Aller au contenu

Pierre Colombel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Pierre Colombel
Fonctions
Député de la Meurthe

(2 ans, 3 mois et 4 jours)
Gouvernement Convention nationale
Député au Conseil des Cinq-Cents

(2 ans, 5 mois et 28 jours)
Député au Conseil des anciens

(1 an, 6 mois et 29 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Argueil (Seine-Maritime)
Date de décès (à 85 ans)
Lieu de décès Ancien 1er arrondissement de Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Gauche
Profession Commerçant
députés de la Meurthe

Pierre Colombel, aussi orthographié Collombel, né le à Argueil dans la province de la Normandie et mort le à Paris, est un homme politique de la Révolution française.

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, Pierre Colombel, alors maire de Pont-à-Mousson, est élu député suppléant, le premier sur trois, à la Convention nationale[1].

Le 22 juillet 1793, il est appelé à siéger, en remplacement de Jean-Baptiste Salle, décrété d'arrestation à l'issue des journées du 31 mai et du 2 juin, et mis hors-de-la-loi pour avoir fui la capitale et poussé les départements à la rébellion[2].

Le 1er août 1793, Pierre Colombel est envoyé en mission, aux côtés de Pierre Louis Bentabole (député du Bas-Rhin) et de Pierre Chasles (député d'Eure-et-Loir), auprès de l'armée du Nord[3].

Le 15 fructidor an II (le 1er septembre 1794), il est élu membre du Comité de sûreté générale[4].

Le 26 nivôse an III (le 15 janvier 1795), il est envoyé en mission, dans les départements de la Haute-Garonne, du Gers et du Tarn, en remplacement de François René Mallarmé (député de la Dordogne)[5].

Choisi comme ex-député pour entrer au Conseil des Cinq-Cents, il est élu en 1798 au Conseil des Anciens. Candidat au Directoire lors du remplacement de Nicolas-Louis François de Neufchâteau, il est battu par Jean-Baptiste Treilhard.

Pierre Colombel proteste contre le transfert des Conseils à Saint-Cloud et est exclu de la représentation nationale au lendemain du 18 brumaire an VII (). Revenu à la vie privée, il est à nouveau inquiété en 1813 et éloigné de Paris pour avoir "propagé des nouvelles dans un mauvais esprit".

Références

[modifier | modifier le code]
  1. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  2. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 69, séance du 22 juillet 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
  3. Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 5 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr/, (consulté le )
  4. Brunel, Françoise (née 1948) et Monnier, Raymonde, « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 96, séance du 15 fructidor an II (1er septembre 1794) » Accès libre, sur https://www.persee.fr, (consulté le )
  5. Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 19 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )

Liens externes

[modifier | modifier le code]