont représentés. La conférence s’achève par la désignation d’une assemblée de 108 membres et d’un comité de suivi de 17 membres, ainsi qu’un premier plan d’action (mobilisations à la base, soutien aux prisonniers, renforcement des communautés de la diaspora). Le comité de suivi est mandaté pour renouer les liens avec le Hamas et le Djihad islamique, ainsi qu’avec Mahmoud Abbas, afin d’organiser des élections démocratiques. Ces élections permettraient aux membres de la diaspora de voter en ligne. Sont également en projets la réactivation des syndicats et la réouverture des adhésions[53],[54].

Fonctionnement des institutions

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Initialement, l’OLP est une organisation essentiellement civile ; elle se dote d’organismes de gouvernement, le conseil national palestinien, le conseil central et le comité exécutif. Elle agit principalement en constituant un substitut d’État-providence. Elle dispose très tôt d’une armée de libération de la Palestine[55].

Le fonds national palestinien est une des principales institutions civiles de l’OLP. Il est financé par un impôt obligatoire de 5 % sur les salaires des Palestiniens du monde entier ; dans le monde arabe, ce sont les États qui se chargent de le collecter et de le reverser à l’OLP[56].

Le Croissant-Rouge palestinien intervient pour offrir des soins aux réfugiés ; la SAMED (société pour le travail des martyrs palestiniens) s’occupe de la formation professionnelle et crée des usines dans les camps de réfugiés ; le départements des organisations de masse (syndicats et associations) dont certaines créent des coopératives et des structures de formation ; l’association pour les affaires sociales au bénéfice des familles de martyrs et de prisonniers travaille au profit de milliers de familles dépourvues de soutien[56]. En 1993, le Palestinian Welfare Department de Amman fournissait du soutien à 100 000 familles palestiniennes[57].

Enfin, le centre de recherches de l’OLP mène à partir de 1963 des recherches diffusées par de multiples publications sur Israël, la Palestine et le conflit israélo-palestinien[58].

Charte de l'OLP

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Lutte armée

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Le , l'OLP en formation tente de faire exploser l'aqueduc national d'Israël pour son premier attentat. Durant les trois années suivantes, l'organisation établit un réseau international de cellules de guérilla. Elle amasse clandestinement des armes et des explosifs. Les objectifs sont de rendre la cause palestinienne connue internationalement, perturber le trafic aérien et maritime d'Israël, perturber le tourisme et l'économie israélienne et blesser son image de pays fort et gagnant[59].

Les années qui suivent la fondation de l'OLP sont celles d'une intensification des actions de guérilla en Cisjordanie occupée. De 97 en 1967, elles passent à 916 en 1968, 2 432 en 1969 et 1 887 jusqu’à . Lors de la bataille de Karameh, le , les Palestiniens résistent pendant toute une journée à une incursion blindée israélienne en Jordanie destinée à détruire une de leurs bases. Les Israéliens perdent plusieurs dizaines de soldats et de nombreux blindés. Les Palestiniens sont ensuite très durement touchés par le Septembre noir, en 1970, lorsque le roi de Jordanie Hussein, allié des États-Unis, fait écraser par surprise les camps de l'OLP en Jordanie. L'année suivante, seules 45 actions de guérilla sont réalisées[18]

De 1969 à 1985, les groupes de l'OLP auraient commis, selon un rapport du Ministère des Affaires Étrangères israélien visant à discréditer l'OLP en tant que participant possible aux pourparlers de paix au Proche-Orient, 8 000 attaques (dont 435 en dehors d'Israël) qui totaliseraient 650 morts israéliens, principalement des civils[60]. Une stratégie perçue comme efficace par l'organisation, en partie pour faire connaître internationalement la question palestinienne[61].

Après avoir reçu le statut de membre observateur aux Nations unies en 1974, l'OLP commence à mettre de côté l’action militaire pour privilégier la diplomatie et la politique[41].

