SEPUR
| Sepur | |
| Création | 1965 (en entreprise individuelle) |
|---|---|
| Dates clés | 28-03-1989 immatriculation de la société actuelle |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée[1] |
| Siège social | Thiverval-Grignon |
| Direction | Youri Ivanov (Président) [2] |
| Actionnaires | Fonds d'investissement Capital (60%) |
| Activité | Collecte des déchets non dangereux |
| Effectif | 2481 en 2017 |
| SIREN | 350-050-589 |
| Site web | http://www.sepur.com/ |
| Chiffre d'affaires | 210 295 100 € en 2017 |
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Sepur est une entreprise française spécialisée dans la collecte et le tri des déchets ainsi que les activités associées.
Histoire
[modifier | modifier le code]L’entreprise Sepur a été créée en 1965 par Hervé Matuszewski[3]. Le centre de Thiverval-Grignon, dans les Yvelines, est le premier site de l'entreprise[4].
L’entreprise débute par la collecte des déchets sur la ville de Plaisir[5] pour s’étendre à toute l’Île-de-France et la Picardie, Normandie, Centre-Val de Loire et Bourgogne.
C'est le second plus grand opérateur dans la collecte de déchets ménagers et les services de propreté urbaine en Ile-de-France[6].
En 2012 Trail (ex Fondations Capital) devient actionnaire majoritaire de la société Sepur[7]. Trail détient 60% du capital de la société aux côtés d’Hervé Matuszewski, qui demeure actionnaire à hauteur de près de 40%, et du management. L’acquisition de Sepur a été réalisée pour une valeur d’entreprise de 124 millions d'euros[8].
Au début des années 2020, Sepur est accusée dans plusieurs procédures aux prud'hommes, de recourir illégalement au travail intérimaire. Sepur est condamnée devant les prud'hommes de Bobigny en , ou devant les prud'hommes de Longjumeau en . En tout, Sepur est condamnée dans 14 décisions prud'hommales ou de cour d'appel, à requalifier des contrats d'intérim en CDI[9],[10]. Sur les années 2022-2023, selon Basta !, 40% des effectifs de Sepur sont des travailleurs intérimaires (2 500 équivalent temps plein)[9].
Le président de Sepur, Youri Ivanov, n'hésite pas à aller en justice pour protéger la réputation de son entreprise en utilisant, selon la société des rédacteurs du Monde, des procédures-bâillons. Il porte plainte contre France Inter, L’Humanité, Politis et Le Monde en 2021, lorsque ces médias publient des articles détaillant les pratiques d’embauche et d’extorsion de travailleurs sans-papiers. Sepur a été déboutée de ses demandes[11],[12],[10],[9].
En 2022, la société d'investissement Cube Infrastructures Manager devient l'actionnaire principal, à 66%, de Sepur. Cube Infrastructures détient une expertise dans le service aux collectivités locales et la transition énergétique. Le fondateur de Sepur reste actionnaire minoritaire[13].
Après plusieurs années d'enquête, l'entreprise Sepur ainsi que les sociétés d'intérim Drop Interim et MisterTemp sont poursuivies des faits de « complicité d’emploi d’étrangers non autorisés à travailler ». La première audience a lieu le au tribunal judiciaire de Versailles[14],[10].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Sirene (registre national des sociétés).
- ↑ https://mesinfos.fr/78850-thiverval-grignon/thiverval-grignon-sepur-accelere-sa-transition-vers-le-zero-energie-fossile-241470.html
- ↑ « Fondations Capital : a réalisé l'acquisition de Sepur », sur boursier.com,
- ↑ « Sepur fait de son site historique, dans les Yvelines, un laboratoire pour sa transition énergétique », sur lesechos.fr,
- ↑ « Le géant des poubelles vendu à un fonds français », sur Le Parisien,
- ↑ « Fondations Capital devient actionnaire majoritaire de la société Sepur », sur Enviro2B, (consulté le )
- ↑ « Déchets : Fondations Capital devient actionnaire majoritaire de la société Sepur », sur actu-environnement.com
- ↑ « Collecte de déchets : Fondations Capital prend le contrôle de Sepur », sur lesechos.fr (consulté le )
- Adèle Cailleteau, « Ces travailleurs du déchet enchaînent 90 contrats précaires pour Sepur »
, Basta !, (consulté le )
- Pierre Jequier-Zalc, « Sepur, géant de la collecte des déchets, devant la justice pour « complicité » d’emploi de sans-papiers »
, Politis, (consulté le )
- ↑ Société des rédacteurs du Monde, « De nombreuses sociétés de journalistes signent une tribune appelant à lutter contre les « procédures-bâillons » »
, Le Monde, (consulté le )
- ↑ Pierric Marissal, « Attaquée par Sepur, l’Humanité défend ses engagements »
, (consulté le )
- ↑ « Cube Infrastructures Managers acquiert une participation majoritaire dans Sepur », sur www.environnement-magazine.fr (consulté le )
- ↑ Stéphane Ortega, « Emploi de travailleurs sans-papiers : le procès de Sepur débute ce 19 janvier »
, Basta !, (consulté le )