Ryes
| Ryes | |
Église Saint-Martin de Ryes. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Bayeux |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Bayeux Intercom |
| Maire Mandat |
Roger Gucciardi 2020-2026 |
| Code postal | 14400 |
| Code commune | 14552 |
| Démographie | |
| Gentilé | Rissois |
| Population municipale |
482 hab. (2023 |
| Densité | 50 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 18′ 45″ nord, 0° 37′ 21″ ouest |
| Altitude | Min. 15 m Max. 59 m |
| Superficie | 9,59 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Caen (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bayeux |
| Législatives | Cinquième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.mairiederyes.fr |
| modifier |
|
Ryes est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 482 habitants[Note 1].
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Ryes se situe à 5 kilomètres au nord-est de Bayeux, dans le Bessin.
Les communes limitrophes sont Arromanches-les-Bains, Bazenville, Magny-en-Bessin, Le Manoir, Meuvaines, Saint-Côme-de-Fresné, Sommervieu et Tracy-sur-Mer.

Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Gronde, le fossé 01 de la Ferme des Prés[1] et le cours d'eau 01 de Chateau du Petit Fontaine[2],[3],[Carte 1].
-
Réseau hydrographique de Ryes.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 720 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bernières-sur-Mer à 15 km à vol d'oiseau[10], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 695,0 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Ryes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[15]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (95,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (65,8 %), prairies (22 %), zones agricoles hétérogènes (7,4 %), zones urbanisées (4,8 %)[18]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
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Le nom de la localité est attesté sous les formes Ria en 1025 (Fauroux 34)[19] ; Rigia en 1058 (Lucien Musset, Saint-Gabriel[19]) ou 1060[20] ; Ria en 1082 (Musset, Abbaye caennaise)[19] ; Rie vers 1170[19] ; Rya en 1203 (Magni rotuli, p. 18) ; Rye en 1250 (Magni rotuli, p. 114).
Selon François de Beaurepaire, il s'agit, d'après les formes anciennes, d'un terme apparenté au mot français raie[20] (< ancien français roie), comme Ry (Seine-Maritime, Ricum 1236)[20]. Il est issu du gallo-roman *RICA, d'un type gaulois *ricā « sillon » cf. moyen gallois rych « sillon » et vieux breton rec (> breton rec'h « déchirement »), répandu dans toute l'aire gallo-romane et attesté en bas latin par les formes riga, rega, rige (v. FEW t. 10, p. 393–394)[21],[22]. Cependant, dans un ouvrage plus récent, le même auteur propose une solution toute différente, à savoir un hypothétique *rivia (forme féminine de rivus > riu / ru « ruisseau ») qu'il compare avec La Rye, cours d'eau du département de la Vienne[19].
Histoire
[modifier | modifier le code]La commune a donné son nom aux seigneurs de la famille de Ryes, contemporains de Guillaume le Conquérant. Le seigneur de Ryes, Hubert de Ryes, est cité au milieu XIe siècle pour avoir accueilli le duc Guillaume aux prises avec ses barons révoltés. Il l'a ensuite sauvé en le faisant escorter par ses trois fils jusqu'à Falaise pendant que lui-même envoyait les barons révoltés dans une autre direction.
Le , une voie ferrée d'intérêt local à 60 cm d'écartement est ouverte entre Courseulles et Bayeux par les Chemins de fer du Calvados. Le même jour, une branche partant de Ryes vers Arromanches est également mise en service. La ligne principale et son embranchement sont déclassés du réseau le [23].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]-
La mairie. -
Le monument aux morts en face de la mairie.
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].
En 2023, la commune comptait 482 habitants[Note 5], en évolution de −6,77 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- L'église Saint-Martin des XIIe et XIIIe siècles fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[29].
- Plaque commémorant la rencontre historique entre Hubert de Ryes et Guillaume duc de Normandie.
- Manoir du Pavillon, XVIIe siècle.
- Pavillon Saint-Martin, XIXe siècle.
- Cimetière militaire britannique. Il compte 979 tombes, dont 630 Britanniques, 21 Canadiens, un Australien, un Polonais et 326 Allemands.
-
Le calvaire de l'église.
-
Vue de l'église située à l'écart du village.
-
Église Saint-Martin.
-
Plaque commémorative de l'histoire de Guillaume le Conquérant.
-
Manoir du Pavillon.
- Cartes postales anciennes
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Ryes fut le fief d'une famille de seigneurs du Bessin dont sont issus Eudes le Sénéchal, Hubert de Ryes et Robert de Ryes (XIe siècle).
- Pierre Hervieu (1809 à Ryes-1865 à Ryes), homme politique.
Héraldique
[modifier | modifier le code]Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'azur à la fasce d'argent accompagnée en chef de deux glands posés en barre et en pointe d'un croissant soutenant une moucheture d'hermine, le tout du même. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Ryes » sur Géoportail (consulté le 10 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[30].
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la Ferme des Prés »
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de Chateau du Petit Fontaine »
- ↑ « Fiche communale de Ryes », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines dans le bassin Seine-Normandie (consulté le )
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Ryes et Bernières-sur-Mer », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Bernieres », sur la commune de Bernières-sur-Mer - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Bernieres », sur la commune de Bernières-sur-Mer - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Caen », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- François de Beaurepaire (préf. Michel Tamine), Les Noms de lieux du Calvados (annoté par Dominique Fournier), Paris, L'Harmattan, (ISBN 978-2-14-028854-8)
- François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1) (OCLC 6403150). p. 132. Article « Ry ».
- ↑ Site du cnrtl : étymologie de raie 1
- ↑ Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, errance 2003. p. 256. Article « Rica ».
- ↑ Alain de Dieuleveult, Calvados pour les petits trains, Éditions Cénomane / La Vie du rail, Le Mans / Paris, 1997, (ISBN 2-905596-58-9 et 2-902808-74-7)
- ↑ Réélection 2014 : « Ryes (14400) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Notice no PA00111648, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Ryes sur le site de l'Institut géographique national » [archive du ] (archive Wikiwix)
Liens externes
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- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales du Calvados (063 EDT, 11d99609-7d05-4864-9e3e-7f744d9c2753)
- Ressources relatives à la géographie :
- Inventaire des archives communales sur le site des Archives départementales du Calvados





