SNLE 3G
| Classe L’Invincible | ||||||||
Vue d'artiste. | ||||||||
| Caractéristiques techniques | ||||||||
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| Type | Sous-marin nucléaire lanceur d'engins | |||||||
| Longueur | env. 150 m | |||||||
| Déplacement | env. 15 000 t | |||||||
| Propulsion | Chaufferie nucléaire K22 | |||||||
| Caractéristiques militaires | ||||||||
| Armement | 16 MSBS M51.4, torpilles | |||||||
| Histoire | ||||||||
| Chantier naval | Naval Group | |||||||
| A servi dans | ||||||||
| Navires prévus | 4 | |||||||
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Les SNLE 3G (pour « 3e génération ») ou classe L’Invincible sont les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) destinés à remplacer, à compter de 2036[1], les sous-marins de classe Le Triomphant actuellement en service dans la Force océanique stratégique de la Marine nationale française. Ceux-ci ont eux-mêmes remplacé à partir de 1996 la classe Le Redoutable, qui représentait la première génération.
Historique
[modifier | modifier le code]Les première études envisageant le développement d'une troisième générations de Sous-marins Nucléaires Lanceurs d'Engins (SNLE) ont débuté en 2011 et les première études d'avant-projets par Naval Groupe et TechnicAtome en 2017[2]. La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé le la notification d'un marché de conception, d'une durée de cinq ans, à Naval Group et à TechnicAtome, maîtres d'œuvre[3]. Le coût du programme est secret défense[4]. Des études préliminaires ont été menées, sous l'acronyme de FMOD (« futur moyen océanique de dissuasion »).
La construction du premier des SNLE 3G a débuté en mars 2024 aux chantiers de Naval Group à Cherbourg[5], la mise en service du premier sous-marin étant prévue en 2036 et du quatrième et dernier en 2050. Il est prévu qu'ils restent en service jusqu'en 2090. Le premier sous-marin de la classe sera nommé L’Invincible.
Il a été initialement décidé par le Ministère des Armées de réduire le nombre de SNLE de 6 à 4 en raison d'une volonté de de se contenter du strict nécessaire en matière de dissuasion nucléaire, dans le contexte post guerre froide[6]. On peut cependant s'attendre à une modification de ce choix suite à l'annonce d'Emmanuel Macron le 2 mars 2026 concernant l'extension de la force de dissuasion française à plusieurs pays européens et à l'augmentation du nombre de têtes nucléaires produites par la France[1],[7].
Caractéristiques
[modifier | modifier le code]Les SNLE de classe L'invincible seront encore plus grands que leurs prédécesseurs de la classe Le Triomphant avec 147 mètres de long et un tonnage de plus de 15 000 tonnes. Mais leur envergure restera similaire avec une largeur de 12.5 mètres afin de ne pas avoir besoin de modifier les infrastructures de la base navale de l'Île Longue[2]. Les efforts de développement se concentrent principalement sur la discrétion/furtivité et les systèmes d'armements[8]. Des améliorations hydrodynamiques seront également apportées, avec des barres de plongée en forme de « X » afin de prodiguer aux submersibles une meilleure manœuvrabilité.
Les SNLE 3G emporteront chacun, dans leurs 16 tubes, une version améliorée du missile balistique M51 (M51.4) actuellement en service[7], au lieu d'un nouveau type de missile balistique, dans le but de limiter les coûts de développement. Ils emporteront à bord les nouvelles têtes nucléaires océaniques TNO-2 dont les capacités de pénétration des systèmes de défenses sont meilleures[7]. Ils auront un tonnage équivalent à celui de la classe Le Triomphant, afin d'éviter de modifier les infrastructures.
Ils seront équipés d'une chaudière nucléaire K22, évolution du réacteur K15, qui équipera aussi le Porte-avions de nouvelle génération[9]. Le développement d'un sonar destiné à ces sous-marins est confié à la branche « Underwater Systems » du groupe Thales[10].
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Notes et références
[modifier | modifier le code]- [vidéo] « Replay du discours du président de la République du 2 mars 2026 : la France va renforcer son arsenal de têtes nucléaires, annonce Emmanuel Macron », FRANCE 24, , 44:42 min (consulté le )
- « La France va mettre en chantier son premier SNLE de troisième génération », Mer et Marine, (lire en ligne
)
- ↑ « De nouveaux sous-marins lanceurs d'engins en 2035 pour la Marine Nationale », Le Figaro, (lire en ligne).
- ↑ Jean-Dominique Merche, « Sous-marins : le coût des SNLE français est secret », L'Opinion, (lire en ligne).
- ↑ « Cherbourg : Naval Group découpe la première tôle du prochain SNLE français », sur Mer et Marine, (consulté le ).
- ↑ « Assemblée Nationale - Questions parlementaires ».
- Vincent Groizeleau, « Nommé L’Invincible, le premier SNLE français de 3ème génération sera à la mer en 2036 », Mer et Marine, (lire en ligne
)
- ↑ « Dissuasion : Le renouvellement des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins se fera "sous contrainte de coût" », sur Zone militaire, (consulté le ).
- ↑ « Un réacteur nucléaire vient de démarrer à Cherbourg : pourquoi et à quoi va-t-il servir ? », sur actu.fr, (consulté le ).
- ↑ « Thales va concevoir le système sonar des futurs sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de 3e génération », sur Zone Militaire, (consulté le ).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Classe Dreadnought, son équivalent britannique
