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Pierre Lauga

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Pierre Lauga
Description de l'image PierreLauga.jpg.
Fiche d'identité
Nom complet Pierre Émile Lauga
Naissance
Lucq-de-Béarn (France)
Décès (à 62 ans)
Vichy (France)
Taille 1,80 m (5 11)
Poste Centre, Demi d'ouverture
Carrière en senior
PériodeÉquipeM (Pts)a
1936-1942
1942-1943
1943-1944
1944-1946
1946-1950
1950-1951
US Orthez
ASPTT Paris
RC Vichy
Section paloise
RC Vichy
FC Villefranche
Carrière en équipe nationale
PériodeÉquipeM (Pts)b
1950 France 4 (0)[1]

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 07 janvier 2026.

Pierre Lauga, né le à Lucq-de-Béarn (Basses-Pyrénées) et mort le à Vichy (Allier), est un joueur international français de rugby à XV. Évoluant principalement aux postes de trois-quarts centre, il est l’un des artisans du titre de champion de France remporté par la Section paloise en 1946.

Joueur réputé pour ses qualités athlétiques, il est sélectionné à quatre reprises en équipe de France lors du Tournoi des Cinq Nations 1950. Sa carrière en club le conduit notamment à l’US Orthez, au SCUF, au RC Vichy et au FC Villefranche.

Il est le frère cadet de Jean Lauga.

Débuts à Orthez et sélections juniors (années 1930-1942)

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Pierre Lauga naît à Lucq-de-Béarn le , dans les Basses-Pyrénées[2] et débute le rugby à XV à Orthez en Béarn, au sein des Hirondelles d’Orthez[3] et se lie d’amitié avec Fernand Cazenave[4] , avant de rejoindre l’US Orthez[5]. Il évolue rapidement en équipe première, aux côtés de son frère Jean[6],[7], et se fait rapidement remarquer pour ses qualités athlétiques et sa vision du jeu[8].

Parallèlement à son parcours en club, il est sélectionné avec les juniors de la sélection Côte basque lors des saisons 1940-1941[9] et 1941-1942[10]. Il remporte à deux reprises la Coupe nationale, face à la Bourgogne, au sein d’une génération qui comprend notamment André Béraud, René Duffort, Jean Dubalen et André Alvarez[11].

Formation professionnelle et premiers clubs hors Béarn (1943-1945)

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En 1943, Pierre Lauga rejoint Joinville afin de suivre les cours de moniteur d’État d’éducation physique[11]. Il s’engage alors avec l’ASPTT Paris[12],[13], et dispute également une rencontre sous les couleurs du Sporting Club universitaire de France (SCUF)[14], alors que les compétitions sont fortement perturbées par la Seconde Guerre mondiale.

L’année suivante, en 1944, il est affecté comme moniteur d’éducation physique[15] à l’annexe du lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, alors repliée à Vichy[11]. Il rejoint le Racing Club de Vichy, où il est remarqué par M. Laubertrand, directeur sportif du club, qui lui permet d’échapper au service du travail obligatoire[16].

Champion de France avec la Section paloise (1945-1946)

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Nommé en juillet 1945 au Centre régional d’éducation physique de Pau, Pierre Lauga rejoint la Section paloise, évoluant avec son frêre Jean[17]. Aligné au centre, il est un joueur essentiel lors de la saison 1945-1946, conclue par le titre de champion de France[18] et une finale de la Coupe de France. Lauga fait partie d’une ligne d’attaque réputée avec Robert Duthen, René Desclaux, Jean Carmouze et Jean Estrade[19],[20].

Ses performances sous le maillot palois lui valent une convocation pour un match de sélection France–Reste[21], puis une convocation en vue de la rencontre FrancePays de Galles de 1946[22],[23], suite à la blessure de Michel Sorondo [24],[25]. Une blessure à la cheville, survenue lors d’un match de la Section paloise contre Oxford au Stade de la Croix du Prince[26], l’empêche toutefois de connaître sa première cape internationale[11].

Affirmation au RC Vichy, équipe de France et fin de carrière (1946-1951)

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À l’issue de la saison 1945-1946, Pierre Lauga revient au Racing Club Vichy[27],[28] , où il s’installe durablement[29]. Il est nommé capitaine[11],[16] et devient inspecteur des jeux au Casino de Vichy[16]. Sous sa conduite, le RC Vichy atteint notamment les huitièmes de finale du championnat de France face au SU Agen. Malgré plusieurs propositions émanant de clubs plus huppés, Lauga choisit de rester à Vichy[16]. Durant cette période, il est convoqué à plusieurs reprises pour des matches de séléction en vue d’intégrer l’équipe de France[16].

