Pilpoul

Le pilpoul (de l'hébreu פלפול : « débat aiguisé », de פילפל, pilpel, « poivrer », « pimenter ») est initialement une méthode de raisonnement qui consiste en une étude et discussion systématique du Talmud, introduite vers 1500 dans les actuelles Pologne et Lituanie. C'est une sorte de gymnastique intellectuelle continue entre deux étudiants, un maître et un étudiant, etc., qui relève du postulat que les contradictions des avis émis par les maîtres du Talmud ne peuvent être qu’apparents et appellent une résolution.
Pour résoudre cette contradiction, l'élève doit parvenir à démontrer que les deux avis émis ne sont en réalité pas contradictoires. Il s'agit d'étudier des textes particulièrement ardus dans leur interprétation théologique ou philosophique, afin de les réconcilier.
Le pilpoul a souvent été critiqué et même parfois interdit[réf. souhaitée] par des rabbins qui le considéraient plus comme un exercice de vaine et trop longue rhétorique que comme une recherche approfondie.
Par extension le mot peut désigner une discussion prolongée ou acharnée sur des vétilles, un ergotage[1].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Geoffrey Wigoder et Sylvie Anne Goldberg (dir.), Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, Laffont-Bouquins, (ISBN 2-221-08099-8)
- Gershom Scholem, Les Grands Courants de la mystique juive, Payot, (ISBN 2-228-88819-2)