Bibliographie

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Ouvrages de référence

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  • Razoux, Pierre, Tsahal : Nouvelle histoire de l'armée israélienne, Perrin, 2006, 612 p. (ISBN 978-2262035051).
  • **Aburish, Said K.**, *Arafat: From Defender to Dictator*, Bloomsbury Publishing, 1998. (Une biographie critique détaillant l'évolution de l'OLP sous la direction de Yasser Arafat).
  • **Cobban, Helena**, *The Palestinian Liberation Organisation: People, Power and Politics*, Cambridge University Press, 1984. (Une étude classique sur les structures internes et la montée en puissance de l'organisation).
  • **Dieckhoff, Alain**, *Le conflit israélo-arabe : Treize clés pour comprendre*, Armand Colin, 2011. (Propose une analyse synthétique de la place de l'OLP dans le conflit régional).
  • **Hart, Alan**, *Arafat, a Political Biography*, Indiana University Press, 1989. (Basé sur de nombreux entretiens directs avec les cadres de l'OLP).
  • **Khalidi, Rashid**, *The Iron Cage: The Story of the Palestinian Struggle for Statehood*, Beacon Press, 2006. (Analyse historique des obstacles à l'établissement d'un État palestinien).
  • **Morris, Benny**, *Victimes : histoire revisitée du conflit arabo-sioniste*, Éditions Complexe, 2003. (Indispensable pour comprendre les dynamiques militaires entre l'OLP, Israël et les États arabes).
  • **Nassar, Jamal Raji**, *The Palestine Liberation Organization: From Armed Struggle to Conventional Politics*, Praeger, 1991.
  • **Quandt, William B.**, *Fuad Jabber et Ann Mosely Lesch*, *The Politics of Palestinian Nationalism*, University of California Press, 1973. (Analyse précoce et très documentée sur les différentes factions comme le Fatah et le FPLP).
  • **Sayigh, Yezid**, *Armed Struggle and the Search for State: The Palestinian National Movement, 1949-1993*, Oxford University Press, 1997. (Considéré comme l'ouvrage académique le plus complet et le plus détaillé sur l'histoire militaire et institutionnelle de l'OLP).

Articles scientifiques

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  • **Brynen, Rex**, "The Politics of Exile: The Palestinians in Lebanon", *Journal of Refugee Studies*, Vol. 3, No. 3, 1990. (Analyse l'impact de l'OLP sur la société libanaise).
  • **Droz-Vincent, Philippe**, "Le Liban dans la guerre de 1982 : entre fragmentation interne et pressions régionales", *Vingtième Siècle. Revue d'histoire*, No. 103, 2009.
  • **Kadi, Leila**, "The Origins of the Armed Resistance", *Journal of Palestine Studies*, Vol. 1, No. 1, 1971. (Sur les débuts de la lutte armée après 1967).
  • **Khalidi, Rashid**, "The Palestinians in Lebanon: Social Repercussions of Israel's Invasion", *Middle East Journal*, Vol. 38, No. 2, 1984.
  • **Miller, Aaron David**, "The PLO and the Jordanian State", *The PLO: The Politics of Survival*, Coastal Systems, 1983. (Étude spécifique sur les événements de Septembre Noir).
  • **Rouleau, Eric**, "The Palestinian Quest", *Foreign Affairs*, Vol. 53, No. 2, 1975. (Un article d'époque par l'un des plus grands journalistes/chercheurs français sur le Moyen-Orient).
  • **Sayigh, Rosemary**, "The Palestinians in Lebanon: Harsh Present, Uncertain Future", *Journal of Palestine Studies*, Vol. 25, No. 1, 1995.

