SPIRou
SPIRou (acronyme de Spectropolarimètre infrarouge) est un spectropolarimètre dans l'infrarouge proche, installé sur le télescope de l'observatoire Canada-France-Hawaï situé à Hawaï (États-Unis).
SPIRou est un projet astronomique international piloté par l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP) de l'observatoire Midi-Pyrénées (OMP). Ses deux objectifs principaux sont la recherche et la caractérisation de planètes de petite masse autour des naines rouges proches, et l'étude de l'impact du champ magnétique sur la formation des étoiles et des planètes.
Organisation
[modifier | modifier le code]Les instituts de recherche et les partenaires financiers impliqués dans SPIRou sont répartis sur sept pays[1],[2] :
- en France :
- le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) ;
- l'Université Paul-Sabatier, l'Observatoire Midi-Pyrénées, l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP) ;
- l'Université Grenoble-Alpes, l'Observatoire des sciences de l'Univers de Grenoble et l'Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble (IPAG) ;
- l'Institut d'astrophysique de Paris (IAP), l'Observatoire de Paris (OP), le Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique (LESIA), le Laboratoire d'études du rayonnement et de la matière en astrophysique (LERMA), le laboratoire Univers et Théories (LUTH), l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE), l'Institut d'astrophysique spatiale (IAS) et le Laboratoire Atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS) ainsi que la région Île-de-France ;
- l'université Aix-Marseille (AMU), l'Institut Pythéas, le Laboratoire d'astrophysique de Marseille (LAM) et l'Observatoire de Haute-Provence (OHP) ;
- au Canada, l'Institut Trottier de recherche sur les exoplanètes de l'Université de Montréal (UdeM), l'Observatoire du Mont-Mégantic (OMM), l'Université Laval (UL) à Québec et le Conseil national de recherches Canada (CRNC) à Victoria ;
- au Brésil, le Laboratoire national d'astrophysique (LNA) à Itajubá, l'Université fédérale du Rio Grande do Norte (UFRN) à Natal ainsi que l'Université fédérale du Minas Gerais (UFMG) à Belo Horizonte ;
- aux États-Unis, le Télescope Canada-France-Hawaï (TCFH) ;
- à Taiwan, l'Institut d'astronomie et d'astrophysique de l'Academia Sinica à Taipei ;
- en Suisse, l'Observatoire astronomique de l'université de Genève ;
- au Portugal, le Centre d'astrophysique de l'université de Porto.
Premiers résultats
[modifier | modifier le code]En 2025, SPIRou découvre une super-Terre autour de l'étoile DS Leonis (es) (Gliese 410), dans la constellation du Lion à seulement 40 années-lumière de distance. Selon les premières estimations, la planète aurait une période orbitale de six jours et une masse de dix masses terrestres. Deux autres planètes sont suspectées, qui auraient des périodes de 3 et 18,7 jours[3].
La même année, SPIRou détecte, autour de la naine rouge Gliese 725 B, une planète candidate[a] et une planète certaine, nommées respectivement Gliese 725 Bb et Gliese 725 Bc. La première aurait une masse égale ou supérieure à 1,5 ± 0,4 masse terrestre (M⊕) et tournerait autour de Gliese 725 B en 4,765 ± 0,004 jours. La seconde, de masse égale ou supérieure à 3,5 ± 0,7 M⊕, tourne en 37,90 ± 0,17 jours et se situe dans la zone habitable[4],[5].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Une planète candidate est une planète dont l'existence est probable, mais dont le signal n'est statistiquement pas assez significatif pour qu'on la confirme.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ JF Donati et al., « SPIRou : un nouvel instrument pour découvrir des exoTerres et étudier la naissance des étoiles et des planètes », sur INSU (consulté le )
- ↑ René Doyon et Olivier Hernandez, « SPIRou : découvrir de nouveaux mondes habitables et étudier la naissance des étoiles et des planètes » [html], sur Université de Montréal, communiqué du 4 novembre 2013 (consulté le )
- ↑ « SPIRou découvre de nouvelles super-Terres voisines de notre système solaire », sur CNRS, (consulté le ).
- ↑ « SPIRou : La deuxième plus proche exoplanète en zone habitable découverte à seulement 11,4 années-lumière », sur INSU, (consulté le ).
- ↑ (en) M. Ould-Elhkim, C. Moutou, J.-F. Donati, P. Cortés-Zuleta, X. Delfosse et al., « The SPIRou Legacy Survey. Detection of a nearby world orbiting in the habitable zone of Gl 725B achieved by correcting strong telluric contamination in near-infrared radial velocities with wapiti », Astronomy & Astrophysics, vol. 705, , p. 1-19, article no A234 (DOI 10.1051/0004-6361/202555469
).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- (en) Site officiel