RadPride
La Rad Pride est une manifestation planifiée par des organisations militantes, des organismes communautaires ainsi que des associations étudiantes et syndicales à Montréal, au Canada[1]. Plus une manifestation qu’une parade, Rad Pride invite les communautés queers, trans et alliées à se réunir pour célébrer la fierté de manière politique[2]. La première édition[Quand ?] était soutenue par six organismes et la troisième édition a été soutenue par trente organismes[3].
Revendications
[modifier | modifier le code]P!nk Bloc, l’organisme principal dans l’organisation de Rad Pride, lutte de manière générale contre la queerphobie, l’homophobie, la transphobie, mais aussi contre le capitalisme, le colonialisme et la remontée des mouvements fascistes[2],[4]. Plus spécifiquement, la manifestation s’oppose au défilé de Fierté Montréal, qu’il accuse d’être commandité par des entreprises ayant de l’argent investi dans le génocide à Gaza[3],[5],[6]. Rad Pride rejette du même coup la forte implication de la police dans les événements de Fierté Montréal ainsi que ses multiples partenariats commerciaux, preuve de la commercialisation et la commodification de Fierté[3],[4],[7]. Rad Pride dénonce aussi l’institutionnalisation de la fierté queer, qui, aux mains de Fierté Montréal, est au service d’une infirme partie de la communauté queer, soit une partie blanche, cis et plus aisée[4],[6].
En 2025, plusieurs organismes communautaires ont aussi dénoncé Fierté Montréal pour des raisons similaires: la participation de deux groupes ouvertement sionistes au défilé, la démission du président de Fierté Montréal et la priorisation des intérêts d’entreprises privées en dépit des organismes communautaires et à but non-lucratif[8]. Plusieurs anciens collaborateurs de Fierté Montréal ont aussi signalé avoir été instrumentalisés comme vitrines de diversité tout en étant écartés des décisions importantes[4].
Malgré ces revendications de plus en plus nombreuses, Fierté Montréal soutient que son organisation est un vecteur de changements sociaux, amplifie les voix des communautés queers et met de l’avant leurs luttes et réalités auprès du grand public[9].
Brutalité Policière
[modifier | modifier le code]Rad Pride est habituellement un événement festif et rassembleur[6],[7]. Plus d’une centaine de personnes ont pris part à la troisième édition de Rad Pride, le 9 août 2025[5],[8]. À 21h50, la SPVM a signalé que des manifestants ont poussé et défié des policiers et leurs ont lancé des objets et des pyrotechniques. En réponse, la SPVM a utilisé des manœuvres de dispersion et du gaz irritant sur les manifestants[1],[8]. La SPVM a aussi signalé que la vitrine d’une banque sur la rue St-Hubert a été fracassée et qu’un feu a été fait dans une poubelle[1]. Certains participants présents à la manifestation affirment que la vitre était déjà fissurée avant la manifestation et que ce sont les policiers, en poussant les participants sur celle-ci, qui ont brisé la vitre[7]. Vers la fin de la manifestation, moins d’une heure avant son début[8], les manifestants se sont précipités vers la place Émilie-Gamelin, où un événement de danse latine a dû être annulé prématurément[5]. Des manifestants affirment que l'événement de danse latine a dû être annulé en avance car du gaz lacrymogène a été lâché dans le parc par les policiers[7]. Aucun arrêt n'a été fait et aucun blessé n’a été signalé[1],[5]. Cependant, les organisateurs de Rad Pride soutiennent que les policiers sont intervenus physiquement auprès des manifestants, notamment en utilisant du poivre de cayenne et des matraques[1],[5].
Lors de sa deuxième édition, en 2024, de la brutalité policière a aussi été signalée. Deux personnes ont été arrêtées par la SPVM, pour voie de fait sur policier. Similairement à la troisième édition en 2025, le P!nk Bloc accuse la police d’avoir attaqué des participants à l’avant de la manifestation de manière brutale et sans provocation. Des vitrines ont aussi été cassées[10]. La manifestation a tout de même duré plusieurs heures et s’est terminée en dance party dans le village gai[4].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Radio-Canada, « Des affrontements éclatent à la Fierté radicale à Montréal », sur Radio-Canada, (consulté le )
- Léa Beaulieu-Kratchanov, « Rad Pride : une manifestation pour repolitiser la Fierté », sur Pivot, (consulté le )
- (en) Adriana Gentile, « Clashes with police at Rad Pride march in Montreal », sur CityNews Montreal, (consulté le )
- Front Rose, « Fierté Montréal ne nous représente pas », sur Front Rose, (consulté le )
- [vidéo] « Affrontements avec les policiers lors de la «Fierté radicale» à Montréal », Olivier Faucher, (consulté le )
- « Communiqué de presse – 36 organisations signent l’appel à la 3e Rad Pride prévue ce samedi 9 août – P!NK BLOC » (consulté le )
- (en) « Tear gas, police violence and broken glass at Montreal Rad Pride protest | News », sur thelinknewspaper.ca (consulté le )
- (en) « Police use tear gas on demonstrators at opposing Pride march on Saturday night », Montreal Gazette, (lire en ligne)
- ↑ (en) « Mission, vision et valeurs | Fierté Montréal », sur fiertemontreal.com (consulté le )
- ↑ Fannie Arcand, « Rad Pride: Deux arrestations après une manifestation pour les droits LGBTQ+ », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
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