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Paramaribo

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Paramaribo
Paramaribo
Le temple Arya Dewaker.
Administration
Pays Drapeau du Suriname Suriname
District Paramaribo
Paroisse Saint Ann
Démographie
Gentilé Paramaribien[1]
Population 242 946 hab. (2004)
Densité 1 328 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 49′ 25″ nord, 55° 10′ 11″ ouest
Altitude m
Superficie 18 300 ha = 183 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Suriname
Voir sur la carte administrative du Suriname
Paramaribo

Paramaribo (prononcé en néerlandais : /ˌpaːraːˈmaːriboː/, surnommée Par'bo) est la capitale du Suriname. Elle est située sur le fleuve Suriname, à environ 15 km à l'intérieur des terres. Elle fait partie du district de Paramaribo. Sa population s'élevait à 242 946 habitants en 2004.

Géographie

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Carte
Carte interactive

La ville est située sur le fleuve Suriname, à environ 15 km km à l'intérieur des terres depuis l'océan Atlantique, dans le district de Paramaribo.

Établie par les Néerlandais, la ville devient en 1650, capitale de la nouvelle colonie anglaise, fondée par Anthony Rowse et Lord Francis Willoughby de Parham, gouverneur de la Barbade.

En 1667, durant la deuxième guerre anglo-néerlandaise, Paramaribo fut conquise par une escadre commandée par Abraham Crijnssen. Le traité de Breda, signé la même année, confirma Paramaribo comme capitale de la colonie néerlandaise du Suriname. Le fort protégeant la ville fut rebaptisé Fort Zeelandia en l'honneur de la province néerlandaise qui avait financé la flotte de Crijnssen.

Le fort Nouvelle-Amsterdam (nl) à l'entrée du port de Paramaribo, en Guyane néerlandaise, au XVIIIe siècle.

Les attaques par la flotte Royale de Louis XIV de Cassard en 1712 contre les Antilles anglaises, puis la prise de Saint-Eustache et enfin l’attaque contre Paramaribo en février 1713, jouèrent un rôle important pour inciter les Hollandais à reprendre les négociations à Utrecht en vue de la signature du traité.

Différents changements d'autorité suivent alors entre Néerlandais et Britanniques, mais la ville reste finalement sous autorité néerlandaise de 1815 jusqu'à son indépendance en 1975.

En janvier 1821, un violent incendie ravage la ville détruisant 400 maisons et autres bâtiments. Un second incendie a lieu en 1832, détruisant 46 maisons.

Vente d'esclaves dans la cour d’une demeure bourgeoise de Paramaribo en 1831[2].

Démographie

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Évolution démographique
1790 1831 1853 1980 1995 2004
18 00015 26516 031167 798228 551242 946
2012 2025 - - - -
240 924237 674----
Sources[3]

Administration

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En 1987, une réorganisation administrative a eu lieu au Suriname et Paramaribo a été divisée en 12 zones administratives appelées Ressorts.

Subdivisions administratives

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Paramaribo est divisée en 12 Ressorts:

Ressort Superficie Carte
Blauwgrond 43 km2
Rainville 31 km2
Munder 14 km2
Centrum km2
Beekhuizen km2
Weg naar Zee 41 km2
Welgelegen km2
Tammenga km2
Flora km2
Latour km2
Pontbuiten km2
Livorno km2

L'activité économique repose principalement sur l'exportation d'or, de bauxite, de cannes à sucre, de sucre, de riz, de cacao, de café, de rhum et de bois tropical et de bananes.

Paramaribo est le centre économique et financier du Suriname. Bien que la capitale ne produise pas elle-même de biens importants, la quasi-totalité des recettes issues des principales exportations du pays (or, pétrole, bauxite, riz et bois tropicaux) transite par ses institutions. Toutes les banques, compagnies d'assurance et autres sociétés financières et commerciales ont leur siège à Paramaribo. Le tourisme est un secteur de plus en plus important, la plupart des visiteurs venant des Pays-Bas.

Paramaribo est connu pour sa diversité ethnique et linguistique. La plupart des habitants sont des descendants d'Indiens, d'indigènes, d'Africains, d'Indonésiens (île de Java) et de Néerlandais. Les deux langues véhiculaires sont le néerlandais et l'anglais. On y parle également notamment le sranang tongo et le ndjuka (deux créoles anglais), des dialectes indonésiens (dont le javanais, et l'indonésien) ainsi que le papiamento, créole des Antilles néerlandaises, mais moins présent au Suriname.

Centre-ville historique de Paramaribo *
Image illustrative de l’article Paramaribo
Pays Drapeau du Suriname Suriname
Numéro
d’identification
940
Année d’inscription (26e session)
Type Culturel
Critères (ii) (iv)
Région Amérique latine et Caraïbes **
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification UNESCO

Architecture

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Le centre-ville historique a été inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 2002, en raison de « la fusion progressive de l’architecture et des techniques de construction européennes avec les matériaux et les artisanats indigènes sud-américains, qui a fini par donner naissance à un nouveau langage architectural ». La plupart des maisons du centre sont en bois (d'où les incendies successifs qui ont marqué l'histoire de la ville), avec parfois des briques rouges, arrivées en tant que lest des navires hollandais venus chercher les produits de la colonie.

Bâtiments remarquables :

Paramaribo est desservie par deux aéroports : l'aéroport international Johan Adolf Pengel et l'aéroport Zorg en Hoop.

Carte
Jumelages et partenariats de Paramaribo.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Paramaribo.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePays
AnversBelgique
HangzhouChine
WillemstadCuraçao
YogyakartaIndonésie

De nombreux sportifs issus de cette ville d'une ancienne colonie hollandaise ont défendu plus tard les couleurs des Pays-Bas, notamment en football avec Clarence Seedorf, Edgar Davids, Aron Winter, Jimmy Floyd Hasselbaink ou Henk Fraser, ou le célèbre kick boxer Remy Bonjasky.

Personnalités célèbres

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Notes et références

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  1. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/no_106_janv-mars_2009_cle446315.pdf
  2. Françoise Lemaire, « Le rétablissement de l'esclavage en Guyane (1802) », sur L'histoire par l'image, (consulté le )
  3. (en) « Paramaribo », sur worldpopulationreview.com (consulté le )

Liens externes

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