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Paratuberculose

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Paratuberculose

Causes Mycobacterium avium subsp. paratuberculosis (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Transmission Contamination féco-orale, transmission hydrique (d) et transmission placentaire (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Symptômes Diarrhée, asymptomatique (en) et amaigrissementVoir et modifier les données sur Wikidata

Traitement
Spécialité Infectiologie et médecine vétérinaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Classification et ressources externes
DiseasesDB 33739
MeSH D010283

Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale

La paratuberculose, parfois appelée maladie de Johne, est une maladie d'origine bactérienne de type entérite touchant les ruminants sauvages et domestiques, et notamment les bovins. Son agent pathogène est un complexe de mycobactéries[1].

Il ne s'agit pas en temps normal d'une zoonose (maladie animale transmissible à l'Homme), cette maladie, peut - de manière opportuniste (tout comme le complexe des bactéries Mycobacterium abscessus[2]) - parfois attaquer l'humain ; on désigne alors les souches en cause comme Mycobacterium avium hominissuis (MAH). Ces dernières attaquent la moelle osseuse, le foie, la rate et d'autres tissus, ce pourquoi la maladie paratuberculose (au sens large) est considérée comme une « zoonose potentielle ».

Elle fait l'objet d'une surveillance accrue depuis qu'elle est couramment apparue comme maladie émergente opportuniste (ainsi que d'autres maladies, non-tuberculeuses, à mycobactéries, chez des humains immunodéprimés au début de l'épidémie de VIH/SIDA[3],[4],[1].

La paratuberculose est causée par la mycobactérie Mycobacterium avium subsp. paratuberculosis, également connue sous le nom de « bacille de Johne » et couramment appelée Mycobacterium paratuberculosis. Elle est très résistante dans le milieu extérieur[5], et des souches antibiorésistantes sont de plus en plus fréquemment trouvées dans les élevages bovins[6].

La régulation des cellules T semble en cause dans la maladie[7]

Épidémiologie

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Espèces touchées

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La paratuberculose touche les ruminants[8]. Les cervidés, les chèvres des montagnes et les buffles sont également touchés.

Distribution géographique

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La paratuberculose atteint le bétail dans le monde entier, y compris en Australie et en Nouvelle-Zélande[9]. Elle est endémique dans certaines régions, comme en Europe,

A titre d'exemple, une grande étude sérologique chinoise (2015) s'est basée sur des échantillons venant de 3674 bovins, issus de 113 troupeaux du nord et du nord-est de la Chine, de à . Cette étude a évalué la prévalence à la fois de la sous-espèce Mycobacterium avium paratuberculosis (MAP) et du virus de la leucémie bovine (BLV), deux des pathogènes les plus communément responsables de graves pertes économiques en élevage bovin dans le monde[10]. La séroprévalence a montré que :

  • 11,79% des bovins avaient des anticorps contre la MAP (et 18,29% contre la BLV) ;
  • 20,35% des troupeaux présentaient des preuves d'au moins une infection par la paratuberculose (et 21,24% des troupeaux étaient touchés par la leucémie bovine) ;
  • La taille du troupeau était un facteur de risque pour la MAP (tandis que la taille du troupeau et la présence de bovins introduits à partir d'autres fermes étaient significativement associées à l'infection par la BLV).

Contamination dans les élevages bovins

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Les mycobactéries sont présentes en nombre dans les excréments des animaux contaminés, qui ne présentent pas forcément les symptômes de la maladie. La bactérie résiste très longtemps dans le milieu extérieur minimum un an dans les bouses pouvant aller jusqu’à deux ans. Et environ, 6 mois dans les mares.

C'est une maladie incurable. Elle touche les bovins mais également les caprins, ovins et d'autres ruminants[11].

La contamination a lieu le plus souvent dans les premières semaines de vie de l'animal, voire jusqu’au 6 mois de l’animal. Mais, elle peut également se faire en fin de gestation. La contamination se fait surtout par voie orale chez les jeunes animaux, en léchant des objets souillés contenant des résidus de fèces (bouses), lors de la tétée du colostrum ou avec le lait des mères contaminées[12].

Pathogénie

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La paratuberculose est caractérisée par une entérite chronique et une inflammation sévère des tissus intestinaux associée à une infiltration généralisée de macrophages. On observe chez les animaux malades une perte des réponses des lymphocytes T CD4+ périphériques aux antigènes MAP et une augmentation des taux sériques d'IgG anti-MAP[7] ; une hypothèse est qu'il pourrait exister un lien entre cellules T régulatrices produites par l'infection à MAP et le virus de la leucémie bovine[7].

