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Swile

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Swile
logo de Swile

Création 2016
Fondateurs Loïc Soubeyrand
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social Montpellier
Drapeau de la France France
Activité Autres activités auxiliaires de services financiers, hors assurance et caisses de retraite, n.c.a. (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
SIREN 824 012 173
TVA européenne FR67824012173Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web https://www.swile.co

Chiffre d'affaires en augmentation 138 millions € (2022)
Résultat net en diminution -72 millions € (2022)

Swile, anciennement Lunchr, est une entreprise française fondée par Loïc Soubeyrand en 2016[2].

Swile développe une plateforme regroupant différents avantages salariés (titres-restaurants, titres-cadeaux, titres-mobilité) ainsi que des outils de gestion interne (déplacements professionnels, sondages, cagnottes, etc.). Elle propose également une carte de paiement, la « Swile Card », qui permet de centraliser ces avantages.

Loïc Soubeyrand, également cofondateur de Teads, lance en 2016 Lunchr, une application de précommande de repas. L’entreprise lève en janvier 2017 2,5 millions d'euros auprès de Daphni[3],[4].

Constatant que la majorité des titres-restaurants étaient encore distribués en format papier, Lunchr développe ensuite une carte de paiement adossée au réseau Mastercard[5].

Levées de fonds

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En 2018, Lunchr réalise une levée de 11 millions d'euros (série A) auprès d’Idinvest[6] puis une autre de 30 millions d'euros en février 2019 (série B), notamment auprès d'Index Ventures et Kima Ventures[7]. Lunchr revendique alors 2 000 clients.

En janvier 2020, Lunchr rejoint le programme French Tech 120[8].

Quelques mois plus tard, l’entreprise change de nom et devient Swile, afin de refléter un positionnement au-delà des seuls titres-restaurants[9],[10].

La société emploie alors environ 200 personnes et annonce une levée de 70 millions d’euros (série C)[11].

Croissance externe et levées ultérieures

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En septembre 2020, Swile rachète la startup Sweevana afin de renforcer son offre titres-cadeaux et subventions CE[12].

En novembre 2020, Swile rachète Briq, spécialisée dans l’engagement des salariés[13].

En 2021, Swile signe un contrat avec Carrefour pour équiper ses 62 000 salariés[14] puis rachète la société brésilienne Vee Benefícios[15].

En octobre 2021, une levée de fonds de 200 millions de dollars (175 millions d'euros) valorise l’entreprise à plus d’un milliard de dollars[16].

En mai 2022, l'entreprise rachète la start-up Okarito, spécialisée dans la gestion des déplacements professionnels[17],[18].

En juillet 2022, un rapprochement est annoncé avec Bimpli, filiale de BPCE[19].

Résultats financiers

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En 2021, Swile enregistre une perte de 41 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 11 millions[20].

L’entreprise indique avoir atteint la rentabilité au dernier trimestre 2023, puis un bénéfice net de 8 M€ au premier semestre 2024 (EBITDA 23 M€)[21],[22].

Pour l'exercice 2024, plusieurs médias font état d’un résultat net positif (≈ 2 M€) et d’un EBITDA d’environ 36 M€ (contre -23 M€ en 2023)[23],[24].

Swile déclare opérer en France et au Brésil avec plusieurs centaines de salariés et un portefeuille de plusieurs dizaines de milliers d'entreprises clientes[25].

Place dans la French Tech

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Swile s’inscrit dans l’écosystème de la French Tech : l’entreprise rejoint le programme French Tech 120 en janvier 2020[26] et accède au statut de « licorne » après une levée de 200 M$ en 2021[16]. En 2022, un rapprochement est annoncé avec Bimpli (groupe BPCE)[19].

En , Swile devient partenariat maillot pour la saison 2025-2026 du club de basket-ball de l'ASVEL Lyon-Villeurbanne[27].

Swile est également le sponsor maillot du club de football de Montpellier, club historique du football français, évoluant en 2025-2026 en ligue 2.

