Sottens
| Sottens | ||||
Héraldique |
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| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Canton | ||||
| District | Gros-de-Vaud | |||
| Commune | Jorat-Menthue | |||
| NPA | 1062 | |||
| Démographie | ||||
| Gentilé | Sottanais ou Sottenois | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 46° 39′ 19″ nord, 6° 44′ 31″ est | |||
| Altitude | 756 m |
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| Superficie | 4,53 km2 | |||
| Localisation | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud
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Sottens ([sɔtã]) est une ancienne commune et localité suisse du canton de Vaud, située sur le territoire de Jorat-Menthue.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le toponyme Sottens ([sɔtã]) est vraisemblablement formé d’un nom de personne germanique (du type Soto ou Sotto), suivi du suffixe toponymique germanique -ingōs (« chez les gens de, chez ceux du clan de »)[1].
Sa première occurrence écrite, Sotens, remonte à 1147[1].
La localité se nomme Sotin ([sɔtɛ̃][1]) en patois vaudois[2].
Histoire
[modifier | modifier le code]Sottens fut mentionné en 1147 sous le nom de Sotens. Un tumulus fut découvert à Molard et des sépultures du haut Moyen Âge à La Moranche. Au XIIIe siècle, les donzels de Sottens apparaissaient dans l'entourage des comtes de Savoie. Le territoire de Sottens était constitué de sept fiefs. Celui de Jacob de Glane, bourgeois de Moudon, et celui des Blonay, tous deux passés aux Loys, furent cédés à Berne qui récupéra progressivement le fief de Thomas Lucens, de Moudon, et les trois autres ayant appartenu à diverses communautés ecclésiastiques ; le dernier fief fut vendu à Berne en 1723 par l'hoirie de Samuel de Praroman. Sottens faisait partie du Bailliage bernois de Moudon de 1536 à 1798 puis du district de Moudon de 1798 à 2006[3].
La chapelle de Sottens, mentionnée en 1312 comme filiale de Chapelle-sur-Moudon, fut désaffectée à la Réforme et le village rattaché à la paroisse de Saint-Cierges. L'émetteur national de Sottens diffusa la Radio suisse romande (1931-1994) et la Radio suisse internationale (1972-2004). Il a cessé toute activité le . Le village connaît un développement résidentiel[3].
Le , Sottens a fusionné avec les communes de Montaubion-Chardonney, Peney-le-Jorat, Villars-Mendraz et Villars-Tiercelin pour former la nouvelle commune de Jorat-Menthue.
Population et société
[modifier | modifier le code]Gentilé et sobriquet
[modifier | modifier le code]Les habitants de Sottens sont nommés les Sottanais ou les Sottenois[4].
Ils sont surnommés Les Sottes-Gens ou Lè Rondze-Tsin, (les Ronge-chiens en patois vaudois)[5].
Démographie
[modifier | modifier le code]Sottens compte 155 habitants en 1764, 211 en 1850, 195 en 1900, 181 en 1950 et 210 en 2000[3].
Industrie
[modifier | modifier le code]Un émetteur radio en onde moyenne se trouve sur le territoire de la commune, l'émetteur de Sottens. Mis en service le et classé comme bien culturel suisse d'importance nationale[6], l'émetteur est arrêté définitivement dans la nuit du 5 au .
Références
[modifier | modifier le code]- Nicolas Pépin, « Sottens », sur toponymes.ch (consulté le )
- ↑ Paul Fehlmann, Ethniques, surnoms et sobriquets des villes et villages en Suisse romande, Haute-Savoie et alentour, dans la vallée d'Aoste et au Tessin, Genève, Jullien, , 274 p. (ISBN 2-88412-000-9), p. 127
- Emmanuel Abetel, « Sottens » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ Charles Roux, Noms et sobriquets des Vaudois, Morges, Cabédita, coll. « Archives vivantes », , 127 p. (ISBN 9782882953391), p. 89
- ↑ Paul Fehlmann, Ethniques, surnoms et sobriquets des villes et villages en Suisse romande, Haute-Savoie et alentour, dans la Vallée d'Aoste et au Tessin: = Die Einwohnernamen samt deren Über- und Spitznamen in der Westschweiz, in Hochsavoyen und im Nachbargebiet, Jullien, (ISBN 978-2-88412-000-5), p. 127
- ↑ [PDF] L'inventaire édité par la confédération suisse, canton de Vaud