Aller au contenu

Robert Turcan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Robert Turcan, né le à Paris et mort le à Craponne[1], est un archéologue et historien français.

Il est spécialiste d'archéologie et de l'Antiquité romaine.

Élève à l'École normale supérieure en 1952, il y réalise des « canulars anti-communistes »[2] et y passe son agrégation de lettres, qu'il obtient en 1955[3], et poursuit ses études à l'École française de Rome, de 1955 à 1957.

Il travaille alors comme assistant de langue et littérature latines à la faculté des lettres de Lyon (de 1957 à 1963) puis chargé d’enseignement à la faculté des lettres de Lyon (de 1963 à 1967) - tout en travaillant à sa thèse, qu'il soutient en 1966.

Il fait alors carrière comme maître de conférences à la faculté des lettres de Lyon (1967 à 1987) puis professeur d’archéologie romaine et gallo-romaine à l'université Paris IV (1987 à 1994).

Il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1990.

Il meurt le [4].

Dans ses travaux, Robert Turcan a mis en exergue l'importance des orientalismes (Cybèle, Dionysos, Mithra, Isis, etc.) dans la vie de Rome[5], notamment via ses ouvrages Mithra et le mithracisme (1993) et Recherches Mithriaques (2016)[6].

En 2017, il publie la thèse Tibère dans laquelle il revisite le parcours du deuxième empereur en lui conférant habileté et prudence[7].

Responsabilités scientifiques

[modifier | modifier le code]
  • Membre des comités de direction et de rédaction de la Revue archéologique.
  • Membre de la Société des études latines.
  • Membre de l’Association des études grecques.
  • Membre de la Société nationale des antiquaires de France.
  • Membre du Deutsches archäologisches Institut (Berlin).
  • Membre du comité national du CNRS.
  • Membre de l’Académie centrale européenne de science et art.

Vie privée

[modifier | modifier le code]

Marié en 1956 à Marie Deléani (1930-2019), il est le père d'Anne-Marie Turcan-Verkerk et d'Isabelle Turcan[8].

Décorations

[modifier | modifier le code]

Publications

[modifier | modifier le code]
  • Les sarcophages romains à représentations dionysiaques. Essai de chronologie et d'histoire religieuse (thèse), E. De Boccard, , 684 + 64 planches.
Benoit Fernand, « compte-rendu de lecture de la thèse de Robert Turcan », Revue belge de philologie et d'histoire, t. 45, no 3,‎ , p. 908-910 (lire en ligne).
Gérard Siebert, « compte-rendu de lecture de la thèse de Robert Turcan », Revue des Études Grecques, t. 83, nos 394-395,‎ , p. 204-206 (lire en ligne).
Jean Ch. Balty, « compte-rendu de lecture de la thèse de Robert Turcan », L'antiquité classique, t. 40, no 2,‎ , p. 804-808 (lire en ligne).

Références

[modifier | modifier le code]
  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. Pierre Verschueren, « Le rire de la vieille dame ? : humours, sciences et politiques rue d'Ulm de 1945 à 1971 », dans Pierre Serna (dir.), La Politique du rire : satires, caricatures et blasphèmes (XVIe – XXIe siècles), Ceyzérieu, Champ Vallon, (ISBN 979-10-267-0073-9, lire en ligne), p. 199.
  3. « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 », sur cnrs.fr (consulté le ).
  4. Annonce de l'AIBL
  5. Lucie Eple, « Jules César de Jérôme Carcopino, une référence dépassée ? Par Rodolphe Gauthier », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  6. (it) Armando Torno, « Mitra, la divinità nata da Petra », Il Sole 24 Oras,‎ (lire en ligne)
  7. Jacques de Saint Victor, « Tibère, de Robert Turcan : et si le deuxième empereur romain n'avait pas été si mauvais ? », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  8. « Biographie Robert Turcan Universitaire, Membre de l´Institut », sur whoswho.fr (consulté le ).

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Imago antiquitatis. Religions et iconographie du monde romain, Paris, De Boccard, 1999, 444 p., 85 ill. — mélanges en son honneur.

Liens externes

[modifier | modifier le code]