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Paris-Milan

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Paris-Milan

Album de Jean Guidoni
Sortie
Durée 38:39
Genre Chanson française
Producteur Didier Pascalis
Label Tacet

Albums de Jean Guidoni

Paris-Milan est le quatorzième album de Jean Guidoni, produit par Didier Pascalis et publié le sur le label Tacet.

Le disque tient son origine d'un spectacle intitulé Où vont les chevaux quand ils dorment, en hommage à Allain Leprest, mort en 2011. Il est donc entièrement composé de chansons inédites d'Allain Leprest, mises en musique par Romain Didier et interprétées par Jean Guidoni. Il comporte un titre en duo avec Juliette.

Les paroles abordent des thèmes récurrents chez Leprest, tels que l'amour, le temps, les illusions déçues ou les problèmes sociaux, dans une écriture mêlant registre familier et trouvailles poétiques. Les compositions sont de styles variés, alternant entre chanson-rock et envolées symphoniques. À sa sortie, l'album reçoit un accueil critique plutôt positif dans l'ensemble, salué pour la qualité des textes et de l'interprétation, mais parfois jugé comme trop « classique » dans son esthétique.

Portrait de trois-quarts d'un homme d'âge mur en costume gris tenant un micro au cours d'un concert.
Le poète Allain Leprest en 2010.

En [1], après avoir consacré un album entier et plusieurs récitals aux chansons de Jacques Prévert[2], Jean Guidoni accepte de participer au spectacle Où vont les chevaux quand ils dorment[3], écrit par Claude Lemesle en hommage à Allain Leprest[4], décédé l'année précédente[5].

C'est au cours d'une répétition de ce tour de chant à Ivry-sur-Seine[3], où il partage la vedette avec le compositeur Romain Didier et le chanteur Yves Jamait[2], que le producteur Didier Pascalis lui propose d'enregistrer un album entièrement composé de textes inédits du poète normand[2]. Dans les interviews qu'il donne à l'époque, Guidoni explique avoir abandonné un autre projet pour saisir l'opportunité de s'approprier le répertoire d'Allain Leprest[3],[6]. Même si leurs esthétiques respectives semblent très dissemblables en apparence, les deux artistes se sont croisés à plusieurs reprises[8]. En outre, Leprest semblait connaître le répertoire de Guidoni, puisque son premier biographe Thomas Sandoz avait repéré un « emprunt indirect » à la chanson Y'a un climat (co-signée par Jean Guidoni et Maurice Fanon) dans les paroles du titre Le fou de Bassan, qu'il avait écrit pour l'album Maux d'amour (1994) de son ami Romain Didier[9].

Pour ce projet de disque, Guidoni a sélectionné des textes qui « correspondaient à [son] univers »[5] et que Leprest, qui avait travaillé avec de très nombreux interprètes[10], aurait « pu [lui] écrire »[5].

Enregistrement et production

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Fidèle compagnon de route d'Allain Leprest[12], Romain Didier a non seulement composé toutes les musiques de l'album, mais joue aussi les parties de pianos et réalise les orchestrations des cordes[13]. Le reste des arrangements est confié au guitariste Thierry Garcia[15],[16]. Jean Guidoni connaissait déjà Romain Didier en tant que chanteur[6], et même si ce dernier avait auparavant signé la musique d'Une valse de 1937 pour son spectacle Fin de siècle en 1999[17], il rêvait depuis longtemps de collaborer avec lui « sur tout un album »[5]. D'après le témoignage de Guidoni, le musicien s'est montré très « à l'écoute » au cours de leurs séances de travail, et le Toulonnais s'est dit « comblé »[5] par ses compositions « sur-mesure »[3], au point de retravailler avec lui sur son dernier opus Eldorado(s), paru en 2025[18].

Pas moins de cinq studios d'enregistrement différents ont été nécessaires pour réaliser le disque. Les prises de son des rythmiques et des pianos s'effectuent respectivement par Sylvain Papiri dans le studio des Flots bleus et au studio EGP. De son côté, Thomas Vintrigner s'occupe de l'enregistrement de l'orchestre à cordes dans le studio Sequenza. Les parties vocales, la guitare et les basses sont captées au studio Tu vois Tu vois[16]. Au niveau du mixage, réalisé par Martin Antiphon dans le studio Music Unit[16], un soin tout particulier est apporté au volume sonore de la voix du chanteur, pour que l'on « comprenne bien les mots »[6].

