Pierre Flament
| Directeur Archives départementales du Pas-de-Calais | |
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Georges Besnier (d) | |
| Directeur Archives départementales de l'Allier | |
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Ferdinand Claudon (d) Max Fazy (d) |
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| Décès | |
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Nécropole nationale de Fleury-devant-Douaumont (d) |
| Nom de naissance |
Jean Charles Pierre Flament |
| Nationalité | |
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Pierre Flament, né le dans le 18e arrondissement de Paris et mort pour la France au Bois-Fumin au sud-ouest de Vaux dans le département de la Meuse le , est un archiviste-paléographe et historien français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jean Charles Pierre Flament, né au no 8 rue Tardieu le à Paris[1], est le fils de Louis Alexis Eugène Flament (1850-1935), employé à la Banque de France, et de Marie Eugénie de Gournay (1849-1928)[2],[3].
Sa famille est d'origine noyonnaise, mais c'est à Paris qu'elle est installée à sa naissance. Après avoir débuté sa scolarité à Laval, il la termine au collège Rollin à Paris et y obtient le baccalauréat ès lettres en 1895[4].
Il réussit le concours de l'École des Chartes et y est nommé élève de première année en novembre 1896[5],[6]. Parallèlement, il suit des cours à l'École pratique des hautes études de 1897 à 1898 et obtient une licence d'histoire en 1897 avec une Étude sur le Marquis de Nointel, ambassadeur sous Louis XIII[4].
De 1899 à 1900, il interrompt ses études pour faire son service militaire au 101e régiment d'infanterie à Laval. Une fois passé dans la réserve, il sera nommé sergent en 1902, sous-lieutenant en 1904 et lieutenant en 1908 à l'issue de différentes périodes d'exercice[7],[8].
Il termine ensuite sa formation et se voit nommé archiviste-paléographe en février 1900, après avoir soutenu une thèse intitulée Un ambassadeur de France en Turquie au XVIIe siècle, Philippe de Harlay, comte de Césy (1580-1652)[9]. La même année, il obtient une licence en droit et est attaché au département des imprimés à la Bibliothèque nationale[4]. En septembre 1903, il est nommé archiviste départemental de l’Allier à Moulins[10]. Membre de la Société d'émulation du Bourbonnais et président de 1909 à 1910[11], il publie de nombreuses études dans son bulletin en s'appuyant sur les archives du département[12].
Il épouse Marie Joseph Henriette Louise Yvonne Amiaud (1885-1920) le à la mairie du 6e arrondissement de Paris[2],[13]. Le couple aura 2 enfants qui seront déclarés pupilles de la nation après la mort prématurée de leur mère en 1920[14].
Après avoir passé 10 ans dans l'Allier, on lui confie les archives départementales du Pas-de-Calais et la bibliothèque municipale d'Arras en 1913[2].
Mobilisé en août 1914 avec le grade de lieutenant au 121e régiment d’infanterie, il est envoyé en Lorraine. Malgré une blessure grave à la bataille de Petitmont le 14 août, il aide son capitaine à regagner l'abri, ce qui lui vaut d'être cité à l'ordre de l'armée en septembre 1914 « pour son sang froid et sa belle attitude sous le feu » et d'être inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur en novembre pour avoir « montré les plus belles qualités de bravoure et d’énergie »[7],[15].
Après quelques mois au dépôt à Montluçon, il est transféré en mars 1915 au 413e régiment d’infanterie qui vient de se former. Promu capitaine à la tête de la 5e compagnie[16], il repart pour le front et reçoit la Croix de guerre dans la Somme en juin 1915[15].
Après le bombardement du 5 juillet 1915 qui détruit le palais Saint-Vaast et une partie des œuvres et archives conservées à Arras, il obtient un sursis pour organiser le transfert de l'ensemble des archives qui avaient été stockées dans les caves[17]. Il en rend compte au préfet dans un courrier du 25 août : « Le transfert provisoire à Paris des manuscrits de la Bibliothèque et des archives communales d’Arras a été effectué, avec le consentement de M. le Maire, en même temps que celui des Archives départementales ; les manuscrits de la Bibliothèque sont actuellement déposés à la Bibliothèque nationale (département des manuscrits) ; les archives communales ont été transportées, avec le fonds départemental, aux Archives Nationales, Palais Soubise. Ce déménagement, qui s’est effectué de nuit, pendant la première quinzaine d’août, a nécessité l’emploi de sept wagons et a pu être mené à bien, grâce au concours de l’autorité militaire. Les papiers modernes transportés à Boulogne ont rempli sept autres wagons »[18].
