Reflets.info
Logo de Reflets.info. | |
| Adresse | reflets.info |
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| Publicité | non |
| Langue | Français |
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| État actuel | en ligne |
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Reflets.info est un site web d'information et d'investigation français sur le numérique et la sécurité des systèmes d'information, fondé en 2009 par un journaliste et un hacker.
Historique
[modifier | modifier le code]Reflets.info est fondé en 2010 par le journaliste Antoine Champagne (alias « Kitetoa ») et le hacker Olivier Laurelli (alias « Bluetouff »)[1]. Interrogés sur la ligne éditoriale du média par France Culture, les fondateurs indiquent qu'il est centré sur Internet[1],[2].
Le site initialement en accès libre, gratuit et dénué de publicité, passe du modèle de financement basé sur un système de dons libres, considérés comme trop instables pour permettre le développement du journal, à un modèle basé sur les abonnements avec péage de lecture numérique en 2016[3].
Reflets.info est reconnu service de presse en ligne d’information politique et générale par la Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP)[4].
Le site est notamment connu « pour avoir alerté les médias français sur la vente de technologies de surveillance par des entreprises françaises à la Libye de Kadhafi », écrit Télérama[5],[6],[7]. Il divulgue aussi en 2017 la vente d'un système de surveillance similaire au Maroc[8]. Reflets.info est à la pointe sur cette thématique[9].
En 2012, après une recherche sur Google, Olivier Laurelli télécharge des documents de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), publiquement accessibles sur Internet mais qui n'auraient pas dû l'être car stockés sur l'extranet de l'Anses qui souffre d'une défaillance technique. Après la publication d'un article dans Reflets.info, il est poursuivi en justice bien que l'Anses ne se porte pas partie civile et est relaxé en 2013, mais le ministère public fait appel. Le journaliste est condamné en à 3 000 € d'amende pour « maintien frauduleux dans un système automatisé de données » et « vol de fichiers informatiques », selon Mediapart face « à des magistrats totalement hermétiques à toute notion technique, même les plus basiques »[10] ; son pourvoi en cassation est rejeté l'année suivante[11].
En 2016, Reflets.info compte trois journalistes dotés de la carte de presse et cinq ou six autres contributeurs, selon L'Obs[12]. En 2019, d'après les mentions légales du site, l'équipe de rédaction est composée de quatorze personnes[13].
Le média indépendant est soutenu en par le Fonds pour une presse libre[14].
En 2022, le groupe Altice assigne Reflets.info en référé devant le tribunal de commerce, afin que le site supprime des articles publiés concernant des données piratées du groupe mise en ligne, invoquant la loi sur le secret des affaires. Le tribunal ordonne alors au site de ne pas publier de nouvelles informations sur le sujet et de payer 4 500 euros de frais. Reflets.info fait appel de cette décision[15],[16] et obtient la levée de la censure, le tribunal rappelant que le « secret des affaires » n’est pas, selon la loi, opposable à la presse : le journal peut désormais publier des articles sur le groupe de télécoms et de médias de Patrick Drahi[17],[18],[19].
Références
[modifier | modifier le code]- « Journalistes-hackers : technologie, information, politique », France Culture, .
- ↑ Xavier de La Porte, « Foisonnants médias alternatifs sur le Web », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « De nouveaux tarifs pour Reflets : Nos tarifs vont augmenter pour la première fois depuis sept ans »
, sur reflets.info, (consulté le )
- ↑ « Services de presse en ligne », sur Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP) (consulté le ).
- ↑ « D8 supprime un JT de son site après un article de Reflets.info », Télérama, (lire en ligne).
- ↑ Olivier Tesquet, « Hackers, le cinquième pouvoir », Télérama, (lire en ligne).
- ↑ Renaud Lecadre, « Paris derrière les grandes oreilles de Kadhafi », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Amaelle Guiton, « La succession d'Amesys, ou le « business as usual » de la surveillance », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Ophelia Noor et Pierre Alonso, « Les hackers forment les journalistes », OWNI, .
- ↑ Jérôme Hourdeaux, « « Piratage » via Google : drôle de procès en appel pour un journaliste », Mediapart, .
- ↑ Amaelle Guiton, « Il télécharge des documents en libre accès, la justice le condamne », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Boris Manenti, « Comment la fachosphère peut bloquer des médias sur Twitter », Le Nouvel Obs, .
- ↑ « Mentions légales », sur reflets.info (consulté le ).
- ↑ « Les neuf médias retenus pour recevoir une aide du fonds de la presse libre », sur Europe 1 (consulté le ).
- ↑ Sébastien Gavois, « Altice vs Reflets : la justice ordonne « à la société Rebuild.sh de ne pas publier […] de nouvelles informations » », sur Next INpact, (consulté le ).
- ↑ « La justice interdit à « Reflets.info » de publier de nouveaux articles à propos d’Altice tirés de données piratées », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Jérôme Hourdeaux, « Secret des affaires : la censure préventive du site Reflets levée en appel », Mediapart (consulté le ).
- ↑ « La justice autorise « Reflets.info » à publier de nouveaux articles à propos d’Altice à partir de données piratées », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Censure : la justice donne raison au média « Reflets » contre Patrick Drahi », Reporterre, 20 janvier 2023 à 15h42 (lire en ligne).
Liens externes
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- Site officiel
- Ressource relative à la recherche :