Caractéristiques artistiques

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Paroles et musique

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Portrait de buste d'un officier de face vêtu d'un uniforme gris avec ses décorations.
Vue d'une salle d'aéroport abritant une grande fusée montée sur trois pieds avec un corps décoré d'un motif à damier rouge et blanc.
Dans le jardin de Gagarine fait référence au cosmonaute Youri Gagarine et à la fameuse fusée de Tintin de l'album Objectif Lune.

Les paroles des chansons de Paris-Milan se basent en grande partie sur des thèmes courants dans l'œuvre poétique d'Allain Leprest, comme l'amour ou le déroulement du temps[19]. D'après l'enseignante-chercheuse Céline Pruvost, ses textes sont parfois constitués de simples listes et peuvent recourir à un registre familier, voire vulgaire ou grivois[20], c'est en particulier le cas de Putain Trainée Salope[6]. On y trouve aussi de nombreux noms propres, comme par exemple des personnages célèbres (« Gagarine ») ou des noms de villes[20]. Le parolier n'hésite pas non plus à user de néologismes (comme « Reviendre ») ou à jouer sur les mots[21].

Parmi les chansons sentimentales, Reviendre dépeint une relation amoureuse que Guidoni qualifie de « compliquée » voire d'un peu « hard »[22]. Putain Trainée Salope, dont le titre évoque forcement celui de son album Putains…[23], constitue une autre « façon de dire "je t'aime" » selon le chanteur[6]. Dans Folle de moi, ce sont les différents « mois de l'amour » qui sont passés en revue[23]. Quant au thème de la fuite du temps, il traverse Le Jour baisse toujours trop tôt, dont les paroles ressemblent beaucoup à celles de Chanson Bateaux (1999), que le poète avait écrit pour le chanteur Jehan[27]. La chanson titre Paris-Milan, basée sur un jeu de mots entre Milan et la notion de millénaire, est plus contemplative[22], voire « métaphysique »[24]. D'autres titres explorent le thème de l'enfance ou des illusions. Dans Ou l'contraire, tout est réversible et « on peut faire croire ce que l'on veut »[3]. À l'inverse, dans le nostalgique Copeaux de savon, des enfants rêveurs[23] se heurtent à ceux qui « cassent [leurs] rêves »[22]. La chanson Dans le jardin de Gagarine rend hommage au héros soviétique Youri Gagarine, tout en évoquant les « espoirs déçus »[3] et les « illusions perdues »[6]. Comme Leprest, Jean Guidoni a grandi au sein d'une famille communiste[3] et partage la même culture populaire, dont fait partie la « fusée rouge » de Tintin citée dans les paroles[22]. Les thématiques sociales voire politiques ne sont pas absentes non plus, même si leur traitement reste poétique, comme dans Chut[29] qui joue sur l'homophonie entre l'onomatopée « chut » et la « chute » (au sens de « choir » sur le plan social)[30]. De la même façon, Partition de septembre fait référence, de façon délicate et imagée[22], aux reconduites à la frontière par avion[23]. D'autres titres sont un peu à part, comme Trafiquants[29], un duo humoristique avec la chanteuse Juliette, ou Homosapiens, au texte plus énigmatique[24].

Pour cet album, Romain Didier a écrit des musiques assez variées[31], allant de la chanson-rock à l'écriture symphonique, dans un style plus adapté à la voix robuste de Guidoni (qui développe ici des tonalités plus graves[22]) qu'au timbre vocal plus fragile de Leprest[24].

Les arrangements rythmiques de Thierry Garcia mettent en avant son jeu de guitare électrique ainsi que la batterie de Didier Guazzo[16], mais on note aussi la présence d'un banjo (sur Reviendre et Trafiquants)[24]. L'ensemble à cordes, doté d'un important pupitre de violons[13], se déploie avec justesse autour des mots du poète[32], en allant jusqu'au tournoiement (dans l'accompagnement de Chut)[24].

Titre et pochette

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Vue d'une horloge à aiguilles suspendue près du plafond de la gare de Lyon.
Paris-Milan évoque le temps et les salles d'attente de gares.

