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Saint-Setiers

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Saint-Setiers
Saint-Setiers
Église Saint-Sagittaire de Saint-Setiers.
Blason de Saint-Setiers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Corrèze Communauté
Maire
Mandat
Daniel Mazière
2020-2026
Code postal 19290
Code commune 19241
Démographie
Population
municipale
252 hab. (2023 en évolution de −11,58 % par rapport à 2017)
Densité 5,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 51″ nord, 2° 07′ 51″ est
Altitude Min. 695 m
Max. 955 m
Superficie 46,78 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Plateau de Millevaches
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Setiers
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Saint-Setiers
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Saint-Setiers
Liens
Site web www.saint-setiers.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Saint-Setiers [sɛ̃ sətje] est une commune française située dans le département de la Corrèze, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

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Une entrée du bourg.

Généralités

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Le plateau de Millevaches vu depuis le sud-ouest de la commune.

Dans le quart nord-est du département de la Corrèze, sur le plateau de Millevaches, la commune de Saint-Setiers s'étend sur 46,78 km2. Située sur la ligne de partage des eaux entre le bassin versant de la Dordogne et celui de la Loire, elle est arrosée par la Vienne qui la borde à l'ouest sur près de deux kilomètres, et par le ruisseau de Villevaleix qui prend sa source sur le territoire communal et qui, devenu la Diège, limite la commune au sud-est sur près de quatre kilomètres.

L'altitude minimale avec 691[1] ou 695 mètres[Note 1],[2] se trouve localisée à l'extrême sud-est, près du lieu-dit la Bouige Longue, là où la Diège quitte la commune et entre sur celle de Sornac. L'altitude maximale avec 953[3] ou 955 mètres[2] est située au sud-ouest, en bordure de route départementale (RD) 36, au mont Audouze, (ou signal d'Audouze)[Note 2].

À l'intersection des RD 80, 174, 174E1 et 174E2, le bourg de Saint-Setiers est situé, en distances orthodromiques, dix-huit kilomètres au nord de Meymac et vingt-deux kilomètres au nord-ouest d'Ussel, la sous-préfecture.

Le territoire communal est également desservi par les RD 21, 36 et 174E4.

Entre les communes de Peyrelevade et Sornac, le GR 440 traverse le territoire communal sur environ quatorze kilomètres, passant dans le bourg de Saint-Setiers et les villages de Sounaleix et Feyssac.

Communes limitrophes

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Carte de Saint-Setiers et des communes avoisinantes.

Saint-Setiers est limitrophe de quatre autres communes, dont une dans le département de la Creuse.

Au nord, elle est proche du territoire de deux autres communes de la Creuse : à 300 mètres du Mas-d'Artige et à 600 mètres de Gentioux-Pigerolles.

Communes limitrophes de Saint-Setiers
Féniers
(Creuse)
Peyrelevade Saint-Setiers Sornac
Millevaches
Borne de nivellement sur le mur de l'église - Altitude 815 m.jpg.

Historiquement, la commune est exposée à un climat montagnard[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 335 mm, avec 14,3 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Peyrelevade à 6 km à vol d'oiseau[7], est de 9,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 338,6 mm[8],[9]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].

Au , Saint-Setiers est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (71,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,2 %), prairies (22,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,7 %), zones agricoles hétérogènes (9,6 %), terres arables (0,8 %), zones urbanisées (0,6 %)[15].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

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Le territoire de la commune de Saint-Setiers est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

Risques naturels

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Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Setiers.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 30,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 297 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 108 sont en aléa moyen ou fort, soit 36 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[18],[Carte 2].

Concernant les feux de forêt, aucun plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRIF) n’a été établi en Corrèze, néanmoins le code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Le périmètre des servitudes d'utilité publique et des zones d'obligation légale de débroussaillement pour les particuliers est quant à lui défini pour la commune dans une carte dédiée[19].

Risque particulier

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Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Saint-Setiers est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[20].

La localité de Saint-Setiers apparaît dans les archives en 1315 sous l'appellation Sancti Sagittarii, signifiant « Saint Sagittaire »[21].

