Aller au contenu

Solomon Booth

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Solomon Booth
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Solomon Booth, né en 1981 sur l'île Moa, en Australie, est un graveur insulaire du détroit de Torrès.

Principalement linograveur, il s'implique dans la préservation des traditions ancestrales et dans la préservation de l'art et de l'environnement des îles du détroit de Torrès.

Solomon Booth naît en 1981 dans le village de Kubin, sur l'île Moa, dans le détroit de Torrès, au nord de l'Australie, appartenant au groupe ethno-linguistique kalaw lagaw ya (en) et d'expression créole du détroit de Torres (en)[1]. C'est une région particulièrement habitée par les Insulaires du détroit de Torrès, une branche des autochtones d'Australie. Homme d'Ikilaig, Solomon fait plus particulièrement partie de la tribu Kaurarag, originaire de l'île Horn ; il descend aussi des peuples Wakka Wakka et Yandruwandha Yawarrawwarrka[2],[3].

Solomon Booth grandit à Darwin, dans le Territoire du Nord. Il est rapidement fasciné par les arts plastiques. Il termine son secondaire à Townsville, dans le Queensland puis retourne dans son village natal à l'âge de 15 ans. Booth obtient le certificat ATSI en arts visuels et le certificat IV en formation et évaluation en 1998[1],[4],[2].

Booth travaille au magasin Islander Board of Industrial Services à Kubin, mais continue de dessiner avec grand enthousiasme en parallèle[2]. En 2000, Dennis Nona, sculpteur et graveur renommé de l'île Badu qui connaît sa forte appétence pour les arts, l'invite à rejoindre le collectif d'artistes Mualgal Minarral, cofondé notamment par Billy Missi[1],[5]. Auprès d'eux et de David Bosun et Victor Motlop, Solomon Booth apprend la technique de la linogravure, qui lui permet de traduire sur ce support les récits traditionnels et culturels du détroit de Torres[2].

Le collectif crée en 2010 le Moa Arts – Ngalmun Lagau Minaral Art Centre, un « espace dédié à l'entreprise artistique et à l'autodétermination »[6] dont Booth est cofondateur et président, une grande fierté pour lui[1],[4]. Booth est connu pour sa recherche pacifique de consensus qui aboutissent à des accords mutuellement bénéfiques[3].

En 2013, l'ambassade d'Australie à Hong Kong lui commande une œuvre[1].

Image externe
Lien vers l'œuvre Coconut palm (linogravure de 2010, 1 110 × 765 mm)[7].
Pour des questions de droit d'auteur, sa reproduction n'est pas autorisée sur la version francophone de Wikipédia.

Solomon Booth travaille principalement en linogravure, mais il pratique aussi d'autres techniques de gravure en relief ou de gravure en creux, ainsi qu'au pochoir et au monotype[3].

Booth est porté par un besoin de « créer un héritage », montrer qu'il a existé, tout en transmettant la reconnaissance à ses ancêtres aux nouvelles générations[3]. Ses ancêtres ayant été des artisans sculpteurs sur bois pour des pièces destinées notamment à des cérémonies, Booth retrouve dans la linogravure un moyen de mettre en valeur « un style de sculpture précis et articulé »[1],[4].

Dans ses œuvres, Solomon Booth développe les thèmes des îles du détroit de Torrès et de la Mélanésie : il s'inspire de la vie quotidienne côtière et les traditions familiales et communautaires, ainsi que les histoires et la mythologie des peuples îliens. Il cherche à préserver l'héritage de ses ancêtres et le patrimoine culturel de son peuple au travers de ses œuvres[1],[4],[2]. Animé par la volonté de préserver l'environnement des îles — il souhaite en particulier sensibiliser sur les sacs plastiques que les tortues confondent avec des méduses dans ses monotypes[8],[9],[10] —, il cherche un équilibre entre les relations entre les personnes, avec le monde qui les entoure et avec ce qu'elles consommes « physiquement, mentalement et spirituellement, si nous voulons vivre une vie fructueuse et productive »[8].

Conservation de ses œuvres

[modifier | modifier le code]
Image externe
Lien vers l'œuvre Mindfulness (VI) (monotype de 2023, 760 × 560 mm)[8].
Pour des questions de droit d'auteur, sa reproduction n'est pas autorisée sur la version francophone de Wikipédia.

Les œuvres de Solomon Booth sont notamment conservées à[2] :

Prix et reconnaissance

[modifier | modifier le code]

Solomon Booth a été nommé, été finaliste ou lauréat de nombreux prix, notamment[1] :

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a b c d e f g et h (en) « Solomon Booth », sur northside.org.au (consulté le ).
  2. a b c d e et f (en) « Solomon Booth », sur australianartnetwork.com.au, via Internet Archive, Australian Art Network (consulté le ).
  3. a b c et d (en) Jack Wilkie-Jans, « What does fair mean to you? Interview with artist Solomon Booth », sur indigenousartcode.org (consulté le ).
  4. a b c et d (en) « Solomon Booth », sur mossensongalleries.com.au (consulté le ).
  5. (en) « Billy Missi », sur australianartnetwork.com.au, via Internet Archive (consulté le ).
  6. (en) « Billy Missi: Wakain Thamai » [PDF], sur magsq.com.au (consulté le ), p. 4.
  7. (en) « Coconut palm », sur qagoma.qld.gov.au, Galerie d'art du Queensland (consulté le ).
  8. a b et c (en) « Solomon Booth: Drifting », sur artcollector.net.au, (consulté le ).
  9. (en) Arlie Alizzi, « Something to say », sur daaf.com.au, (consulté le ).
  10. (en) « To come together as water », sur uqartmuseum-accessibility.com (consulté le ).
  11. (en) « Œuvres de Solomon Booth », Collections, sur nga.gov.au, Galerie nationale d'Australie (consulté le ).
  12. (en) « Booth, Solomon », sur qagoma.qld.gov.au, Galerie d'art du Queensland (consulté le ).
  13. (en) « Solomon Booth », sur ngv.vic.gov.au, Musée national du Victoria (consulté le ).

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]