Le titre de l'album reprend celui du morceau Paris-Milan[33]. Ce syntagme, qui désigne un trajet ferroviaire, joue également sur l'homophonie[34] entre le nom de la célèbre ville d'Italie et l'expression « mille ans »[22]. Le morceau renvoie ainsi à la fois à l'idée d'un « voyage modeste » et au « fait d'attendre », des thèmes que l'on retrouve aussi dans la chanson Les Tilleuls[22],[24], extraite du disque Quand auront fondu les banquises de Leprest[35]. Ce dernier titre, dans lequel « il n'y a rien qui se passe »[22], rappelle l'importance de la thématique du temps chez Leprest[19],[37], que Guidoni lui-même avait déjà abordée dans L'Horloge, un long morceau extrait de son projet d'opéra Un Train dans la mer[38], qui concluait son spectacle à L'Espace Européen au printemps 1989[39].

La photo de couverture de l'album, ainsi que les deux portraits du chanteur qui figurent sur la cinquième et sixième page du livret, ont été réalisés par Chloé Jacquet[16], qui signera également celle du disque Légendes Urbaines, paru en 2017[40]. Dans des tonalités presque monochromes, Jean Guidoni y pose assis, sur la gauche d'un grand canapé de couleur anthracite, au sein d'un décor gris clair[41]. Comme l'indique le journaliste François Delétraz, le Toulonnais semble adopter une allure beaucoup plus « classique » en « troqu[ant] les bas résille pour un costume plus sobre »[31].

De son côté, Yoann Métreau signe le design graphique et la mise en page du livret[16].

Parution et accueil

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Produit par Didier Pascalis, l'album sort le [42] sur le label Tacet[16].

Il déclenche l'enthousiasme du quotidien Le Télégramme qui lui décerne trois étoiles[43]. Plus mesurée, la journaliste Véronique Mortaigne, dans Le Monde, trouve que cet opus sonne « étrangement classique », après le disque consacré à Jacques Prévert (paru en 2008) qu'elle considère comme « noir et mordant »[44]. Dans Le Figaro, François Delétraz s'étonne lui-aussi d'un tel classicisme, tout en reconnaissant que l'interprète apporte « une résonance toute particulière » à la poésie d'Allain Leprest dans cet album qu'il juge par ailleurs « très réussi »[31].

Dans le podcast Les Sonos tonnent de Télérama, les journalistes Sophie Delassein (de L'Obs) et Gilles Médioni (de L'Express) défendent l'album face à Valérie Lehoux et Guillemette Odicino (de Télérama)[45]. Sophie Delassein s'est dite « foudroyée » par la beauté des paroles et de l'interprétation, y compris des arrangements qu'elle trouve très « chics ». Pour Gilles Médioni, cet opus s'inscrit dans la lignée des grands albums de Guidoni et n'a pas à rougir de la comparaison avec ses premiers disques écrits avec Pierre Philippe au début des années 1980. En revanche, Valérie Lehoux regrette les arrangements symphoniques de Romain Didier qu'elle trouve trop « classiques ». Selon elle, ces orchestrations « figent » le répertoire de Leprest qui « méritait plus de modernité ». De son côté, Guillemette Odicino déplore le style trop « théâtral », voire « cabaret » de l'interprétation de Guidoni sur certaines chansons comme Chut ou Putain Trainée Salope, et aurait aimé une plus grande sobriété. Avec plus de recul, Patrice Demailly de Libération replace l'album dans son contexte. Il rappelle qu'après avoir chanté les « vers surréalistes de Prévert », Jean Guidoni s'approprie ensuite les « mots tourmentés et post mortem d'Allain Leprest », et que ces deux « eldorados poétiques » ont surtout permis sa rencontre avec Didier Pascalis, avant une ultime renaissance en tant que parolier sur Légendes urbaines (2017)[46].

Fiche technique

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Liste des chansons

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Toutes les paroles sont écrites par Allain Leprest et les musiques composées par Romain Didier[16].

NoTitreDurée
1.Paris-Milan3:52
2.Ou l'contraire3:21
3.Reviendre2:32
4.Le Jour baisse toujours trop tôt3:30
5.Chut2:55
6.Putain Trainée Salope2:36
7.Partition de septembre3:05
8.Folle de moi3:33
9.Trafiquants (en duo avec Juliette)3:10
10.Dans le jardin de Gagarine3:19
11.Copeaux de savon3:02
12.Homosapiens3:46

Équipe artistique

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Interprètes
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Musiciens additionnels
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Équipe technique

