Pi2 Pegasi
| Ascension droite | 22h 09m 59,244s[1] |
|---|---|
| Déclinaison | +33° 10′ 41,60″[1] |
| Constellation | Pégase |
| Magnitude apparente | 4,29[2] |
Localisation dans la constellation : Pégase | |
| Type spectral | F5 III[3] |
|---|---|
| Indice U-B | +0,18[2] |
| Indice B-V | +0,46[2] |
| Indice R-I | +0,27[2] |
| Vitesse radiale | +5,1 ± 0,9 km/s[4] |
|---|---|
| Mouvement propre |
μα = −12,87 mas/a[1] μδ = −18,95 mas/a[1] |
| Parallaxe | 12,40 ± 0,17 mas[1] |
| Distance |
263 ± 4 al (81 ± 1 pc) |
| Magnitude absolue | +0,21[5] |
| Masse | 2,48 M☉[6] |
|---|---|
| Rayon | 8,5 ± 0,8 R☉[7] |
| Luminosité | 102,9 ± 2,6 L☉[7] |
| Température | 6 253 ± 58 K[6] |
| Rotation | 139,7 km/s[5] |
| Âge | 530 Ma[6] |
Désignations
Pi2 Pegasi (en abrégé π2 Peg) est une étoile de la constellation de Pégase. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,29[2]. L'étoile, une géante jaune-blanc, est située à environ 263 années-lumière de la Terre.
Environnement stellaire
[modifier | modifier le code]Pi2 Pegasi présente une parallaxe annuelle de 12,40 ± 0,17 mas mesurée par le satellite Hipparcos[1], ce qui indique qu'elle est distante de 263 ± 4 a.l. (∼ 80,6 pc) de la Terre. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +5 km/s[4].
L'étoile ne possède pas de compagnon stellaire connu avec qui elle serait associée au sein d'un système binaire[9]. Elle est considérée comme étant un membre périphérique du courant de la Grande Ourse, le courant d'étoiles le plus proche de la Terre, qui se déplacent ensemble dans l'espace et qui partagent donc une origine commune[10].
Propriétés
[modifier | modifier le code]Pi2 Pegasi est classée comme une étoile géante jaune-blanc de type spectral F5 III[3], ce qui indique qu'elle a épuisé les réserves en hydrogène de son noyau et qu'elle s'est étendue et refroidie en quittant la séquence principale. C'est également une étoile à enveloppe bien connue[11]. Son rayon est 8,5 fois plus grand que le rayon solaire[7]. On estime que l'étoile est âgée de 530 millions d'années et qu'elle est 2,5 fois plus massive que le Soleil[6]. Elle possède une rotation élevée considérant son évolution relativement avancée, montrant une vitesse de rotation projetée de 140 km/s[5]. Cela donne à l'étoile une forme aplatie avec un rayon équatorial qu'on estime être 17 % plus grand que son rayon polaire[12]. Elle est environ 103 fois plus lumineuse que le Soleil[7] et sa température de surface est de 6 253 K[6].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Pi2 Pegasi » (voir la liste des auteurs).
- (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2, , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
- (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050, (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
- (en) George H. Herbig et John F. Jr. Spalding, « Axial Rotation and Line Broadening in Stars of Spectral Types F0-K5 », The Astrophysical Journal, vol. 121, , p. 118 (DOI 10.1086/145969
, Bibcode 1955ApJ...121..118H)
- (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
- (en) Ansgar Reiners, « Rotation- and temperature-dependence of stellar latitudinal differential rotation », Astronomy & Astrophysics, vol. 446, no 1, , p. 267–277 (DOI 10.1051/0004-6361:20053911, Bibcode 2006A&A...446..267R, arXiv astro-ph/0509399)
- (en) R. Earle Luck, « Abundances in the Local Region. I. G and K Giants », The Astronomical Journal, vol. 150, no 3, , p. 88 (DOI 10.1088/0004-6256/150/3/88, Bibcode 2015AJ....150...88L, arXiv 1507.01466)
- (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2 : Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365). Notice Gaia DR2 pour cette source sur VizieR.
- ↑ (en) * pi. Peg -- Red Giant Branch star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
- ↑ (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2, , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)
- ↑ (en) N. V. Chupina, V. G. Reva et S. V. Vereshchagin, « Kinematic structure of the corona of the Ursa Major flow found using proper motions and radial velocities of single stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 451, no 3, , p. 909–916 (DOI 10.1051/0004-6361:20054009
, Bibcode 2006A&A...451..909C)
- ↑ (en) B. Hauck et C. Jaschek, « A-shell stars in the Geneva system », Astronomy & Astrophysics, vol. 354, , p. 157–162 (Bibcode 2000A&A...354..157H)
- ↑ (en) Gerard T. van Belle, « Interferometric observations of rapidly rotating stars », The Astronomy and Astrophysics Review, vol. 20, no 1, , p. 51 (DOI 10.1007/s00159-012-0051-2, Bibcode 2012A&ARv..20...51V, arXiv 1204.2572)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) James B. Kaler, « Pi Pegasi », sur Stars
- (en) Pi2 Pegasi sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.