Thyez
| Thyez | |||||
L'église Saint-Théodule et son parvis. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Haute-Savoie | ||||
| Arrondissement | Bonneville | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes | ||||
| Maire Mandat |
Fabrice Gyselinck 2020-2026 |
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| Code postal | 74300 | ||||
| Code commune | 74278 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Thylons | ||||
| Population municipale |
6 309 hab. (2023 |
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| Densité | 643 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
95 276 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 05′ 04″ nord, 6° 32′ 30″ est | ||||
| Altitude | Min. 475 m Max. 1 347 m |
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| Superficie | 9,81 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Cluses (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Cluses (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Cluses | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | thyez.net | ||||
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Thyez (se prononce Thié[Note 1]) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
La commune appartient au canton de Bonneville. Elle est une des dix villes de la communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes (2CCAM).
Géographie
[modifier | modifier le code]Contexte géomorphologique
[modifier | modifier le code]La commune de Thyez comprend :
- la plaine de l'Arve en continuité des espaces urbains de la ville de Cluses. Cette plaine est principalement occupée par des habitations, des zones d'activité économique (commerces, artisans, industries), des zones de loisirs, des espaces naturels et agricoles.
- le pied de coteau qui accueille des habitations et aussi des équipements (mairie et écoles).
- le côteau ou les "côtes de Thyez". Cette zone pentue est principalement occupée par des habitations individuelles et comprend principalement les hameaux habités de Nierfait et de Rontalon[4]
Plusieurs cours d'eau traversent Thyez : l'Englenaz, le ruisseau de Rontalon et du Nantillet, le Nant des Bossons et le Nanty. Ces ruisseaux sont des affluents de l'Arve qui s'écoule au sud de la commune.
Quartiers et Hameaux
[modifier | modifier le code]- Bauchenet
- Brandnaz
- Champ de Gond
- Champ des Mottes
- Cul Plat
- Jovet Dessous
- La Place
- La Rassetaz
- Le Nanty
- Les Grands Champs
- Les Pierres
- Les Rapilles
- Nantillet
- Nierfait
- Plaizon
- Prés Dévoués
- Rontalon
- Ternier[4]
Localisation
[modifier | modifier le code]La commune de Thyez est située dans la vallée de l'Arve, à l'ouest de Cluses. Elle est limitrophe des communes de Cluses, Scionzier, Marnaz, Vougy, Marignier, Mieussy et Châtillon-sur-Cluses.
Implantée au pied des contreforts du Haut Giffre, Thyez se situe à 45 km de Chamonix, à 50 km de Annecy et à 35 km de Annemasse[5].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[8] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[9]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 303 mm, avec 10,1 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Sigismond à 6 km à vol d'oiseau[12], est de 8,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 586,7 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 36,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,4 °C, atteinte le [Note 2].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | −2,6 | −2,3 | 0,5 | 3,5 | 7,3 | 10,9 | 12,9 | 12,9 | 9,4 | 6,2 | 1,3 | −1,5 | 4,9 |
| Température moyenne (°C) | 0,5 | 1 | 4,5 | 7,9 | 11,7 | 15,6 | 17,7 | 17,3 | 13,3 | 9,7 | 4,4 | 1,5 | 8,8 |
| Température maximale moyenne (°C) | 3,6 | 4,3 | 8,5 | 12,2 | 16,1 | 20,2 | 22,4 | 21,8 | 17,3 | 13,2 | 7,4 | 4,5 | 12,6 |
| Record de froid (°C) date du record |
−14,3 27.01.05 |
−19,4 05.02.12 |
−15 13.03.06 |
−7,2 08.04.03 |
−3,3 05.05.19 |
0 01.06.06 |
4,7 16.07.00 |
3,5 31.08.1995 |
0,1 26.09.02 |
−5,5 29.10.12 |
−10 16.11.07 |
−15,4 20.12.09 |
−19,4 2012 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
19,5 30.01.02 |
18,3 18.02.22 |
20,4 24.03.01 |
24,7 14.04.24 |
27,9 24.05.09 |
31,8 27.06.19 |
34,6 07.07.15 |
36,1 24.08.23 |
28,9 01.09.24 |
25,8 07.10.09 |
20,3 02.11.20 |
18,1 31.12.21 |
36,1 2023 |
| Précipitations (mm) | 131,1 | 109,9 | 117,5 | 116,2 | 157,9 | 141,2 | 140,9 | 154,8 | 126,8 | 121,4 | 122,7 | 146,3 | 1 586,7 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
60 27.01.25 |
53,2 01.02.19 |
66,2 29.03.15 |
46 19.04.13 |
68,5 18.05.1994 |
66 27.06.02 |
72,8 12.07.21 |
61,5 28.08.1997 |
69 12.09.1997 |
49,1 01.10.05 |
84 29.11.1996 |
67 11.12.1997 |
84 1996 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Thyez est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Cluses[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant 18 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cluses, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 4],[I 5].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (37,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (25,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (32,4 %), zones urbanisées (28,6 %), forêts (28 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,7 %), prairies (2,2 %)[15].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
-
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
-
Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Morphologie urbaine
[modifier | modifier le code]La superficie de la ville est de 981 ha. Elle comprend :
- une zone de montagne et forêt de 374 ha
- une zone d'habitat de 309 ha
- une zone agricole de 234 ha
- quatre zones industrielles de 64 ha[16].