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Notes et références

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  1. « Fiche du spectacle "Où vont les chevaux quand ils dorment ?" », sur Les Archives du spectacle (consulté le ).
  2. a b et c « Biographie de Jean Guidoni », sur RFI, (consulté le ).
  3. a b c d e f et g Patrice Demailly, « Jean Guidoni magnifie Leprest », sur RFI Musique, (consulté le ).
  4. a et b Emmanuel Bergon, Allain Leprest, soleil noir de la chanson : Histoire d'une éclipse, Paris, L'Harmattan, (ISBN 978-2336451114), p. 17.
  5. a b c d et e Jean-Rémi Barland, « Rencontre avec Jean Guidoni autour de son dernier album “Paris-Milan” », sur Destimed, (consulté le ).
  6. a b c d e f et g Jean Guidoni, Entretien radiophonique par Laurent Valero, Jean Guidoni pour la sortie de "Paris Milan", Le temps d'une chanson, France Musique, .
  7. Frigara 2023, « Préface ».
  8. Dans la courte préface qu'il rédige le pour le livre L'amitié à vol d'oiseau , que Claude Frigara a consacré à Allain Leprest, Jean Guidoni indique avoir rencontré une première fois le poète dans une loge du théâtre Déjazet lors d'un concert en soutien à des infirmières, puis par la suite sur la scène de plusieurs autres théâtres dont le Bataclan, où il a interprété la chanson J'ai peur devant son créateur[7]. L'idée d'incorporer le répertoire de Leprest dans son tour de chant s'est faite progressivement, notamment à l'écoute de sa chanson Où vont les chevaux quand ils dorment[6].
  9. Thomas Sandoz, Allain Leprest : Je viens vous voir, Saint-Cyr-sur-Loire, Christian Pirot, coll. « Chanson Plus », (ISBN 2-86808-187-8), p. 152-153.
  10. Leprest et al. 2024, chap. 3 « L'univers scénique d'Allain Leprest : La scène chez Leprest ».
  11. Leprest et al. 2024, chap. 2 « L'univers musical d'Allain Leprest : Préambule ».
  12. D'après le musicologue Pascal Pistone, Romain Didier aurait composé environ un tiers des chansons écrites par Leprest[11].
  13. a et b Serge Elhaïk, Les Arrangeurs de la chanson française : 200 rencontres, Textuel, (ISBN 978-2-84597-655-9), « Romain Didier : Musicien aux mille visages », p. 732.
  14. Leprest et al. 2024, « Préface ».
  15. Thierry Garcia a travaillé entre autres pour les compositeurs Romain Didier et Didier Pascalis[14].
  16. a b c d e f g h et i Crédits du CD Paris Milan, Jean Guidoni, 2014, Tacet, TCT-JG111096141001.
  17. Jean Viau, Guidoni et Juliette : Crimes féminines, Paris, Les Belles Lettres, (ISBN 2-251-44255-3), p. 139.
  18. Gérard Classe, « "Eldorado(s)" : Jean Guidoni à cœur ouvert », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).
  19. a b et c Leprest et al. 2024, chap. 1 « L'univers poétique d'Allain Leprest : Les thèmes de prédilection ».
  20. a et b Leprest et al. 2024, chap. 1 « L'univers poétique d'Allain Leprest : La forme des textes pour chansons d'Allain Leprest ».
  21. a et b Leprest et al. 2024, chap. 1 « L'univers poétique d'Allain Leprest : Tisser le sens et le son ».
  22. a b c d e f g h i et j Jean Guidoni, Entretien radiophonique par Hélène Hazera, Jean Guidoni chante Allain Leprest, Chanson Boum, France Culture, .
  23. a b c et d Michel Kemper, « Autour de Leprest, au tour de Guidoni », sur Nos Enchanteurs, (consulté le ).
  24. a b c d e f et g Nicolas Brulebois, « Jean Guidoni : Paris-Milan », sur Froggy's Delight, (consulté le ).
  25. Livret du CD Paris Milan, Jean Guidoni, 2014, Tacet, TCT-JG111096141001, p. 5.
  26. Thomas Sandoz, Allain Leprest : Je viens vous voir, Saint-Cyr-sur-Loire, Christian Pirot, coll. « Chanson Plus », (ISBN 2-86808-187-8), p. 210.
  27. D'après l'analyse de Nicolas Brulebois[24], auteur d'un livre sur Leprest paru la même année que l'album[4]. Plus précisément, cette chanson Chanson Bateaux est une version remaniée d'une ébauche très ancienne qui comportait initialement une référence au navigateur Alain Colas (dont le nom apparaît justement dans les paroles du Jour baisse toujours trop tôt[25]), que Jehan a voulu remplacer par un hommage à Aguigui Mouna qui venait de mourir[26].
  28. Nicolas Brulebois, « JeHaN et Lionel Suarez - Le Limonaire », sur Froggy's Delight, (consulté le ).
  29. a et b À noter que le chanteur Jehan avait déjà interprété sur scène des versions plus dépouillées de Chut et Trafiquants, un peu avant Guidoni[28].
  30. Jean Guidoni, Entretien radiophonique par Alain Pilot, Interview de Jean Guidoni, La bande passante, Radio France Internationale , .
  31. a b et c François Delétraz, « Guidoni ne bidonne pas », Le Figaro,‎ (lire en ligne Accès payant).
  32. Mallot 2014.
  33. La chanson Paris-Milan est la première qui a été proposée à Jean Guidoni quand il a dû choisir celles qu'il voulait interpréter sur ce disque[22].
  34. On retrouve très régulièrement ce jeu sur la sonorité des mots dans l'œuvre d'Allain Leprest. L'universitaire Céline Pruvost cite notamment plusieurs chansons dans lesquelles le poète utilise des mots différents qui se prononcent de la même façon, comme « s'aime » et « sème » (dans La Meilleure de mes copains), ou bien « poing » et « point » (dans Le Poing de mon pote)[21].
  35. Leprest et al. 2024, p. 168.
  36. Leprest et al. 2024, chap. 2 « L'univers musical d'Allain Leprest : Styles et influences ».
  37. Pascal Pistone fait remarquer que cette dimension temporelle est également très présente dans les musiques de chansons comme, entre autres, L'Horloger qui cite la fameuse mélodie du carillon de Big Ben, ou Ton cul est rond qui s'inspire du tic tac qui rythme les secondes[36].
  38. Notes de Janine Marc-Pezet, extraites du livret du coffret longbox Jean Guidoni, Jean Guidoni, 2002, Mercury France, LC/00268-063307-2, p. 14.
  39. Daniel Pantchenko, « Dossier Jean Guidoni », Chorus, no 45,‎ , p. 129-130 (ISSN 1241-7076).
  40. Crédits du livret du CD Légendes Urbaines, Jean Guidoni, 2017, Tacet, TCTJG10961703.
  41. Poète tout autant que peintre, Leprest utilisait aussi des couleurs dans ses paroles, notamment des teintes froides ou neutres comme le noir, le blanc et, dans une moindre mesure, le gris[19].
  42. « Jean Guidoni chante Allain Leprest pour son nouvel album "Paris-Milan" », sur France Musique, (consulté le ).
  43. « Jean Guidoni. "Paris-Milan" », sur Le Télégramme, (consulté le ).
  44. Véronique Mortaigne, « Jean Guidoni, blanc ou noir, mais jamais gris », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant).
  45. Sophie Delassein, Gilles Médioni et Guillemette Odicino, Podcast par Valérie Lehoux, Le club chanson #104 : Karen Brunon, Cabadzi et Jean Guidoni (01:37), Les Sonos tonnent, Télérama, .
  46. Patrice Demailly, « Jean Guidoni le désenchanté : Le provocateur toulonnais en cinq albums clés », sur Libération, (consulté le ).

Bibliographie

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  • Jean-Hugues Mallot, « Critique du disque "Paris-Milan" », FrancoFans, no 49,‎ octobre et novembre 2014 (ISSN 1766-8441, lire en ligne).
  • Nicolas Brulebois, Allain Leprest : Gens que j'aime, Mariac, Jacques Flament Éditions, , 329 p. (ISBN 978-2363361431)
    Cet ouvrage contient de longs témoignages de Romain Didier et du producteur Didier Pascalis.
  • Claude Frigara (préf. Jean Guidoni), L'amitié à vol d'oiseau : Entretien avec Allain Leprest, Sinope, coll. « Ligne de fuite », , 88 p. (ISBN 978-2494195301, lire en ligne).
  • Allain Leprest, Cécile Prévost-Thomas (dir.), Céline Pruvost (dir.) et Didier Pascalis (dir.) (préf. Didier Pascalis, postface Claude Lemesle), Donne-moi de mes nouvelles : L'intégrale des chansons enregistrées, Paris, L'Archipel, , 610 p. (ISBN 978-2809850246, lire en ligne)
    Ouvrage de référence sur l'œuvre d'Allain Leprest, avec des analyses détaillées sur ses textes et leurs musiques.

Liens externes

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Vidéo externe
Jean Guidoni chante Paris-Milan dans le Live du Figaro