Protelinae
Protelinés, Protéliens
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Sous-règne | Eumetazoa |
| Super-embr. | Deuterostomia |
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Mammalia |
| Ordre | Carnivora |
| Famille | Hyaenidae |
- Protelina Saint-Hilaire, 1851
Protelinae, les Protélinés ou Protéliens, sont une sous-famille de mammifères carnivores de la famille des Hyénidés. Ce groupe comprend les protèles au sens large, car cette famille ne possède plus qu’un seul genre : Proteles, pour deux espèces actuelles.
Taxonomie
[modifier | modifier le code]Ce taxon a été théorisé par Le zoologiste français Isidore Goeffroy Saint-Hilaire en 1851, mais de manière très succincte[1].
Lorsque les hyénidés se sont diversifiés en hyénidés broyeurs d'os et hyénidés cynoïdes, les hyénidés ces dernières ont prospéré il y a 15 millions d'années et un taxon a même réussi à coloniser l'Amérique du Nord. Cependant, la plupart se sont éteints à la suite d'un changement climatique et de l'arrivée des canidés en Eurasie. De cette lignée cynoïdes ont évolué les Protelinés et seul les protèles au régime insectivores ont survécu[2].
Il a été suggéré que la sous-famille des Proelinae pourrait en réalité constituer une ramification des « hyènes coureuses » (comme Lycyaena), qui se seraient adaptées à un régime insectivore en raison d’une concurrence accrue avec les canidés et les félidés[3].
Liste des genres
[modifier | modifier le code]| Genre | Image | Description | Période |
|---|---|---|---|
| Proteles | Genre actuel de hyénidés hautement spécialisés, au régime exclusivement insectivore. Leur dentitions est extrêmement réduite, mais conservent les bulles tympaniques volumineuses typiques de sa lignée pour détecter les insectes au son[4]. | Pliocène supérieur à Actuel | |
| †Gansuyaena | Genre fossile découvert en Chine (Bassin de Linxia). Il est considéré comme le chaînon morphologique le plus proche des protèles modernes. Il présente des adaptations auditives (bulles tympaniques hypertrophiées) similaires, bien que sa dentition soit moins réduite que celle de Proteles[5]. | Miocène moyen à supérieur | |
| †Plioviverrops | Petit hyénidé primitif de la taille d'une mangouste. Contrairement aux hyènes "broyeuses d'os", ce genre possédait une dentition adaptée à un régime opportuniste et insectivore. Il est considéré comme l'un des ancêtres basaux de la lignée menant au protèle. | Miocène inférieur à Pliocène inférieur |
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, Catalogue méthodique de la collection des mammifères, de la collection des oiseaux et des collections annexes, Paris, Gide et Baud, (DOI 10.5962/bhl.title.137675, lire en ligne)
- ↑ Macdonald 1992, p. 119–144
- ↑ (en) Klaus-Peter Koepfli, « Molecular systematics of the Hyaenidae: relationships of a relictual lineage resolved by a molecular supermatrix », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 38, no 3, , p. 603–620 (PMID 16503281, DOI 10.1016/j.ympev.2005.10.017)
- ↑ (en) Lars Werdelin et Nikos Solounias, « The Hyaenidae: taxonomy, systematics and evolution », Fossils and Strata, no 30, , p. 1–104 (ISSN 0300-9491, DOI 10.18261/8200374815-1991-01, lire en ligne)
- ↑ (en) Henry Galiano, Z. Jack Tseng, Nikos Solounias, Wang Xiao-Ming, Qiu Zhan-Xiang et Stuart C. White, « A new aardwolf-line fossil hyena from Middle and Late Miocene deposits of Linxia Basin, Gansu, China », Vertebrata PalAsiatica, vol. 60, no 2, , p. 81–116 (DOI 10.19615/j.cnki.2096-9899.211025, lire en ligne)
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) David Macdonald, The Velvet Claw: A Natural History of the Carnivores, New York, Parkwest, (ISBN 0-563-20844-9, lire en ligne)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (fr + en) ITIS : Protelinae I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1851