Controverses

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Accusations de mauvaises pratiques managériales

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En 2021, Le Monde publie des témoignages évoquant un management jugé toxique dans plusieurs start-ups, dont Swile, relayés notamment par le compte Instagram « Balance ta start-up »[28].

Notes et références

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  1. Sirene (registre national des sociétés).Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. « FoodTech: Lunchr, la start-up qui supprime l'attente au restaurant », sur Challenges (consulté le )
  3. « Lunchr, la nouvelle application du cofondateur de Teads, lève 2,5 millions d’euros », sur Maddyness, (consulté le )
  4. « Swile boucle une 4e acquisition avec le rachat d'Okarito », sur usine-digitale.fr (consulté le )
  5. Anne Florin, « La pépite française Swile à l'assaut d'Edenred et de Sodexo », sur Entreprendre, (consulté le )
  6. Guillaume Bregeras, « Lunchr lève 11 millions pour essouffler la concurrence dans le titre restaurant », sur Les Echos Executives, (consulté le )
  7. Guillaume Bregeras, « Lunchr lève 30 millions d'euros et rebat les cartes de la pause-déjeuner », sur Les Echos Executives, (consulté le )
  8. « Feed, Lydia, Lunchr… Ces start-up qui intègrent la première liste du French Tech 120 », sur BFM BUSINESS (consulté le )
  9. « Montpellier. French Tech : Lunchr devient Swile pour combler son appétit », sur actu.fr (consulté le )
  10. (en-US) Romain Dillet, « Lunchr becomes Swile to expand beyond corporate lunch cards », sur TechCrunch, (consulté le )
  11. « Loïc Soubeyrand (Swile): Swile (ex-Lunchr) lève 70 millions d'euros et souhaite élargir son offre - 23/06 » (consulté le )
  12. « 56 millions d’euros levés cette semaine, comme un frémissement de reprise », sur Maddyness, (consulté le )
  13. Maxime Samain, « La start-up belge Briq rachetée par le français Swile », sur Leco,
  14. « Montpellier : la start-up Swile signe avec le groupe Carrefour », sur midilibre.fr (consulté le )
  15. Les Echos Business Swile à la conquête du Brésil après le rachat de Vee Benefícios, Le 16/02.2021
  16. a et b « Swile lève 200 millions de dollars et devient la nouvelle licorne tricolore », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  17. « Swile boucle une quatrième acquisition en deux ans », sur Les Échos, (consulté le )
  18. « Swile boucle une 4e acquisition avec le rachat d'Okarito », sur Usine Digitale (consulté le )
  19. a et b « Swile et BPCE se rapprochent pour doper l'activité de la startup », sur Maddyness, (consulté le )
  20. « French Tech : Swile a doublé ses pertes en 2021 », sur Les Échos, (consulté le )
  21. « Titres-restaurant : devenu rentable, Swile vise la place de numéro un en France », sur BFM Business, (consulté le )
  22. « Swile devient rentable et se donne deux ans pour devenir le leader du marché français », sur Maddyness, (consulté le )
  23. « Swile : sa plateforme technologique tire la croissance et la rentabilité en 2024 », sur FinYear, (consulté le )
  24. « Swile, la licorne désormais rentable, veut faire décoller son offre pour les voyages d’affaires », sur Maddyness, (consulté le )
  25. « Montpellier : bientôt 1 000 salariés pour Swile », sur midilibre.fr (consulté le )
  26. « Feed, Lydia, Lunchr… Ces start-up qui intègrent la première liste du French Tech 120 », sur BFM Business (consulté le )
  27. « Une « licorne » comme partenaire : l'Asvel a trouvé un sponsor maillot pour la saison 2025-2026 », L'Équipe, .
  28. Jules Thomas, « « Le baby-foot, c’est cool, mais le droit du travail, c’est encore mieux » : dans les start-up, des salariés dénoncent un management toxique », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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