Oumarou Ganda
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Oumarou Ganda, né en 1935 à Niamey et décédé le , est un acteur et réalisateur nigérien. Il est le premier lauréat de l’Etalon d’or de Yennenga avec Le Wazzou polygame.
Biographie
[modifier | modifier le code]Oumarou Ganda suit sa scolarité primaire primaires à Niamey. À 17 ans, il s’engage dans le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient et séjourne deux ans en Indochine comme tirailleur. De retour au Niger, sans emploi, il s’installe à Abidjan, où il est docker comme comme Sembène Ousmane[1].
À Abidjan, il fait la rencontre de l’ethnologue Jean Rouch, qui s’intéresse alors à la communauté nigérienne en Côte d’Ivoire dans le cadre d’une enquête sur l’émigration.Oumarou Ganda est d’abord recruté comme enquêteur statisticien, avant de collaborer avec lui dans le domaine cinématographique.
Sur les conseils de Jean Rouch, il retourne à Niamey et travaille comme assistant technicien au Centre culturel franco-nigérien. Il rejoint le club « Culture et cinéma » aux côtés d’Inoussa Ousséïni, Hamidou Moussa.
Oumarou Ganda décède en 1981, alors qu’il travaillait sur le scénario d’un nouveau documentaire[2]. Il souffrait d’un problème cardiaque depuis plusieurs années.
Carrière
[modifier | modifier le code]Il débute en tant qu’acteur secondaire dans Zazouman de Treichville en 1957, puis un principal rôle dans Moi un noir[3].
Un concours de scénario organisé en 1968 lui permet d’écrire et réaliser Cabascabo, son premier film,inspiré de son expérience militaire en Indochine[4]. Présenté à Paris en mai 1968, puis sélectionné à la Semaine internationale de la critique du Festival de Cannes en 1969. Le film obtient le Prix spécial du jury au sixième Festival de Moscou, le Prix de la critique internationale et celui de la Fédération espagnole des ciné-clubs à Malaga, ainsi qu’une mention spéciale au Festival de Carthage. Son deuxième long métrage, Wazzou, remporte l’Étalon de Yennenga au Fespaco 1972[2],[3].Il poursuit avec Saïtane et L’Exilé en 1980.
Oumarou Ganda contribue également au cinéma documentaire et participe à la diffusion du cinéma d’Afrique noire à l’international.
En 2023, lors du Fespaco, un hommage posthume lui est rendu avec l’installation d’une statue à la Place des Cinéastes[5],[6].
Filmographie
[modifier | modifier le code]Acteur
[modifier | modifier le code]- 1957 : Zazouman de Treichville de Jean Rouch
- 1958 : Moi, un noir de Jean Rouch : Edward G. Robinson
- 1969 : Cabascabo (moyen métrage)
- 1971 : Le Wazzou polygame
- 1973 : Saïtane
- 1976 : Babatou, les trois conseils de Jean Rouch
- 1980 : L'Exilé
Réalisateur
[modifier | modifier le code]Recompenses
[modifier | modifier le code]- 1972: Étalon d’or de Yennenga (Le Wazzou polygame)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Personnes | Africultures : Ganda Oumarou », sur Africultures (consulté le )
- « Africiné - Oumarou Ganda », sur Africiné (consulté le )
- « Fema La Rochelle | Oumarou Ganda, cinéaste », sur festival-larochelle.org (consulté le )
- ↑ « IFcinéma - Cabascabo », sur ifcinema.institutfrancais.com (consulté le )
- ↑ Nicolas BAZIE, « FESPACO 2023 : le cinéaste nigérien Oumarou Ganda immortalisé à Ouagadougou », (consulté le )
- ↑ Franck Michael Kola, « FESPACO 2023 : Le Nigérien Oumarou Ganda immortalisé à travers une statue », sur Minute.bf, (consulté le )
Liens externes
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- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :