Télagon de Java
Mydaus javanensis · Blaireau-puant des îles de la Sonde, Télagon (Sensu stricto)
Répartition géographique
- Mephitis javanensis A. G. Desmarest, 1818 (Protonyme)
- Mephitis ecautata (Hemprich, 1820)
- Mydaus meliceps F. Cuvier in É. Geoffroy Saint-Hilaire & F. Cuvier, 1821
- Mydaus javanicus de Blainville, 1841
- Midaus meliceps Lesson, 1842
- Ursus foetidus (J. E. Gray, 1865)
- Mydaus lucifer O. Thomas, 1902
- Mydaus ollula O. Thomas, 1902
- Mydaus javanensis montanus Moulton, 1921
- Mydaus luciferoides Lönnberg & Mjöberg, 1925
- Mydaus javanensis D. D. Davis, 1962
- Mydaus javanensis lucifer D. D. Davis, 1962
- Mydaus javanensis javanensis Wozencraft, 2005
- Mydaus javanensis ollula Wozencraft, 2005
Le télagon de Java (Mydaus javanensis), également connu sous les noms de blaireau-puant des îles de la Sonde, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des méphitidés.
Dénominations
[modifier | modifier le code]- Nom scientifique valide : Mydaus javanensis (Desmarest, 1820)[1] ;
- Nom vernaculaire normalisé Indonésien : Teledu sigung sunda ;
- Noms vulgaires : Télagon de Java[2], blaireau de Java, blaireau-puant des îles de la Sonde[3], moufette de Java[4] ;
- Noms vernaculaires : Télagon, blaireau, blaireau-puant, moufette.
Description
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Le télagon de Java a une apparence évoquent à celle du blaireau, mais est nettement plus petit, mesurant de 37 à 52 cm de longueur totale et pesant de 1,3 à 3,6 kg. Le pelage est rugueux, d’une teinte noire ou d’un brun très foncé sur la majeure partie du corps, avec une bande blanche s’étendant du sommet de la tête jusqu’à la queue. Cette dernière est courte, mesurant environ 3,6 cm, et est couverte d’un pelage entièrement blanc. La largeur de cette bande varie considérablement selon les individus, mais elle est généralement étroite et peut être discontinue. Les télagons possèdent une glande annales qui sécrète une substance malodorante, que l’animal peut projeter jusqu’à 15 cm. Les femelles possèdent six mammelles[5].
Répartition et habitat
[modifier | modifier le code]Le télagon de Java vit non seulement à Java, mais aussi sur d’autres îles de l’archipel de la Sonde, à savoir Sumatra, Bornéo et dans le nord des îles Natuna. Ils fréquentent une grande variété d’habitats, y compris les lisières de forêt ou les zones de forêt secondaire. Historiquement, on pensait qu’ils étaient limités aux hautes altitudes de plus de 2 000 m, et rarement présents dans les plaines. Il est désormais établi que ce n’est pas le cas : des enquêtes plus récentes ont montré que l’espèce se trouvait souvent à des altitudes bien inférieures[6]. Le télagon a été signalé jusqu’à 250 m au-dessus du niveau de la mer à Java, et à des altitudes relativement basses à Sarawak[5] Ils ont même été observés à seulement 10 m dans les plaines inondables du Lower Kinabatangan, à Sabah, Bornéo, à des densités apparemment élevées [7].
Trois sous‑espèces sont reconnues actuellement[5] :
- M. j. javanensis – Java et Sumatra
- M. j. lucifer – Bornéo
- M. j. ollula – nord des îles Natuna
Écologie et comportement
[modifier | modifier le code]Le télagon de Java est une espèce au régime alimentaire omnivore et aux mœurs surtout nocturnes[8]. La partie animale de son alimentation se compose d’invertébrés, d’œufs et de charognes. La nuit, il fouille le sol meuble avec son museau et ses griffes à la recherche de vers et d’insectes vivant au sol. Le jour, il dort dans de petits terriers, de moins de 60 cm de profondeur, qu’il creuse lui-même ou qu’il occupe après d’autres animaux, tels que les porcs-épics. Les femelles ont été observées donnant naissance à des portées de deux ou trois petits[5].
Références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Sunda stink badger » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le 29 novembre 2025.
- ↑ (en) Amy Chernack (dir. et Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names) (ill. Lluis Sogorb), All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books, , 800 p., 24 x 31 cm / 4,6 kg (ISBN 978-84-16728-66-4, présentation en ligne), p. 681
- ↑ Blaireau dans l'encyclopédie Larousse en ligne
- ↑ « Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, appliquée aux arts, à l'agriculture, à l'économie rurale et domestique, à la médecine, etc. », sur Biodiversity Heritage Library, Chez Deterville, 1816–1819 (OCLC 5723864, LCCN 06002713, DOI 10.5962/bhl.title.20211, consulté le )
- Hwang, Y.T. et Larivière, S., « Mydaus javanensis », Mammalian Species, no 723, , p. 1–3 (DOI 10.1644/723, S2CID 198124698)
- ↑ (en) Samejima, H., Meijaard, E., Duckworth, JW., Yasuma, S., Hearn, AJ., Ross, J., Mohamed, A., Alfred, R., Bernard, H., Boonratana, R., Pilgrim, JD., Eaton, J., Belant, JL., Kramer-Schadt, S., Semiadi, G. et Wilting, A., « Predicted distribution of the Sunda stink-badger Mydaus javanensis (Mammalia: Carnivora: Mephitidae) on Borneo », Raffles Bulletin of Zoology, vol. 33, , p. 61–70 (lire en ligne)
- ↑ (en) Evans, MN., Vickers, SH., Abu-Bakar, MS. et Goossens, B., « Small Carnivores of the Lower Kinabatangan Wildlife Sanctuary, Sabah, Borneo, including a new locality for the Otter Civet Cynogale bennettii », Small Carnivore Conservation, vol. 54, , p. 26–38 (lire en ligne)
- ↑ Vickers, S.H., Evans, M.N., Abu Bakar, M.S. et Goossens, B., « The first recorded activity pattern for the Sunda stink-badger Mydaus javanensis (Mammalia: Carnivora: Mephitidae) using camera traps », Raffles Bulletin of Zoology, vol. 65, , p. 316–324 (lire en ligne)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) UICN : espèce Mydaus javanensis (Desmarest, 1820) (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Mydaus javanensis (Desmarest, 1820) (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Mydaus javanensis (Desmarest, 1820)
- (en) Animal Diversity Web : Mydaus javanensis
- (en) NCBI : Mydaus javanensis (taxons inclus)