Rue des Boulets
11e arrt Rue des Boulets
| |||
| |||
| Situation | |||
|---|---|---|---|
| Arrondissement | 11e | ||
| Quartier | Sainte-Marguerite | ||
| Début | Rue du Faubourg-Saint-Antoine | ||
| Fin | Boulevard Voltaire | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 11e arrondissement de Paris
| |||
| modifier |
|||
La rue des Boulets est une rue de Paris située dans le 11e arrondissement, dans le quartier Sainte-Marguerite.
Situation et accès
[modifier | modifier le code]Ce site est desservi par la station de métro Rue des Boulets.
Origine du nom
[modifier | modifier le code]La rue doit son nom à celui d'un lieu-dit « les Boulets »[1],[2] appellation déjà attestée au XVIe siècle[1] et qui pourrait elle-même venir de « boulaie », lieu planté de bouleaux[3] ou bien prendre son origine dans les guerres de Religion du XVIe siècle[2].
Historique
[modifier | modifier le code]La rue des Boulets correspond à une section d'un chemin qui reliait Saint-Maur-des-Fossés et Saint-Denis[2] au XVIIe siècle. Sur d’anciennes déclarations, elle est appelée « lieu dit les Boulets anciennement les basses Vignolles[4]. Ce n'est toujours qu'un chemin au début du XVIIIe siècle[1]. Elle apparaît nommée « R. des Boulets » sur le plan de Jouvin de Rochefort (1672).
Dans la première moitié du XIXe siècle, la rue des Boulets va de la rue de Montreuil à la rue de Charonne[1].
En 1868, elle absorbe au nord la rue de la Muette, et au sud la rue Saint-Denis-Faubourg-Saint-Antoine et s'étire alors de la rue de la Roquette à la rue du Faubourg-Saint-Antoine[2],[5],[6].
En 1944, la rue des Boulets perd sa partie nord à partir du boulevard Voltaire, qui devient la rue Léon-Frot[2].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
[modifier | modifier le code]- Du no 21 au no 45 : limite de la folie Titon.
- L’historien de Paris Gustave Pessard rapporte qu’il existait dans la rue, au XVIIIe siècle, un bal public Au 20 sans O (Au vin sans eau) dont l’enseigne était O 20 100 O[7].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Lazare et Lazare 1855, p. 227.
- Hillairet 1978, p. 219.
- ↑ Michel Roblin, Quand Paris était à la campagne: origines rurales et urbaines des vingt arrondissements, (ISBN 978-2-7084-0134-1).
- ↑ Jean-Baptiste-Michel Renou de Chauvigné dit Jaillot et Michel Fleury, Recherches critiques, historiques et topographiques sur la ville de Paris, Berger-Levrault, (ISBN 978-2-7013-0125-9, 978-2-7013-0133-4 et 978-2-7013-0127-3), tome 3, Quinzième quartier Saint-Antoine, page 55.
- ↑ Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : Recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), (lire en ligne), « Arrêté du 2 avril 1868 », p. 381.
- ↑ Au sujet de ces rues aujourd'hui disparues, rue de la Muette et rue Saint-Denis-Faubourg-Saint-Antoine, voir les articles afférents Lazare et Lazare 1855, p. 568 et Lazare et Lazare 1855, p. 313.
- ↑ Gustave Pessard, Nouveau dictionnaire historique de Paris, Paris, Eugène Rey, libraire, , pages 96 et 530.
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, t. 1 (A-K), Les Éditions de minuit, , 7e éd. ;
- Félix Lazare et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Paris, Revue municipale, , 2e éd., 796 p., 30 cm (OCLC 459493021, BNF 30757704, SUDOC 024674451, présentation en ligne, lire en ligne).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris