Potigny
| Potigny | |
Une rue de Potigny et ses maisons de mineurs. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Caen |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Falaise |
| Maire Mandat |
Gérard Kepa 2020-2026 |
| Code postal | 14420 |
| Code commune | 14516 |
| Démographie | |
| Gentilé | Potignais |
| Population municipale |
2 089 hab. (2023 |
| Densité | 490 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 58′ 16″ nord, 0° 14′ 53″ ouest |
| Altitude | Min. 125 m Max. 206 m |
| Superficie | 4,26 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Potigny (ville isolée) |
| Aire d'attraction | Caen (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Falaise |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Potigny est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 2 089 habitants[Note 1].
Géographie
[modifier | modifier le code]La commune de Potigny est située à environ 23 kilomètres au sud de Caen et 9 kilomètres au nord de Falaise. Elle est desservie par la N 158 qui doit évoluer en A88. Cette autoroute reliera Caen à Alençon.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Laizon et le fossé 03 de la Hunière[1],[2],[Carte 1].
Le Laizon, d'une longueur de 39 km, prend sa source dans la commune de Villers-Canivet et se jette dans la Dives à Saint-Ouen-du-Mesnil-Oger, après avoir traversé 16 communes[3].
-
Réseau hydrographique de Potigny.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 788 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Sylvain à 10 km à vol d'oiseau[10], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 681,2 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Potigny est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Potigny, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (71,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,6 %), zones urbanisées (26,7 %), prairies (10,2 %), forêts (6,5 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous la forme Postingneium en 1198[20].
Le nom de Potigny vient de Potiniacum (demeure de Potinus)[réf. nécessaire].
Le gentilé est Potignais.
Histoire
[modifier | modifier le code]Avant la Révolution française, l'ancien manoir de Potigny était le siège d'une haute justice.
De 1790 à 1802 la commune de Potigny est un chef-lieu de canton, puis elle est rattachée au canton de Coulibœuf lors du redécoupage cantonal de l'an IX (1801), puis à celui de Falaise-Nord[21].
En 1907, La Société des mines de Soumont voit le jour. Cette mine de fer métamorphose ce petit bourg rural en cité minière cosmopolite. Dès les années 1920, l'arrivée de populations étrangères pour travailler à la mine bouleverse le patrimoine local. Ce ne sont pas moins de dix-huit nationalités différentes qui viennent constituer la population. « La petite Varsovie » est le surnom donné à cette petite commune, à la suite de l'implantation d'une importante communauté polonaise.
Dès 1908, la construction de logements individuels et collectifs de brique rouge rappelle les corons du Nord de la France.
Fin des années 1940, la communauté polonaise érige sa propre chapelle « Notre-Dame-de-Czestochowa ». La messe y est dite par un curé polonais. Les mineurs attendront la fin des années 1950 pour dédier une chapelle à leur patronne, sainte Barbe.
La fermeture des mines de Soumont en est un réel bouleversement pour Potigny.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints[25].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].
En 2023, la commune comptait 2 089 habitants[Note 4], en évolution de +0,67 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- L'église Notre-Dame-du-Rosaire (XIIIe siècle), qui fait l'objet d'une classement au titre des monuments historiques depuis le [29]. La nef, le chœur, la tour carrée et le clocher datent du XIIIe siècle. Le porche d'entrée certainement du XIXe siècle, les fonts baptismaux du XVIIIe siècle.
- L'ancienne école des filles (rue Général-Leclerc). Premier bâtiment imposant de la ville construit avant la Première Guerre mondiale, elle est devenue la mairie.
- L'école de musique (rue Général-Leclerc), anciennement école des garçons. Elle fut construite sur le même modèle que l'école des filles se trouvant en face.
- Les châteaux d'eau (rue des Tulipes et rue de la Mine), construits lors de l'apogée de la mine de Soumont-Saint-Quentin. L'un des deux datant de 1912, situé rue Louis-Bouillard, a été rénové récemment[C'est-à-dire ?] et a retrouvé son éolienne.
- Les anciens bâtiments administratifs de la mine (rue de la Mine).
- Les lavoirs, disséminés dans les cités minières.
-
L'église Notre-Dame-du-Rosaire.
-
L'église Notre-Dame du Rosaire. -
L'ancienne mairie, actuellement école de musique.
-
L'ancienne école des filles.
-
Le château d'eau et le lavoir de la cité ouvrière.
-
Lavoir.
Activité et manifestations
[modifier | modifier le code]Jumelages
[modifier | modifier le code]
Jutrosin (Pologne) depuis 1993.
Banwell (Royaume-Uni) depuis 1999.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]
- Maurice De Muer, né à Potigny (1921-2012), coureur cycliste.
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | De gueules au léopard d'or soutenu par une lampe de mineur et un pic passés en sautoir du même, à la filière d'or[30]. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le léopard d'or sur champ de gueules rappelle les armes de la Normandie. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Potigny dans les arts
[modifier | modifier le code]- Michel Bussi a fait de Potigny la toile de fond de l'un de ses romans, Maman a tort (2015).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Gérard Fournier, Les mineurs de Soumont-Potigny, 1907-1989, éditions OREP, 2009
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Potigny » sur Géoportail (consulté le 10 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)
- ↑ Sandre, « le fossé 03 de la Hunière »
- ↑ « Fiche communale de Potigny », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines dans le bassin Seine-Normandie (consulté le )
- ↑ Sandre, « Le Laizon »
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Potigny et Saint-Sylvain », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Sylvain_sapc », sur la commune de Saint-Sylvain - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Sylvain_sapc », sur la commune de Saint-Sylvain - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Potigny », sur insee.fr (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Caen », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Ernest Nègre - 1990 - Toponymie générale de la France - Page 580 - (ISBN 2600028838).
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ https://maitron.fr/spip.php?article18016, notice BROSSEAU René, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 20 octobre 2008.
- ↑ « Jean-Marie Gasnier ne briguera pas un 5e mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Élu à l'unanimité, Gérard Kepa succède à Jean-Marie Gasnier », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- Réélection 2020 : « Municipales à Potigny. Gérard Kepa a été réélu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Église », notice no PA00111623, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Potigny », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).
