Tercillat
| Tercillat | |||||
Château du Puy. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Creuse | ||||
| Arrondissement | Guéret | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Portes de la Creuse en Marche | ||||
| Code postal | 23350 | ||||
| Code commune | 23252 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Tercillatois | ||||
| Population municipale |
158 hab. (2023 |
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| Densité | 12 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 24′ 32″ nord, 2° 03′ 18″ est | ||||
| Altitude | Min. 329 m Max. 435 m |
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| Superficie | 13,64 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Boussac | ||||
| Législatives | Circonscription unique | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Creuse
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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Tercillat est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie
[modifier | modifier le code]Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 947 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Genouillac à 8 km à vol d'oiseau[7], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 837,6 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,8 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Tercillat est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (53,7 %), terres arables (30,9 %), forêts (8 %), zones agricoles hétérogènes (7,4 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune de Tercillat est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].
Risques naturels
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Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 33 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (33,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 161 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 19 sont en aléa moyen ou fort, soit 12 %, à comparer aux 25 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[18],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[19].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[16].
Risque particulier
[modifier | modifier le code]Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Tercillat est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[20].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Durant la Révolution, la commune, alors nommée Tercillac-et-Saint-Paul[21] porte, à compter de pluviôse an II, le nom de Tercillac-Lepeletier[22] (en hommage à Lepeletier de Saint-Fargeau) puis celui de Tercillac[23].
C'est à partir de l'an VIII (soit ) que le nom de Tercillat est utilisé[24].
Le nom de la commune est Tercilhac en occitan (dialecte marchois).
Ses habitants sont appelés les Tercillatois[25].
Histoire
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L'écrivain anglais Graham Robb, en 2022, identifie le hameau de Saint-Paul, précisément à côté de la chapelle Saint-Paul, comme le lieu où se situait un orme, dans la seconde moitié du XVIe siècle et la première moitié du XVIIe siècle sur certaines cartes de France, avec la mention « cet arbre touche les frontières de quatre provinces adjacentes », c'est-à-dire l'Auvergne, le Berry, le Bourbonnais et le Limousin[26]. Au XVIIIe siècle, Tercillat est rattaché au Berry, à l'intendance de Bourges et à l'élection d'Issoudun.
Lors de la Révolution, Tercillat fait partie du canton de Genouillac puis à partir de 1801, du canton de Châtelus. Elle fusionne avec l'éphémère commune de Saint-Paul en 1794 puis avec Viviers en 1833
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].
En 2023, la commune comptait 158 habitants[Note 2], en stagnation par rapport à 2017 (Creuse : −2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
[modifier | modifier le code]La commune dépend du RPI[31] (regroupement pédagogique intercommunal) : Sazeray (Indre) - Vijon (Indre) - Vigoulant (Indre) - Tercillat.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Le château féodal, sur la place de l'Église, dépendait des seigneurs de Sainte-Sévère-sur-Indre et de la très riche abbaye de Déols près de Châteauroux (actuel département de l'Indre). À l'époque médiévale, Tercillat était une ville de 6 000 à 7 000 habitants[réf. nécessaire]. Au lieu-dit Viviers, ce château, commanderie des Templiers puis de l'Ordre de Malte, se composait de bâtiments conventuels — écurie, four, basse-cour, une enceinte fortifiée, des tours, des fossés noyés, un pont-levis, un logis de commandeur, une chapelle — flanqués de douves et de donjons ; il fut détruit à la Révolution et il n'en reste plus qu'une tour tronquée. Les terres du château devinrent, pour plus de 2 000 hectares, berrichonnes, et 500 m2 restèrent creusoises.
L'actuel château du Puy fut construit au XVIIIe siècle avec les pierres de ce château féodal, se trouve à une altitude de 407 mètres et est, avec ses 12 hectares de bois et ruisseaux, le lieu d'une entreprise artisanale et familiale de spectacles.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives à la géographie :
- Le site du château du Puy
- Tercillat sur le site de l'Institut géographique national
- Tercillat sur le site de l'Insee
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]- Notes
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
- ↑ « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Tercillat et Genouillac », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Genouillac », sur la commune de Genouillac - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Genouillac », sur la commune de Genouillac - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- « Les risques près de chez moi - commune de Tercillat », sur Géorisques (consulté le ).
- ↑ BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
- ↑ « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
- ↑ « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Tercillat », sur georisques.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Cartographie du risque radon en France. », sur le site de l’IRSN, (consulté le ).
- ↑ Nom relevé dans Archives départementales de la Creuse, paraphe du registre pour l'année 1792, p. 233.
- ↑ Nom du bulletin des lois de 1801 d'après Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Tercillat », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le )., avéré en tant que nom révolutionnaire sur Archives départementales de la Creuse, p. 6 à 22.
- ↑ Nom du bulletin des lois de 1801 d'après EHESS-Cassini, avéré en tant que nom révolutionnaire sur Archives départementales de la Creuse, paraphe du registre de mariages pour l'an IV, p. 23 (pluviôse an IV).
- ↑ Archives départementales de la Creuse, page de paraphe des décès de l'an VIII,p. 73.
- ↑ Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
- ↑ (en) Graham Robb, France: An adventure history, W. W. Norton & Company, , 529 p. (ISBN 978-1-324-00256-7), p. 95-115
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Site de l'académie d'Orléans-Tours, Carte des communes sans écoles et regroupement pédagogique intercommunaux (RPI) lire (consulté le 18 août 2012).
