Parc de Chambord
| Parc de Chambord | ||
| Localisation | ||
|---|---|---|
| Coordonnées | 47° 37′ 30″ nord, 1° 32′ 25″ est | |
| Pays | ||
| Région | Centre-Val de Loire | |
| Département | Loir-et-Cher | |
| Chambord | ||
| Géographie | ||
| Superficie | 5 440 ha | |
| Compléments | ||
| Protection | Natura 2000, Certification PEFC | |
| Administration | domaine national de Chambord | |
| Géolocalisation sur la carte : France
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Le parc de Chambord désigne un parc forestier clos situé à Chambord dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire. Le parc est une composante du domaine national de Chambord célèbre pour son château et ses jardins.
Description
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Le parc de Chambord est un élément constitutif du projet royal du roi de France François Ier. Il est entrepris moins de cinq ans après le début des travaux du château, pour constituer un enclos boisé destiné à la fois à la chasse et à la conservation du gibier, comme dans la plupart des grands châteaux des XVe et XVIe siècles. Il est totalement original par ses dimensions inhabituelles - étant le plus grand parc ceint de murs existant en France - et par la position du château au milieu du domaine.
Dans ses dimensions de 1523, le parc projeté compte déjà plus de 3 000 arpents (1 500 ha) et son tracé englobe de nombreuses propriétés privées. La construction du mur d'enceinte de 32 km de long, troué de six portes, commence dès 1542. Un office de capitainerie est créé par le roi en 1547 pour la garde du parc, jusqu'à sa dissolution par Louis XVI en 1777[1].
Le parc de Chambord couvre aujourd'hui 5 440 ha, dont 1 000 ha sont ouverts au public, ce qui en fait le plus grand parc forestier clos d’Europe[2].
Faune
[modifier | modifier le code]Des observatoires situés le long de la route principale et le long des chemins de randonnée permettent d'observer la faune.
Le cerf et le sanglier sont les espèces emblématiques de la forêt de Chambord, dans laquelle vivent également des mouflons méditerranéens introduits dans l'enclos à partir de populations issues de Corse, du Jardin des plantes de Paris, du parc zoologique de Vincennes et de l'ex-Tchécoslovaquie[3].
À partir de la réserve de faune que constitue la forêt de Chambord, des cerfs[4] et des mouflons[3] ont été prélevés afin de réintroduire ces espèces sur de nouveaux territoires.
Concernant l'avifaune, le site est un lieu privilégié tant en période de reproduction, en passage migratoire ou pour des espèces nicheuses. Les espèces suivantes ont été observées notamment au cours de la période de reproduction : balbuzard pêcheur, circaète Jean-le-Blanc, aigle botté, pics cendré, mar ou noir, blongios nain, martin-pêcheur, engoulevent d'Europe, alouette lulu, fauvette pitchou ou pie-grièche écorcheur[5].
Flore
[modifier | modifier le code]L'aire protégée est constituée à 57 % d'arbres caducifoliés et à 20 % d'arbres résineux. Certaines espèces protégées au niveau national sont également présentes sur le site telles que Drosera rotundifolia, Damasonium alisma, Littorella uniflora, Pilularia globulifera, Pulicaria vulgaris ou Gratiola officinalis[6].
Hydrographie
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Le site comprend onze étangs :
- étang de Montrieux,
- étang de la Faisanderie ;
- étang du Cosson, un affluent du Beuvron, qui traverse le domaine d'Est en Ouest ;
- étang du Périou,
- étang de la Baquetière,
- étang de la Thibaudière,
- étang de Halay,
- étang Neuf,
- étangs des Bonshommes,
- étang de la Fontaine et
- étang de la Grande-Brèche[7].
En considérant les 4 665 ha du domaine de Chambord classés en « ZPS », 5 % sont occupés par des eaux douces intérieures (stagnantes ou courantes) et 3 % sont des marais ou des tourbières[5].

Protection
[modifier | modifier le code]Le domaine fait l'objet de plusieurs protections :
- Réseau Natura 2000 : la zone de protection spéciale (ZPS) du domaine de Chambord de 4 665 ha[5] via l'arrêté du [8], le site d'importance communautaire classé zone spéciale de conservation du domaine de Chambord de 4 676 ha[6] via l'arrêté du [9] ; ces sites intersectent le site d'importance communautaire de Sologne[10] ;
- Réserve nationale de chasse et de faune sauvage de 5 439 ha[11].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Chatenet 2001, p. 135-147.
- ↑ « Présentation - Chambord », sur chambord.org, Domaine national de Chambord (consulté le ).
- « Le mouflon méditerranéen », sur oncfs.gouv.fr, Office national de la chasse et de la faune sauvage (consulté le ).
- ↑ Annie Charlez, La chasse en droit comparé : actes du colloque organisé au Palais de l'Europe, à Strasbourg, les 9 et 10 novembre 1995. Le droit de la chasse en France, Paris, Société française pour le droit de l'environnement ; L'Harmattan, coll. « Logiques juridiques », , 381 p. (ISBN 978-2-7384-8176-4, lire en ligne), p. 211.
- « FR2410024 - Domaine de Chambord : ZPS » (consulté le ). Inventaire national du patrimoine naturel.
- « FR2400558 - Domaine de Chambord : SIC » (consulté le ). Inventaire national du patrimoine naturel.
- ↑ « Géoportail - Chambord », sur geoportail.fr, IGN (consulté le ).
- ↑ Arrêté du 7 mars 2006 portant désignation du site Natura 2000 domaine de Chambord (zone de protection spéciale), no 59 du 10 mars 2006, p. 3643, texte no 61. Journal officiel de la République française.
- ↑ Arrêté du 13 avril 2007 portant désignation du site Natura 2000 domaine de Chambord (zone spéciale de conservation), no 108 du 10 mai 2007, p. 8355, texte no 112. Journal officiel de la République française.
- ↑ « FR2402001 - Sologne : SIC » (consulté le ). Inventaire national du patrimoine naturel.
- ↑ « FR5100008 - Réserve nationale de chasse et de faune sauvage » (consulté le ). Inventaire national du patrimoine naturel.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Article connexe
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressource relative à l'architecture :
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Monique Chatenet, Chambord, Paris, Éditions du patrimoine, coll. « Monum », , 280 p. (ISBN 978-2-85822-660-3)

- Amélie Robert et Sylvie Servain, « Mutations des pratiques et des paysages forestiers dans un domaine national : Chambord, de la chasse au tourisme de nature », CNRS, (lire en ligne, consulté le )