Préhistoire et Antiquité

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Temps modernes

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Révolution française et Empire

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Époque contemporaine

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Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Administration municipale

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Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[22].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1945 Paul Lecadet    
1945 1947 Théodore Guillaumot    
1947 1953 Joannes Maison    
1953 1960 Gaston Labarre    
1960 1965 Berthe Labarre    
1965 1971 André Paulet    
1971 1977 Georges Gambelon    
1977 1989 Auguste Cloup RPR Médecin
Conseiller général du canton de Sornac (1982-1993)
1989 1995 Jean Boivert    
1995 2008 Bernard Vidal    
2008 en cours Daniel Mazière    

Rattachements administratifs et électoraux

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Population et société

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Démographie

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Le monument aux morts.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2023, la commune comptait 252 habitants[Note 3], en évolution de −11,58 % par rapport à 2017 (Corrèze : −0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2501 2351 2621 2391 2781 2911 3221 3681 498
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4101 4131 4721 4421 4571 4791 5901 6221 631
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5641 5521 5141 0481 0841 2121 2571 259825
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
712608298297281245240234280
2018 2023 - - - - - - -
286252-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Divers objets à caractère religieux et statues ainsi que du mobilier figurent dans les notices liées à l'église : baiser de paix, croix de procession en bois et cuivre, Christ en croix, statuette de l'Immaculée conception, buste reliquaire en bois représentant Saint-Sagittaire etc

  • Sanctuaire de saint-Sagittaire, comprenant, de part et d'autre d'une ancienne voie romaine une chapelle et une fontaine. Certains attribuent plusieurs miracles à ce saint local, martyr des tout premiers siècles de la chrétienté. Ses reliques sont déposées dans un buste-reliquaire situé dans l'église du village. Celui-ci est porté en procession chaque année, le , de l'église au sanctuaire.
  • Le pont de Puy-Redon sur la Diège, construit en 1899 entre le Puy-Redon et la rive gauche de la Diège par les communes de Saint-Setiers et de Sornac qui ont payé les travaux pour 8902 francs. Les subventions départementales ont été de 3886 francs, et celles de l'État de 5016 francs[27].

Patrimoine naturel

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Table d'orientation de Saint-Setiers

Le territoire communal est entièrement situé dans le parc naturel régional de Millevaches en Limousin.

En bordure du bourg de Saint-Setiers se trouve un parc arboretum privé, ouvert de mai à octobre[28].

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Blason de Saint-Setiers Blason
Écartelé : au 1er d'hermine à la bordure de gueules, au 2e de même au socle d'argent maçonné de sable, surmonté d'un croix latine d'argent et posé à l'angle dextre du chef, à la bande ondée d'azur naissant de la base du socle, au 3e d'or à la branche de bruyère de sinople, au 4e de sinople au mouton paissant d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Deux valeurs différentes pour l'IGN, 691 mètres sur la carte et 695 sur son ancien site.
  2. Deux valeurs différentes pour l'IGN, 953 mètres sur la carte et 955 sur son ancien site
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références

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  1. « 691 » sur Géoportail (consulté le 29 janvier 2019)..
  2. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « mont Audouze » sur Géoportail (consulté le 29 janvier 2019)..
  4. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (ORACLE) en Nouvelle-Aquitaine. » [PDF], sur haute-vienne.chambre-agriculture.fr, (consulté le ), p. 2.
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  7. « Orthodromie entre Saint-Setiers et Peyrelevade », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Peyrelevade » (commune de Peyrelevade) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Peyrelevade » (commune de Peyrelevade) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  12. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. « Les risques près de chez moi - commune de Saint-Setiers », sur Géorisques (consulté le )
  17. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  18. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  19. « Risque de feu de forêt près de chez moi, sur la commune de Saint-Setiers », sur Géorisques (consulté le )
  20. « Cartographie du risque radon en France. », sur le site de l’IRSN, (consulté le )
  21. Michel Prodel, Contribution à la toponymie de la Corrèze, Books on Demand, (ISBN 978-2-322-17679-3, lire en ligne), p. 409
  22. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  26. « Eglise paroissiale Saint-Sagittaire », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
  27. Eugène (1810-1878) Chevandier de Valdrôme, Albert de (1821-1901) Broglie, François-Ernest-Henri de (1804-1885) Chabaud-Latour et Armand (1841-1931) Fallières, Compte rendu général des opérations effectuées en ... présenté par M,... : en exécution de l'article 10 de la loi du 11 juillet 1868 : Ministère de l'intérieur, Service vicinal, Impr. administrative, (lire en ligne).
  28. Parc arboretum et sylvatum de Saint-Setiers, Comité des Parcs et Jardins de France, consulté le 29 janvier 2019.