Notes et références

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  1. « OLP », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. (en) « Arabs Create Organization For Recovery of Palestine », The New York Times, (consulté le ).
  3. Claude Lazarus, « Le statut des mouvements de libération nationale à l'Organisation des Nations Unies », Annuaire Français de Droit International, vol. 20, no 1,‎ , p. 173-200 (DOI 10.3406/afdi.1974.2266)
  4. (en) « Palestine Liberation Organization Facts », sur britannica.com, (consulté le )
  5. a b c d e et f Alain Gresh, « Il y a cinquante ans naissait l'Organisation de libération de la Palestine », Orient XXI, (consulté le )
  6. (en) Yezid Sayigh, Armed Struggle and the Search for State: The Palestinian National Movement, 1949-1993, Oxford University Press, , p. 102-104.
  7. Benny Morris, Victimes : histoire révisée du conflit arabo-sioniste, Éditions Complexe, , p. 385-387.
  8. Benny Morris, Victimes : histoire révisée du conflit arabo-sioniste, Éditions Complexe, , p. 398.
  9. (en) Yezid Sayigh, Armed Struggle and the Search for State, Oxford University Press, , p. 265-267.
  10. Pierre Razoux, Tsahal : Nouvelle histoire de l'armée israélienne, Perrin, , p. 332.
  11. Benny Morris, Victimes, Éditions Complexe, , p. 466.
  12. (en) Yezid Sayigh, Armed Struggle and the Search for State, Oxford University Press, , p. 365.
  13. Benny Morris, Victimes, Éditions Complexe, , p. 503.
  14. a b et c Benny Morris, Victimes : histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, Éditions Complexe, , p. 398-402.
  15. Alain Gresh, Palestine 1948-2008, Le Cherche Midi, , p. 78-80.
  16. Philippe Droz-Vincent, Moyen-Orient : pouvoirs et sociétés, PUF, , p. 142.
  17. Hamit Bozarslan, Une histoire de la violence au Moyen-Orient : de la fin de l'empire ottoman à al-Qaida, Paris, la Découverte, , 318 p. (ISBN 978-2-7071-4958-9), p. 81.
  18. a et b Alain Gresh, « Mémoire d’un septembre noir », sur monde-diplomatique.fr, .
  19. a b et c Nicolas Dot-Pouillard, Pierre Tonachella, « Ci-gît l’Internationale palestinienne, », sur monde-diplomatique.fr, .
  20. (en) Yezid Sayigh, Armed Struggle and the Search for State: The Palestinian National Movement, 1949-1993, Oxford University Press, , p. 262-264
  21. Pierre Razoux, Tsahal : Nouvelle histoire de l'armée israélienne, Perrin, , p. 357.
  22. Benny Morris, Victimes : histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, Éditions Complexe, , p. 465-467.
  23. Benny Morris, Victimes : histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, Éditions Complexe, (ISBN 978-2870279380), p. 464-465.
  24. a et b Pierre Razoux, Tsahal : Nouvelle histoire de l'armée israélienne, Perrin, , p. 358.
  25. Pierre Razoux, Tsahal : Nouvelle histoire de l'armée israélienne, Perrin, , p. 359.
  26. Benny Morris, Victimes, p. 501-502.
  27. a et b Rémi Brulin, « Quand Israël créait un groupe terroriste pour semer le chaos au Liban », Orient XXI,‎ (lire en ligne, consulté le )
  28. a b c et d Jean-Pierre Filiu, « Le terrible coût pour Israël de la marginalisation de l’OLP » Accès limité, sur LeMonde.fr, (consulté le )
  29. https://orientxxi.info/magazine/liban-moussa-sadr-la-presence-de-l-absent,2675
  30. (en) « Background & Overview of First Lebanon War », sur jewishvirtuallibrary.org (consulté le ).
  31. Alain Gresh, OLP, histoire et stratégies, SPAG-Papyrus, , p. 182.
  32. Galia Golan, The Soviet Union and the Palestine Liberation Organization, Praeger, , p. 14-15.
  33. Yezid Sayigh, Armed Struggle and the Search for State, Oxford University Press, , p. 452.
  34. Benny Morris, Victimes : histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, Éditions Complexe, , p. 461.
  35. Said K. Aburish, Arafat: From Defender to Dictator, Bloomsbury, , p. 122.
  36. Rashid Khalidi, The Iron Cage, Beacon Press, , p. 167.
  37. Alain Dieckhoff, Le conflit israélo-arabe, Armand Colin, , p. 92.
  38. a b et c Xavier Mauduit (production), Thomas Beau (réalisation), Anne-Toscane Viudes, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Gérard Noiriel, Maïwenn Guiziou (production déléguée) et Raphaël Laloum, « Épisode 3/4 : Histoire de l’Organisation de libération de la Palestine », Histoire du conflit israélo-palestinien, sur France Culture (consulté le )
  39. a et b Ahmed Nadhif, « Quand Israël pourchassait les Palestiniens en Tunisie », sur Orient XXI, (consulté le )
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  41. a b c et d « Que reste-t-il de l’OLP, la maison mère du nationalisme palestinien? », sur RFI, (consulté le )
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  47. « Le soulèvement comme violence : armes, cibles et structures. »
  48. (en) Rachid Peace research institute in the Middle East et Rosie Pinhas-Delpuech, Histoire de l'autre, L. Lievi, (ISBN 978-2-86746-358-7).
  49. Jonathan Schachter, « The End of the Second Intifada? », Strategic Assessment, Institute for National Security Studies, vol. 13, no 3,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  50. Alain Gresh, « Intifada pour une vraie paix », sur Le Monde diplomatique, (consulté le ).
  51. a et b Alice Froussard, « Ces divisions qui mine(nt) l'Organisation de libération de la Palestine », sur RFI, (consulté le ).
  52. Pierre Barbancey (photogr. Issam Rimawi), « Guerre à Gaza : La gauche palestinienne à l’offensive » Accès payant, L'Humanité, (consulté le )
  53. Muzna Shihabi, « Palestine. L’urgence d’un sursaut politique unitaire », Orient XXI, 15 avril 2025.
  54. « Palestinian national conference calls for rebuilding PLO », The New Arab, 19 février 2025.
  55. Bassma Kodmani-Darwish, « L'OLP, de l'incarnation du peuple au gouvernement de l'État », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 1993, no 68-69, p. 111.
  56. a et b Kodmani-Darwish, op. cit., p. 112.
  57. Kodmani-Darwish, op. cit., p. 114.
  58. Philippe Rekacewicz, Dominique Vidal, Palestine-Israël : une histoire visuelle, Paris : co-édition éditions du Seuil, Olivier, Points, Nouvel Attila, Verso, 2024 (ISBN 978-2-02-156887-5)., p. 112 et suivantes.
  59. Décrit par Boaz Ganor (en) dans son livre "The Counter-Terrorism Puzzle: A Guide for Decision Makers", The Interdisciplinary Center (IDC) Herzliya, 2003 p. 203.
  60. (en-US) « Israeli White Paper Cites PLO Terrorism », sur Los Angeles Times, (consulté le ).
  61. (en) Barry M. Rubin (en), Revolution Until Victory? : The Politics and History of the PLO, , p. 25.

Articles connexes

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Liens externes

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