Redjit
| Redjit | ||||
Épaule de Redjit (versant arrière) avec les noms d'Horus de Hotepsekhemouy, Nebrê et Ninetjer[note 1]. | ||||
| Nom en hiéroglyphe |
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| Transcription | Rḏ.t | |||
| Naissance | vers le XXIXe siècle av J.-C. |
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| Décès | vers le XXVIIIe siècle av J.-C. |
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| Dynastie | IIe dynastie | |||
| Fonction principale | haut fonctionnaire et prêtre | |||
| Famille | ||||
| Père | Mery Djéhouty | |||
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Redjit (parfois aussi Redjef) est un haut fonctionnaire et prêtre de l'Égypte antique à la fin de la IIe dynastie. Il était autrefois appelé à tort « Hetepdjef ». On ignore quel roi il servait.
Attestation
[modifier | modifier le code]Une statuette en granit clair poli représentant Redjit a été conservée. Elle le montre à genoux, coiffé d'une perruque bouclée. Au dos de son épaule droite sont gravés les noms d'Horus des trois premiers souverains présumés de la IIe dynastie : Hotepsekhemouy, Nebrê et Nynetjer. Juste à côté se trouve une rare représentation du dieu Netjer-Akhti. Selon Dietrich Wildung, il pourrait toutefois s'agir de la divinité Djebaouti. Au pied de la statuette se trouve une inscription qui désigne Redjit comme « graveur en chef » et « bien-aimé de Netjer-Akhti/Djebaouti ». Redjit assurait le service funéraire des souverains susmentionnés dans la nécropole royale de Memphis. Ce précieux artefact a été découvert à Mit-Rahineh[1].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Détail d'une statue représentant Redjit, prêtre des cultes funéraires de trois souverains de la IIe dynastie (vers le XXVIIIe siècle av J.-C.), dont les serekh sont classés par ordre chronologique : Hotepsekhemouy, Nebrê et Ninetjer.
Découverte en 1888 à Memphis, cette statue est en granit rouge moucheté.
Dimensions : hauteur 39 cm, largeur 18 cm, épaisseur 20 cm.
Conservation : Musée égyptien, Le Caire JE 34557 = CG 1.
Cette statue est l'un des plus anciens exemples de sculpture égyptienne privée dont nous disposons. Son nom et celui de son propre père, Mery Djéhouty, sont gravés à la base de la statue.
Voir : Borchardt 1911, (CG) I, p. 1-3 pl. 1.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Wilkinson 1999, p. 83 et 85.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l’Ancien Empire égyptien ; tome 2 (= Bibliothèque d’Étude. Band 126/2), Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, (ISBN 2-7247-0250-6, lire en ligne), p. 516 ;
- (de) Ludwig Borchardt, Statuen und statuetten von Königen und Privatleuten im Museum von Kairo, ;
- (en) Henry George Fischer, « An Egyptian Royal Stela of the Second Dynasty », Artibus Asiae, Ascona/Boston 1961, Institute of Fine Arts, vol. 24, no 1, , p. 45–56 (ISSN 0004-3648) ;
- (en) Toby Alexander Howard Wilkinson, Early dynastic Egypt, Londres, New-York, Routledge, , 436 p. (ISBN 978-0415186339) ;
- (en) Scott J. Allan, « The earliest private statue of ancient Egypt. A re-examination of the statue of Hetepdief », Archéo-Nil, no 30, , p. 59-72 (lire en ligne).