Prince des Lys
| Artiste |
Inconnu |
|---|---|
| Date |
Vers |
| Technique | |
| Matériau | |
| Hauteur |
80 cm |
| Lieu de découverte | |
| Localisation |
La fresque du Prince des Lys ou Prince aux Lys est un relief en stuc[1] de l'époque minoenne[2]. La fresque est conservée au musée archéologique d'Héraklion en Crète et une autre reproduction se trouve au palais de Cnossos[3].
Description
[modifier | modifier le code]Cette œuvre représente un jeune homme aux cheveux longs, le torse tourné de face et le reste du corps de profil, dans le style égyptien. Il porte une coiffe ornée de plumes et un collier. Sa main gauche tient un objet ressemblant à une corde, peut-être utilisée pour guider un animal sacré. Elle mesure 1,20 mètre de haut et daterait de la période minoenne récente, vers [4].
Découverte et reconstitution
[modifier | modifier le code]Des fragments de la fresque furent découverts au palais de Cnossos par l'archéologue Arthur Evans en 1901[5]. Ce dernier pensait qu'elle représentait un roi-prêtre, peut-être le roi Minos lui-même[6]. En 1926, Émile Gilliéron proposa une reconstitution hypothétique de la fresque. Cette reconstitution a été critiquée, notamment en raison du faible nombre de fragments, qui pourraient avoir appartenu à différentes figures. Certains pensent en particulier que le torse était celui d'un boxeur tandis que la couronne pourrait avoir appartenu à un sphinx. D'autres archéologues, cependant, soutiennent la reconstitution proposée par Evans et Gilliéron[7].
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Shaw, 67; Hood, 75–76.
- ↑ Les fragments originaux proviennent en fait de plusieurs personnages, dont, vraisemblablement, un boxeur ; Jean Coulomb, « Le « Prince aux lis » de Knosos reconsidéré », Bulletin de correspondance hellénique, vol. 103, , p. 29–50 (DOI 10.3406/bch.1979.1976, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Shaw, 77.
- ↑ Hood, 75
- ↑ Shaw, throughout ; Hood, 76 ; Beard, 20–21.
- ↑ this is Shaw.
- ↑ Shaw, 69. Voir aussi Marinatos (1993), 71–73. L'image chez Beard, 18, montre toutes les pièces, ainsi que les lys, et (?) les fragments dessinés. La figure 61 dessinée par Marinatos montre la même chose.