Aller au contenu

Septem pagi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Septem pagi (en grec ancien : Ἑπτὰ Πάγοι) était le nom d'un territoire situé près de Rome, sur la rive droite du Tibre, en Étrurie.

Selon la tradition rapportée par Denys d'Halicarnasse[1] et Plutarque[2], Véies aurait cédé ce territoire à Rome sous le règne de Romulus, à la suite d'une défaite militaire [3],[4].

Le toponyme[5] septem pagi n'est pas attesté par l'épigraphie. Il ne nous est connu que par deux historiens grecs[3],[6] : Denys d'Halicarnasse et Plutarque[3],[7]. Le premier emploie Ἑπτὰ πάγους[7] ; le second, Σεπτεμπάγιον[7] (« Septempagion »)[8].

Localisation

[modifier | modifier le code]

Les septem pagi étaient situés sur la rive droite du Tibre[3],[6],[9] et à proximité du cours du fleuve[10]. Ils consistaient vraisemblablement en une mince bande de territoire, s'étendant du Janicule aux champs salins[9]. Leur localisation exacte n'est pas certaine[6]. Un des septem pagi a été identifié avec la colline Sant'Agata près du Monte Mario[3],[6].

Historicité

[modifier | modifier le code]

L'appartenance à Rome d'une zone sur la rive droite du Tibre depuis une époque reculée est confirmée par l'emplacement du sanctuaire de Dea Dia, au cinquième mile de la via Campana, et par le fait qu'il constituait une des limites du territoire romain primitif[3].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines, II, 55.
  2. Plutarque, Vie de Romulus, 25.
  3. a b c d e et f Coarelli 2008, p. 60.
  4. Denys d'Halicarnasse, II, 55, 5-6.
  5. Dupraz 2010, p. 170.
  6. a b c et d Lanfranchi 2015, p. 372, col. 2.
  7. a b et c Lanfranchi 2015, p. 372, col. 2, n. 11.
  8. Gagé 1976, p. 198.
  9. a et b Poucet 1985, p. 149-150, n. 202.
  10. Dragotto et Poccetti 2011, p. 431.

Sources littéraires antiques

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]