Signes cliniques

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La paratuberculose est souvent asymptomatique.

La paratuberculose se caractérise par des signes cliniques pouvant aller de la perte de la production laitière à une diarrhée chronique et profuse chez les bovins. Chez les caprins et ovins la diarrhée n'est pas systématique[13]. De plus, la paratuberculose peut entrainer un amaigrissement intense pouvant entraîner la mort de l’animal. La muqueuse de l'iléon s'épaissit fortement, ce qui engendre une perturbation du métabolisme protéique. On observe également une forte diminution de la production laitière. En général, les animaux infectés vont présenter les premiers signes cliniques après la mise bas. Cependant, tous les animaux porteurs ne développent pas les symptômes de la maladie. Ils peuvent apparaître qu’à partir de 4 ou 5 ans chez les bovins.

Prise en charge

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Prévention

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Zoonose potentielle

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Les bactéries du complexe Mycobacterium avium ssp. paratuberculosis (CMA) est considérée comme potentiellement transmissible à l'être humain. Quelques rares cas humains ont été observés chez des individus immunodéprimés, lors de phases tardives du Sida[1]. . Les choix thérapeutiques ont été très discutés dans les années 1980-1990[14], puis des thérapies prophylactiques et thérapeutiques ont été spécifiquement mises au point pour ces cas[15].

Une détection ponctuelle de MAP dans des produits lactés[16],[17] est signalée par plusieurs études[18],[19],[20],[1], bien que les bonnes pratiques permettent normalement d'éliminer la bactérie de la paratuberculose[21]. La paratuberculose chez le bovin présente certaines similitudes avec la maladie de Crohn observée chez l'être humain[1],[22].

L'interaction de ces mycobactéries avec le système immunitaire humain semble complexe, et notamment dépendante de facteurs de virulence susceptible d'affecter l'immunité cellulaire, et notamment la fonction des cytokines[1],[23].

Le diagnostic des maladies du complexe MAC repose surtout sur la détection en laboratoire de mycobactéries dans le sang et/ou les tissus[24]. Au début des années 2000, les spécialistes espèrent des moyens de détection plus précoce et rapide de la MAC dans les échantillons cliniques, afin de pouvoir traiter le patient bien avant que la bactérie ait commencé à attaquer la moelle osseuse, le foie, la rate et d'autres tissus[1].

L'antibiorésistance est l'un des problèmes important, que l'on cherche à contourner par des thérapies combinées[1].

La biologie moléculaires a amélioré la compréhension de la génétique[25],[26] et de l'épidémiologie de la maladie MAC, dans les élevages, mais aussi dans les zoos[27], ainsi que des questions d'antibiorésistance[1].

Une crainte est que la bactérie puisse muter génétiquement en acquérant des compétences nouvelles qui lui donnerait des capacités zoonotiques plus étendues, une virulence accrue, une résistance accrue aux antibiotiques, ou des caractéristiques pandémiques[28] ; un gène en particulier (lysX gene) est particulièrement surveillé[29],[30],[31].

Articles connexes

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liens externes

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Bibliographie

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Références

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  2. Kimberly To, Ruoqiong Cao, Aram Yegiazaryan et James Owens, « General Overview of Nontuberculous Mycobacteria Opportunistic Pathogens: Mycobacterium avium and Mycobacterium abscessus », Journal of Clinical Medicine, vol. 9, no 8,‎ (ISSN 2077-0383, PMID 32781595, PMCID 7463534, DOI 10.3390/jcm9082541, lire en ligne, consulté le )
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  4. K. B. MacDonell et J. Glassroth, « Mycobacterium avium complex and other nontuberculous mycobacteria in patients with HIV infection », Seminars in Respiratory Infections, vol. 4, no 2,‎ , p. 123–132 (ISSN 0882-0546, PMID 2664936, lire en ligne, consulté le )
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  6. Liliana Rosa Gilardoni, Bárbara Fernández, Claudia Morsella et Laura Mendez, « Mycobacterium paratuberculosis detection in cow's milk in Argentina by immunomagnetic separation-PCR », Brazilian Journal of Microbiology: [publication of the Brazilian Society for Microbiology], vol. 47, no 2,‎ , p. 506–512 (ISSN 1678-4405, PMID 26991290, PMCID 4874612, DOI 10.1016/j.bjm.2016.01.013, lire en ligne, consulté le )
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