En 1950, Pierre Lauga est sélectionné en équipe de France et participe à l’intégralité du Tournoi des Cinq Nations 1950. Il connaît sa première sélection le face à l’Écosse[30], puis affronte successivement l’Irlande[31], l’Angleterre[32] et le Pays de Galles[33], soit un total de quatre sélections internationales[1].

Après le Tournoi, il termine sa carrière de joueur au FC Villefranchois, avant de se retirer progressivement du rugby de haut niveau à l’issue de la saison 1950-1951.

Style de jeu

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Pierre Lauga est un centre porté sur l’attaque, doté d’un excellent sens du jeu, qui excelle dans la prise d’intervalles[21]. Admirateur de Jean Dauger[11], il pratique également l’athlétisme[11]: 11,5 secondes au 100 mètres, 1,75 m en saut en hauteur et 3,10 m à la perche[34].

Statistiques en équipe nationale

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Notes et références

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  1. a et b « Lauga Pierre », sur ffr.fr (consulté le )
  2. « Les champions de France dans leur intimité », sur Gallica, L'Athlète, (consulté le )
  3. « …et un magnifique centre », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
  4. Daniel Morgaine, « Fernand Cazenave… l’invité de 23h », sur Gallica, France-soir, (consulté le )
  5. Fages, « Trop légers les orthéziens », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
  6. Fernand Mercier, « Pourquoi nous n’avons pas battu l’Irlande », sur L'Athlète, (consulté le )
  7. « L’USO à Oloron », sur Gallica, Le Patriote des Pyrénées, (consulté le )
  8. « Chronique sportive - Rugby à quinze - U.S. Orthézienne bat Aviron », sur Gallica, Le Patriote des Pyrénées, (consulté le )
  9. « Le XV de la Cote basque est formé », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
  10. « Finale de la Coupe de l’Avenir - Les jeunes basques », sur Gallica, (consulté le )
  11. a b c d e f et g Senneret, « QUATRE FOIS ÉQUIPIER DU RESTE - Pierre Lauga rêve d’atteindre enfin le XV de France », sur Gallica, L'Équipe , (consulté le )
  12. « L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme / directeur Henri Desgrange », sur Gallica, (consulté le )
  13. « Les sélectionneurs parisiens n’ont pas eu de réponses à leurs questions », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
  14. M.B., « Pour rencontrer le fameux 15 du Stade toulousain, le SCUF a demandé renfort », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
  15. « A Vichy, la fête du serment », sur Gallica, (consulté le )
  16. a b c d et e Louis Ferdinand, « M. LAUBERTRAND, DIRECTEUR SPORTIF DU R.C. VICHY « Pierre Lauga gagnera à Toulon sa place dans le XV de France ! » », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  17. Maurice Bein, « A Pau, on voit la vie en rose », sur Gallica, France-soir, (consulté le )
  18. Henri Garcia, Fabuleuse histoire du rugby, Éditions De La Martinière, (ISBN 978-2-7324-5794-9, lire en ligne)
  19. Louis Ferdinand, « Les lourdais, éventuels champions de France », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  20. Renaud de Laborderie et Jean Prat, Mêlée ouverte, Calmann-Lévy (réédition numérique FeniXX), (ISBN 978-2-7062-0249-0, lire en ligne)
  21. a et b « L’élégance racée de Lauga », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  22. « Premier tri en vue de France Galles », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  23. « France - Galles 1946 », sur ffr.fr (consulté le )
  24. « A noter que… », sur Gallica, Figaro, (consulté le )
  25. « Le team des poireaux plus fort que l’année dernière », sur Gallica, L'Aurore, (consulté le )
  26. « Ni Lauga ni Baladié dans l’équipe senior », sur Gallica, Figaro, (consulté le )
  27. Jean de Barétous, « La Section paloise a tout mis en œuvre pour avoir une grande équipe », sur Gallica, Omnisports, (consulté le )
  28. « Prospection chez les champions de France », sur Gallica, Sporting, (consulté le )
  29. Gaston Bénac, « Ils postulent pour l’équipe de France », sur Gallica, (consulté le )
  30. Marcel de Laborderie, « Grâce à son cœur, son cran et sa mobilité, le XV de France est parvenu à redresser une situation malmenée. », sur Gallica, But et Club, (consulté le )
  31. Fernand Mercier, « Pourquoi nous n’avons pas battu l’Irlande », sur L'Athlète, (consulté le )
  32. « Pierre Lauga doit sa cape à un paysan bourbonnais », sur Gallica, L'Aurore, (consulté le )
  33. Marcel de Laborderie, « Le Pack de France démantelé », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  34. « Lauga rugbyman athléte », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )

Liens externes

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