Rachel Gilmore
Rachel Gilmore est une journaliste indépendante canadienne basée à Montréal. Elle se spécialise dans la politique fédérale, la désinformation et l'extrémisme d'extrême droite.
Carrière
[modifier | modifier le code]Ancienne journaliste parlementaire à Ottawa, elle s'est tournée vers le journalisme indépendant via Substack et Patreon. Elle est notamment connue pour ses enquêtes sur les mouvements nationalistes blancs au Canada, dont une investigation révélant que le Frontenac Active Club s'entraînait clandestinement dans une salle de sport montréalaise à l'insu de ses propriétaires[1],[2],[3].
En , CTV l'a engagée pour animer un segment hebdomadaire de vérification des faits durant la campagne électorale fédérale, avant de l'écarter rapidement après qu'une campagne de pression menée notamment par un responsable conservateur soit devenue une « distraction » pour la chaîne[4],[5].
En , deux membres du Frontenac Active Club se sont présentés à un événement pour l'intimider en personne en réaction à son enquête, après quoi elle a déposé une plainte auprès de la police de Montréal[1].
Gilmore est régulièrement la cible de campagnes de harcèlement en ligne de la part de groupes d'extrême droite[2],[4],[6],[7].
Prix et distinctions
[modifier | modifier le code]En 2023, Gilmore a reçu le prix commémoratif Tara Singh Hayer (en) de Journalistes canadiens pour la liberté d'expression, aux côtés de Saba Eitizaz et Erica Ifill, pour leur refus collectif de tolérer le harcèlement en ligne comme condition normale du métier journalistique[8].
Références
[modifier | modifier le code]- Rachel Gilmore, « The Fallout from Reporting on White Nationalism in Canada », sur The Tyee, (consulté le )
- Monique Durette, « ACJ : Menacer les journalistes, c'est menacer la liberté elle-même », sur L'Association Canadienne des Journalistes, (consulté le )
- ↑ Marc Fawcett-Atkinson, « Des suprémacistes blancs ciblent les gymnases pour «endoctriner» de nouveaux adeptes », sur Le Devoir, (consulté le )
- (en) Janiece Campbell, « Canadian journalist axed from CTV segment following online hate, urges better protections for reporters », sur NOW Toronto, (consulté le )
- ↑ Luke LeBrun, « Les pressions de conservateurs forcent l’annulation d’un segment de vérification des faits à CTV », sur Pivot, (consulté le )
- ↑ « Rachel Gilmore craint pour sa sécurité en raison des menaces de l’extrême droite », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ « Rachel Gilmore : quand l’extrême droite réplique | Tout le monde en parle », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ (en) « Honouring Courageous Reporting – CJFE », (consulté le )
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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