Theodore Bent
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Repton School (en) Wadham College |
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Mabel Bent (en) (à partir de ) |
James Theodore Bent, né à Leeds (Yorkshire, Royaume-Uni) le , mort le à Londres, voyageur et archéologue britannique.
Biographie
[modifier | modifier le code]Il fit ses études à Malvern Wells puis Repton School avant de rejoindre le Wadham College, à l'université d'Oxford, en 1871. Il fut reçu Bachelor of Arts en 1875 et rejoignit Lincoln's Inn — institut d'études judiciaires préparant l'entrée au barreau — mais ne devint jamais avocat. Le , il épousa Mabel, fille de Robert Westlay Hall Dare. Doué pour les langues, il partagea avec sa femme une passion pour le voyage.
En 1877‑1878, il effectua un voyage à Saint-Marin, voyage qui donna lieu à un livre en 1879. En 1879-1880, il voyagea en Italie, ce qui donna lieu à un livre sur Garibaldi en 1881.
Un périple de deux ans dans les Cyclades avec sa femme produisit à son tour The Cyclades or Life among the Insular Greeks en 1885. Il fut, lors de ce voyage, le premier à révéler l'originalité de la civilisation cycladique.

En 1885-1887, il partit de nouveau en Égée : il visita Karpathos, Samos et Thasos où il se livra au même travail que dans les Cyclades : recueillir les traditions et les coutumes locales, copier les inscriptions et fouiller pour découvrir des vestiges anciens. Il se heurta cependant à l'opposition du gouvernement ottoman quand il voulut emporter les marbres découverts et achetés à Thasos. Il publia de nombreux articles dans l’Archæological Journal, le Journal of Hellenic Studies ou encore le Journal of the Anthropological Institute. En 1887, il publia les inscriptions trouvées à Thasos.
En 1888-1889, il partit à la découverte des villes de Lydae et Césarée lors d'un voyage sur la côte d'Asie Mineure, dont les inscriptions furent publiées dans le volume X du Journal of Hellenic Studies.
En 1889, il visita Bahreïn et fouilla des ruines de la civilisation phénicienne. L'année suivante, ce fut au tour de la Cilicie Trachée puis, en 1891, du Mashonaland (Zimbabwe), cette fois sans sa femme. En 1892, il rédigea ainsi The Ruins of Mashonaland (trois éditions de 1892 à 1895). En 1893, il s'aventura en Abyssinie dans les ruines d'Axoum, toujours sans sa femme, et publia The Sacred Cities of the Ethiopians.
De 1893-1897, il effectua sept voyages dans la péninsule Arabique et notamment en 1893-94 dans la vallée de l'Hadramaout réputée jadis pour la myrrhe et l'encens[1]. Au terme de ces voyages, il mourut le d'une pneumonie, conséquence d'une malaria contractée à Aden. Sa femme prononça une conférence sur ces voyages en 1897 et publia en 1900 Southern Arabia à partir des notes de son mari.
Publications
[modifier | modifier le code]- The ruined cities of Mashonaland[2] (London, 1892)
- The sacred city of Æthiopians[2] (London, 1893)
- The Cyclades or Life among the Insular Greeks [3](London, 1885)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Maurice Zimmermann, « Théodore Bent dans l'Hadramaout », Annales de Géographie, vol. 4, no 16, , p. 388 (lire en ligne)
- Zimmermann Maurice, « Nécrologie de Théodore Bent », Annales de Géographie, vol. 6, no 28, , p. 375 (lire en ligne)
- ↑ Philippe Bruneau, « Aegean Islands. J. Th. Bent », Revue des Études Grecques, vol. 79, , p. 376-378 (lire en ligne)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Le Projet Gutenberg propose Southern Arabia en ligne