Lors d'une attaque massive de la tranchée de la carrière au bois Fumin[19], la 5e compagnie qu'il commande est décimée et il est porté disparu le [2],[20],[21]. Son corps est retrouvé au début de l'année 1928[22] et réinhumé à la nécropole nationale de Fleury-devant-Douaumont (tombe no 8765)[23].
Œuvres principales
[modifier | modifier le code]- Un ambassadeur de France en Turquie au XVIIe siècle, Philippe de Harlay, comte de Césy (1580-1652), thèse, 1900
- Table alphabétique des manuscrits du fonds italien de la Bibliothèque nationale, 1901
- Note sur le premier bataillon des volontaires de l'Allier, 1904
- Mémoire de la généralité de Moulins, 1906
- Inventaire sommaire des Archives départementales postérieures à 1790, Allier, série L, avec Ferdinand Claudon, 1912
Distinctions
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Chevalier de la Légion d'honneur, arrêté du 20 novembre 1914[7]
Croix de guerre -, palme de bronze
Officier d'académie, arrêté du 2 janvier 1908[24]- 1913 : Société française d'archéologie - Médaille de vermeil[25]
Hommages
[modifier | modifier le code]- Le nom de Pierre Flament est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France[26].
- Son nom figure sur les plaques commémoratives de l'École des Chartes et des Archives Nationales à Paris, de l'hôtel du Préfet à Arras, des archives départementales de l'Allier à Yzeure[27].
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Ernest Laurain, « Nos morts de la guerre », Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, , p. 167-171 (lire en ligne)
- André Martin, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. 4, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , p. 325-328
- Archives du Pas-de-Calais, « Annonce de la disparition de Pierre Flament, archiviste du département », sur archivespasdecalais.fr
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Martin 1926, p. 325.
- Archives du Pas-de-Calais.
- ↑ « Paris - 1878 - Naissances - 18e arrondissement - V4E 4976 - acte n° 2105 », sur archives.paris.fr, p. 28
- Laurain 1920, p. 168.
- ↑ « Bibliothèque de l'École des Chartes », sur Gallica, , p. 327
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, , p. 6071
- « Base de données Léonore - FLAMENT Jean Charles Pierre », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr
- ↑ « Paris - Flament, Jean Charles Pierre - matricule n°3210 - D4R1 1007 », sur archives.paris.fr
- ↑ « Bibliothèque de l'École des Chartes », sur Gallica, , p. 121-122
- ↑ « Bibliothèque de l'École des Chartes », sur Gallica, , p. 685
- ↑ « Bulletin de la Société d'émulation du Bourbonnais », sur Gallica, , p. 673
- ↑ Laurain 1920, p. 169.
- ↑ « Paris - 1911 - Mariages - 6e arrondissement - 6M 217 », sur archives.paris.fr, p. 25
- ↑ « Figaro », sur Gallica, , p. 2
- Laurain 1920, p. 170.
- ↑ « 413e régiment d'infanterie : J.M.O. - 26 N 770/1 - 21 mars 1915-25 mars 1916 », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, p. 5
- ↑ « 413e régiment d'infanterie : J.M.O. - 26 N 770/1 - 21 mars 1915-25 mars 1916 », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, p. 11
- ↑ « Le 25 août 1915 : rapport de l’archiviste Pierre Flament », sur Archives - Pas-de-Calais le Département
- ↑ « Vaux et la lisière Nord du bois Fumin », sur Mémorial de Verdun,
- ↑ « Jean Charles Pierre FLAMENT - Mort pour la France », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
- ↑ « Antibes - 4E16/5719 - FLAMENT Jean Charles Pierre - acte n° 264 - 1917 - Décès », sur archives.ville-antibes.fr, p. 415
- ↑ « L'Écho de l'Ossuaire de Douaumont et des champs de bataille de Verdun », sur Gallica, , p. 21
- ↑ « Base des sépultures de Guerre - Jean Charles Pierre FLAMENT », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, , p. 515
- ↑ « Bibliothèque de l'École des Chartes », sur Gallica, , p. 454
- ↑ « La Pensée française », sur Gallica, , p. 2
- ↑ « FLAMENT Jean Charles Pierre - 1914-1918 », sur www.memorialgenweb.org
Liens externes
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- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative aux militaires :
- Ressource relative à la vie publique :
- Écrivain mort pour la France
- Personne citée au Panthéon de Paris
- Écrivain français du XXe siècle
- Archiviste paléographe
- Membre de la Société d'émulation du Bourbonnais
- Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1914
- Officier d'Académie
- Militaire mort au combat lors de la Première Guerre mondiale
- Naissance en juin 1878
- Décès en août 1916
- Décès à 38 ans