Teio
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Te'o |
| Surnom |
Te'o, Mary, Sore Mummy |
| Activité |
Matriarche des îles Pitcairn |
| Conjoint | |
| Enfants |
Sarah Daniel McCoy Catherine McCoy George Adams |
Teio, également connue sous les noms de Te'o, Mary ou Sore Mummy (née au XVIIIe siècle à Tahiti et morte le sur les îles Pitcairn), est une femme tahitienne célèbre pour avoir participé à l'installation des mutins du Bounty sur l'île Pitcairn.
Elle est, aux côtés de Mauatua et Teraura, l'une des six matriarches originelles de l'île[1],[2].
Biographie
[modifier | modifier le code]Départ de Tahiti
[modifier | modifier le code]Originaire de Tahiti, Teio est initialement la compagne du marin Thomas McIntosh, qu'elle accompagne d'abord à Tubuai[3]. McIntosh, resté loyal à la couronne britannique, choisit de ne pas rejoindre les mutins et demeure à Tahiti. Cependant, Teio embarque avec le groupe de Fletcher Christian vers Pitcairn en 1789. On ignore si elle les a suivis de son plein gré ou si elle a été emmenée de force[3].
Fait notable, Teio est la seule femme du groupe à arriver sur l'île avec un enfant : elle emmène sa fille âgée de 10 mois, issue d'une précédente union avec un Tahitien. L'enfant est nommée Sully, Sarah ou Susannah par les mutins[3],[4].
Vie à Pitcairn
[modifier | modifier le code]Une fois installée à Pitcairn, Teio devient la compagne de William McCoy. Le couple a deux enfants[3] :
- Daniel McCoy (né en 1792) ;
- Catherine (dite Kate, née en 1799).
William McCoy se suicide en 1798, peu avant la naissance de leur fille Catherine[3]. Teio reste sur l'île et, une dizaine d'années plus tard, entame une relation avec John Adams, le dernier survivant des mutins, dont la compagne Vahineatua est décédée[3],[5].
Teio et Adams ont un fils unique, George Adams, né en 1804. Le couple officialise son union en 1825 lors de la visite du capitaine Frederick William Beechey[3],[6].
Fin de vie
[modifier | modifier le code]Devenue aveugle vers la fin de sa vie, Teio meurt le , moins de deux semaines après son mari John Adams[3],[7]. Sa tombe est l'une des très rares sépultures marquées de cette période encore visibles sur l'île[8].
Descendance
[modifier | modifier le code]La descendance de Teio a considérablement contribué au peuplement de l'île Pitcairn et de l'île Norfolk :
- Sa fille aînée, Sarah (l'enfant venue de Tahiti), a eu huit enfants avec Charles Christian (fils de Fletcher Christian) ;
- Son fils Daniel a eu neuf enfants avec Sarah Quintal ;
- Sa fille Catherine a eu neuf enfants avec Arthur Quintal I ;
- Son fils cadet George Adams a eu trois enfants avec Polly Young.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Teio » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Donald Patrick Albert, « Teehuteatuaonoa aka 'Jenny', the most traveled woman on the Bounty: Chronicling female agency and island movements with Google Earth », Island Studies Journal, vol. 16, no 1, , p. 190–208 (DOI 10.24043/isj.153).
- ↑ Peter Mesenhöller et Annemarie Stauffer, Made in Oceania: Proceedings of the International Symposium on Social and Cultural Meanings and Presentation of Oceanic Tapa, Cambridge Scholars Publishing, (ISBN 978-1-4438-8772-4).
- « Pitcairn Island Encyclopedia: TEIO ("Te'o," "Mary") », sur Pacific Union College Pitcairn Islands Study Center (consulté le ).
- ↑ Robert Langdon, « 'Dusky Damsels': Pitcairn Island's Neglected Matriarchs of the "Bounty" Saga », The Journal of Pacific History, vol. 35, no 1, , p. 29–47 (DOI 10.1080/713682826).
- ↑ Peter Mühlhäusler, Pitkern-Norf'k: The Language of Pitcairn Island and Norfolk Island, Walter de Gruyter, (ISBN 978-1-5015-0143-2).
- ↑ Barry M. Gough, To the Pacific and Arctic with Beechey: The Journal of Lieutenant George Peard of HMS Blossom, 1825–1828, Routledge, (ISBN 978-1-317-01002-9).
- ↑ « History of Pitcairn Island », sur Pacific Union College Pitcairn Islands Study Center (consulté le ).
- ↑ Sally Round, « Mutineers' pigtails and bones under scrutiny », sur RNZ, (consulté le ).