Piencourt
| Piencourt | |
Manoir daté de 1502. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | Communauté de communes Lieuvin Pays d'Auge |
| Maire Mandat |
Loïse Vermeulen 2020-2026 |
| Code postal | 27230 |
| Code commune | 27455 |
| Démographie | |
| Gentilé | Piencourtois |
| Population municipale |
170 hab. (2023 |
| Densité | 20 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 10′ 04″ nord, 0° 24′ 00″ est |
| Altitude | Min. 125 m Max. 171 m |
| Superficie | 8,7 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Beuzeville |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Piencourt est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Piencourt est une commune de l'Ouest du département de l'Eure, limitrophe de celui du Calvados. Selon l'atlas des paysages de Haute-Normandie, elle appartient à la région naturelle du Lieuvin[1]. Toutefois, l'Agreste, le service de la statistique et de la prospective du ministère chargé de l'agriculture, la classe au sein du pays d'Auge (en tant que région agricole)[2].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Une petite rivière, la Paquine, affluente de la Touques, constitue la limite sud du territoire communal[4], limitrophe de Marolles (et également la limite entre les départements du Calvados et de l'Eure). Toutefois, sur cette partie, la rivière est le plus souvent asséchée et n'est véritablement fonctionnelle que lors des fortes pluies[5],[6],[Carte 1].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 867 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lieurey à 10 km à vol d'oiseau[13], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 893,1 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Piencourt est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17] et hors attraction des villes[18],[19].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,9 %), prairies (37,3 %), forêts (7,8 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est mentionné sous les formes Pes in curte (cartulaire du prieuré de Beaumont) et de Pede in curta en 1142[21], Piencort en 1175 (charte de Rotrou, archives de Rouen), Pieenchiæ en 1248 (cartulaire de l’Estrée)[22].
La forme latinisée de Pede in curta de 1142 n'est pas à retenir, il s'agit d'une traduction fantaisiste[21]. L'élément Pien- s'explique par un anthroponyme germanique, possiblement Badinus cité par Marie-Thérèse Morlet[23],[24], à moins d'y voir le nom d'homme germanique Piezi ou de femme Peza[25], que l'on déduit à partir du nominatif de pede, c'est-à-dire pes.
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -court, appellatif dont le sens primitif est « cour de ferme, ferme » et qui a donné le français moderne cour (anciennement cort), issu du bas latin cōrtem. Ces formations toponymiques en -court sont caractéristiques de l'extrême Nord de la France et révèlent la trace des premiers établissement francs, ils n'ont pas été employés au-delà du IXe siècle[26]. -court est généralement précédé en composition d'un nom de personne germanique au cas régime.
Histoire
[modifier | modifier le code]Politique et administration
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].
En 2023, la commune comptait 170 habitants[Note 3], en évolution de +9,68 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Événements
[modifier | modifier le code]Piencourt est un village dynamique qui organise de nombreux évènements qui sont généralement orchestrés par la mairie et le comité des fêtes, on peut y trouver :
- La célèbre fête du village tous les deuxièmes weekends du mois de juillet. Avec une messe le matin et un repas le midi, ainsi que le soir, toujours accompagnés de musique. On y trouve également différentes activités comme le loto bouse et différents jeux pour divertir les enfants.
- La foire à tout, début juillet qui rassemble également de nombreuses personnes.
- Quelques marches au sein de la commune pour faire un peu de sport et passer du bon temps.
- Une célébration de noël avec les enfants qui y reçoivent un petit cadeau.
- Ainsi que d'autres évènements (repas des anciens, commémorations, etc.)
Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Le manoir de style normand datant du XVIe siècle est situé au centre du village et est bâti sur une ancienne motte féodale. La trace des anciennes douves est encore visible. Il s'agit d'un édifice comprenant un premier niveau en pierre calcaire et silex, et un second, en colombage construit en encorbellement.
- L'église Saint-Saturnin est un édifice largement repris aux XVIIe – XVIIIe siècles, mais dont certains éléments de la construction antérieure ont été préservés : tour-clocher carrée d'époque romane, portail roman en plein-cintre avec des chapiteaux carrés, grande fenêtre gothique sur la façade et porche normand en chêne datant du XVe siècle. Une toile de Jean Nicolle y est recensée à titre d'objet monument historique : une pietà[31], datée de 1639.
-
Mairie et école. -
Monument aux morts. -
Statue de la Vierge. -
Église Saint-Saturnin, porche du XVe siècle. -
Croix de cimetière.
Patrimoine naturel
[modifier | modifier le code]ZNIEFF de type 1
[modifier | modifier le code]- La Paquine et ses principaux affluents-frayères[32].
ZNIEFF de type 2
[modifier | modifier le code]Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Loel Guinness (1906-1988), politicien et banquier britannique, propriétaire du haras de Piencourt.
- André Rossignol, pilote de course français, vainqueur des 24 heures du Mans, enterré à Piencourt où il possédait un manoir.
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | Parti: au 1 de gueules à un taureau arrêté d'or, au 2 de sinople à trois mains dextres appaumées d'argent; le tout au chef d'azur semé de mouchetures d'hermine d'or, à la croix de gueules brochante[35] |
|
|---|---|---|
| Détails | Créé par JF Binon. Sur PanneauPocket 2023. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Article connexe
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Piencourt sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Piencourt » sur Géoportail (consulté le 14 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Le Lieuvin », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le ).
- ↑ « Zonages », sur Agreste (consulté le ).
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « La Paquine ».
- ↑ « La Paquine », sur Syndicat mixte du bassin versant de la Touques (consulté le ).
- ↑ « Fiche communale de Piencourt », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Piencourt et Lieurey », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lieurey », sur la commune de Lieurey - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lieurey », sur la commune de Lieurey - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 157.
- ↑ Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, , p. 167.
- ↑ NPAG, I, p. 49b.
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
- ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 530b.
- ↑ François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 29.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Vierge de Pitié », notice no PM27001248, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « La Paquine et ses principaux affluents-frayères », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « La haute vallée de la Calonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « La vallée de la Paquine », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ Armorial de France, p. 20609 Blasonnement amendé.
