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Test de grossesse

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Un test de grosse par hormone, indiquant un résultat positif.

Un test de grossesse permet de savoir si une femme est enceinte ou non. Il est réalisable de différentes façons.

Caractéristiques

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Une série de tests de grossesse, effectués un par jour au début d'une grossesse.

Il est possible de se procurer en pharmacie, en grande surface ou sur des sites internet dédiés[1], un test qui détecte le taux de hCG (l'hormone chorio-gonadotrophique humaine) contenue dans l'urine. Le test ne fonctionne correctement que deux semaines approximativement après la fécondation[2],[3],[4],[5].

En France, son achat est possible sans ordonnance, mais n'est pas remboursé par la Sécurité sociale. Depuis le décret no 2011-969 du , les tests de grossesse et d'ovulation sont autorisés en libre accès dans les pharmacies d'officine[6].

Le taux de hCG peut également être détecté par une prise de sang.

Au premier trimestre d'une grossesse intra-utérine. Le sac gestationnel apparait en noir à l'échographie et contient un embryon et une vésicule vitelline (structure circulaire située sous l'embryon).

L'échographie obstétricale permet aussi de détecter une grossesse mais plus tardivement environ trois semaines après la positivité d'un test biologique.

Principe des tests immunochromatographiques

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Schéma d'une bande de test immunochromatographique.

La plupart des tests de grossesse vendus à l'heure actuelle reposent sur le principe de l'immunochromatographie et sont apparus au milieu des années 1970 (grâce à la découverte des anticorps monoclonaux). L'hormone hCG présente dans l'urine va se lier à un anticorps de détection coloré, puis migrer le long de la bande. Les anticorps fixés sur les bandes capturent les complexes anticorps-hCG (positif) et le détecteur seul (contrôle négatif).

Des papyrus datant d'il y a quelque 3 000 ans, tel le papyrus Carlsberg, relatent que, dans l'Égypte antique, les femmes urinaient sur un sachet contenant différentes céréales : si elles germaient, alors la femme était considérée enceinte. Le sexe du bébé attendu était supposé pouvoir se deviner selon la vitesse de germination des céréales. Si le blé grandissait plus vite que l'épeautre, il s'agissait d'un garçon ; si l'épeautre grandissait plus vite, c'était une fille. L'identification des espèces de céréales citées ne fait pas l'unanimité parmi les chercheurs[7].

Des vérifications scientifiques faites au XXe siècle ont confirmé que l’urine des femmes enceintes permet le développement des graines dans sept cas sur dix, alors que les autres urines bloquent toute germination ; mais le test n'est pas fiable pour déterminer le sexe de l'enfant[8].

Test médical de grossesse dit « test de Hogben » (ici pratiqué au Japon en mai 1956). L'urine concentrée de la femme peut-être enceinte est injectée à une grenouille. Si cette injection déclenchait une ponte 12 heures plus tard, le test était « positif ».
Jan Steen, La visite du médecin, vers 1660. Ce tableau du XVIIe siècle comprend une représentation d'un test de grossesse douteux : un ruban trempé dans l'urine de la patiente puis brûlé[9]. Wellington Museum, Apsley House, Londres.

Des tests ont été réalisés à la fin du XIXe siècle avec des tritons ou des grenouilles, l'urine féminine déclenchant la ponte. À partir des années 1930, les femelles des espèces de Xenopus laevis ont été choisies pour leur capacité à pondre toute l'année. Ce genre de test est devenu commun dans les années 1940-1950[10],[11],[12] sous le nom de test de Hogben, du nom de Lancelot Hogben. Le « test de la lapine » ou « test de Friedman » est un autre procédé permettant de savoir si une femme est enceinte (elle l'est si de l'urine de la patiente injectée dans l'ovaire de la lapine provoque l'ovulation de l'animal[13].

Le premier test de grossesse utilisable à domicile est créé en 1967 par Margaret Crane, alors employée de l'entreprise pharmaceutique Organon BioSciences[14]. Ce test n'est commercialisé qu'en 1977, à l'exception d'un test de marché au Canada en 1972[14].

Notes et références

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  1. Armelle Bohineust, « Tests de grossesse: en pharmacie ou en grande surface, c'est le même prix » [html], sur www.lefigaro.fr/conso/, (consulté le )
  2. Fil santé jeunes, « Les tests de grossesse », sur www.filsantejeunes.com, (consulté le )
  3. Fil santé jeunes, « Signes de grossesse », sur www.filsantejeunes.com, (consulté le )
  4. « J’ai eu un rapport sexuel non protégé, que faire ? | ivg.gouv.fr », sur ivg.gouv.fr, (consulté le )
  5. « Retard de règles : enceinte ? », sur questionsexualite.fr, (consulté le )
  6. Journal de l'ordre national des pharmaciens octobre 2011 no 7, p. 13
  7. (en) P. Ghalioungui, SH. Khalil et A.R. Ammar, « On an ancient Egyptian method of diagnosing pregnancy and determining foetal sex », Medical History, vol. 7, no 3,‎ , p. 241 (ISSN 0025-7273, PMID 13960613, PMCID 1034829, lire en ligne, consulté le ).
  8. « Le test de grossesse le plus vieux du monde », sur bioliance.fr (consulté le ).
  9. « Doctor's Visit », sur www.wga.hu (consulté le )
  10. (en) H. A. SHAPIRO et H. ZWARENSTEIN, « A Rapid Test for Pregnancy on Xenopus lævis », Nature, vol. 133, no 3368,‎ , p. 762–762 (ISSN 0028-0836 et 1476-4687, DOI 10.1038/133762a0, lire en ligne, consulté le ).
  11. (en) H. A. Shapiro et H. Zwarenstein, « The Xenopus Test for Pregnancy », BMJ, vol. 2, no 4480,‎ , p. 752–752 (ISSN 0959-8138 et 1468-5833, DOI 10.1136/bmj.2.4480.752-b, lire en ligne, consulté le ).
  12. (en) E. R. Elkan, « The Xenopus Pregnancy Test », BMJ, vol. 2, no 4067,‎ , p. 1253–1274 (ISSN 0959-8138 et 1468-5833, DOI 10.1136/bmj.2.4067.1253, lire en ligne, consulté le ).
  13. Cuniculture: Biologie du Lapin Chapitre 7-1 Rappel sur les hormones.
  14. a et b « Could Women Be Trusted With Their Own Pregnancy Tests? », The New York Times,‎ (lire en ligne)

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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