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Randens

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Randens
Randens
Le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Maire délégué
Mandat
Véronique Gazet
2020-2026
Code postal 73220
Code commune 73212
Démographie
Gentilé Randaillons
Population 816 hab. (2016 en évolution de −7,9 % par rapport à 2010)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 42″ nord, 6° 18′ 39″ est
Altitude Min. 306 m
Max. 2 162 m
Superficie 10,36 km2
Historique
Fusion
Intégrée à Val-d'Arc
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Randens
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Randens
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Randens

Randens est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le , elle fusionne avec la commune d'Aiguebelle pour former la commune nouvelle de Val-d'Arc.

Géographie

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Localisation

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Le village et l(église.

Randens est un gros bourg de piedmont qui s'étale sur la rive droite de l'Arc, à l'entrée de la vallée de la Maurienne.

Communes limitrophes

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Avant la fusion, les communes limitrophes étaient Aiguebelle, Bonvillaret, Bourgneuf et Montsapey.


Géologie et relief

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L'Arc entre Aiguebelle et Randens.

La superficie de l'ancienne commune est de 10,36 km2 ; son altitude varie de 306 à 2 162 mètres[1].

Hydrographie

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Le territoire de Randens est limité à l'ouest par le lit de lArc, un affluent gauche de l'Isère, donc un sous-affluent du Rhône.

Aiguebelle et Randens vus depuis le Char de la Turche.

Voies de communication et transports

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La commune, desservie par la RD 72, est aisément accessible depuis l'ancienne route nationale 6 (France métropolitaine) (actuelle RD 1006) qui se trouve sur la rive gauche de l'Arc.

Anciens panneaux de commune sur le pont de Randans.

Les premières formes du toponyme sont Ecclesia de Randens (1019), Anselmus de Randens (1200, nom d'homme), Curati de Randens/Guillius de Ramatis (1421, nom d'homme), Nemus de Ramatis (1454, nom d'homme)[2].

Le nom de la commune semble d'origine burgonde, c'est-à-dire germanique orientale. Il pourrait dériver, selon l'auteur Théodore Perrenot[3], d'un primitif *Randingos, basé sur le nom de personne germanique Randa (Rando selon Ernest Nègre) et suivi du suffixe germanique -ing, romanisé en -ingos. -ingos a régulièrement évolué en -ens et explique la majeure partie des toponymes régionaux possédant cette terminaison[4].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Randè, selon la graphie de Conflans[5].

La collégiale Sainte-Catherine, édifiée entre 1258 et 1267, est définitivement détruite à la suite de débordement du torrent en 1748.

Temps modernes

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Le village de Randens est érigé en commune, à partir d'une partie du territoire d'Aiguebelle, en 1738[6].

Révolution française et Empire

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La paroisse de Randens est supprimée lors de l'occupation du duché de Savoie, par les troupes révolutionnaire française et rattachée aux paroisses d'Aiguebelle et de Montsapey[6]. Elle est rétablie en 1818[6].

Époque contemporaine

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Sur la demande de leurs conseils municipaux, Aiguebelle et Randens[7] fusionnent le pour former la commune nouvelle de Val-d'Arc dont la création est actée par un arrêté préfectoral du [8],[9].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Randens se trouve depuis la rattachement de la Savoie à la France dans l'arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne du département de la Savoie[1].

Elle faisait partie du canton d'Aiguebelle[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Pour les élections départementales, les électeurs de Randens votent depuis 2014 dans le canton de Saint-Pierre-d'Albigny.

Pour l'élection des députés, ils votent dans la troisième circonscription de la Savoie.

Intercommunalité

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Avant la fusion de 2019, Randens était membre de la communauté de communes Porte de Maurienne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1997 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Depuis la fusion, ils y sont représentés par des élus de Val-d'Arc.

Liste des maires

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Liste des maires successifs jusqu'à la fusion[10]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1860 1888 Humbert Grange[11]   Propriétaire, ingénieur et maitre de forges aux hauts-fourneaux de Randens
Ancien député de la Savoie à la Chambre italienne
Député de la Savoie (1872 → 1876)
Mort en fonction
         
1904 1908 François Grange    
1908 1913 Antonin Peronnon    
1913 1925 François Grange    
1925 1926 Frédéric Jay    
1926 1930 Joseph Combet    
1930 1934 Pierre Constantin    
1935 1946 Joseph Combet    
1946 1953 Louis Miquet    
1954 1971 Albert Damé    
1971 1977 Roger Maillet    
mars 1977 décembre 2018 José Rico[12],[13] PS Maire de Val-d'Arc (2019 → 2023)
Liste des maires délégués depuis la fusion
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
juin 2023[14] en cours Véronique Gazet    

Équipements et services publics

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L'école de Randens.

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2016, la commune comptait 816 habitants[Note 2], en évolution de −7,9 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
471461456528709766777769805
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
857811766759760773760662593
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
528465397432421683564606651
1982 1990 1999 2006 2008 2013 2016 - -
656635663795833838816--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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La commune de Randens relève de l'académie de Grenoble.

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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L'église.
  • L'église de l'Assomption.
  • Le platane multiséculaire, un arbre de Sully[18], situé sur la place près de l'église est imposant par sa circonférence de 6,40 m.

Personnalités liées à la commune

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

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  1. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé, (réimpr. 2004, 2021) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne).. Édition 2021, p. 278.
  3. Théodore Perrenot, La Toponymie burgonde, Bibliothèque scientifique 1942.
  4. Henry Suter, « Randens », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en ).
  5. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 24.
  6. a b et c D. Barbero, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, Savoie, Paris, ditions du Centre national de la recherche scientifique, , 422 p., p. 289.
  7. F.T., « Les communes d'Aiguebelle et Randens vont délibérer sur leur fusion », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. Louis Laugier, « Arrêté préfectoral portant création de la commune nouvelle de Val-d'Arc », Recueil des actes administratifs spécial n°73-2018-136,‎ , p. 3-5 (lire en ligne [PDF]).
  9. Joël Truchet, « Le préfet entérine la fusion entre Aiguebelle et Randens », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  10. « Maires, anciens Maires et Conseillers Généraux », Cadre de vie, sur https://valdarc.fr (consulté le ).
  11. « Humbert Grange (1830-1889) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  12. Damien Triomphe, « Municipales à Val-d'Arc : José Rico, 76 ans, maire depuis 1977, et ce n'est pas fini : En Savoie, à Val-d'Arc, le candidat José Rico s'apprête à repartir pour un nouveau mandat de maire. Un huitième, pour être précis. "Ce qui compte, c'est l'envie de faire quelque chose !" sourit-il », France Bleu Pays de Savoie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. François Casanova, « Congrès des maires : José Rico, à la tête de Randens depuis 45 ans, nous raconte son quotidien », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  14. « Modifications des Maires et Adjoints en 2023 », Actualités, sur https://valdarc.fr, (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Histoire de nos villages », Cadre de vie, sur https://valdarc.fr (consulté le ).