Malgré un territoire très urbanisé, Thyez est la seule ville du fond de la vallée à conserver plus de 40% de son territoire sous forme de terrain agricole. C'est également une agglomération qui est largement occupée par un territoire forestier avec une présence importante de conifères[17].
La population de Thyez se répartit pour une grande partie sur la plaine de l'Arve, et compte quelques hameaux qui se situe sur le côteau du Mont Orchez. Les secteurs non urbanisés de la ville sont occupés par la forêt et des zones agricoles[18].
Logement
[modifier | modifier le code]En 2022, la commune de Thyez compte 2623 logements dont 7.6% de logements vacants.
90% de ces logements constitue la résidence principale de leurs occupants, et 48.5% des ménages ont emménagé à Thyez depuis plus de 10 ans, dont 20% depuis plus de 30 ans.
La ville compte presque autant de maisons individuelles (44.5%) que d'appartements (55%). La majorité des Thylons sont propriétaires (60.9% contre 37% de locataires dont 15.4% de locataires HLM en 2022). La part des propriétaires et des locataires évolue très peu sur la période 2011 à 2022[19].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Les formes anciennes de la paroisse puis de la commune sont Todiacum (866), Tudesia (879), Tudesio (979), Tyes (1155), Thyez (1198), Theiz (1225), Thiez (1255), Tex (1289), Thyez (1301), Prior de Thies (vers 1344), Tielz (1444)[20],[21].
Selon le site de la mairie, Thyez proviendrait du celte THY ou TYES qui signifie "habitation", "sur les eaux"[22]. Le site d'Henry Suter mentionne une origine gallo-romaine, probablement issue d'un anthroponyme comme Tudius[21].
En francoprovençal savoyard, le nom de la commune se prononce « Tî » (retranscrit selon la graphie semi-phonétique de Conflans)[23].
Histoire
[modifier | modifier le code]Période de l'Antiquité
[modifier | modifier le code]Au VIIIème siècle av. J.-C, la vallée de l'Arve était occupée par les ceutrons, un peuple celte pacifique des Alpes, qui cohabitait avec les Allobroges. Les "thylons ceutrons" auraient empêché le franchissement des cols des Alpes de Hannibal[24].
Dans la moitié du Ier siècle av. J.-C. jusqu’à la fin du IVe siècleThyez était une petite agglomération gallo-romaine secondaire[25], du type village-rue, le long de la voie romaine (traversant d'est en ouest l'agglomération de Thyez) menant au col du Grand-Saint-Bernard. Plusieurs indices laissent penser que cette voie stimulait l’activité du village. Des pieux en bois datant de l'Antiquité ont été découverts dans le lit de l'Arve montrant que l'agglomération était sans doute un point de franchissement de la rivière important de la région, et jouait un rôle dans les mouvements de population et les échanges commerciaux. A l'époque, l'agglomération s'étend sur 100 m de largeur du nord au sud et sur 600 m de long d'est en ouest. Stratégiquement, elle était positionnée entre l'Arve au sud qui fournit des ressources essentielles en eau, et les marais au nord protégeant l'agglomération des invasions[26]. L’agglomération est plusieurs fois envahie par des crues importantes de l’Arve à cette période[27].Des fouilles, réalisées sur l'emplacement d'un ancien chenal de l'Arve, ont montré que des terrasses avaient été aménagées sur la rive droite de l'ancienne voie secondaire de l'Arve.
La terrasse haute (site de la Route de la Plaine[28]), remblayée au cours de la première moitié du Ier siècle apr. J.-C, était occupée par des maisons et des constructions résidentielles pérennes. Quatre bâtiments ont été installés sur cette haute terrasse, en grande partie détruits par un violent incendie au cours de la fin du Ier siècle ou au début du IIème siècle apr. J.-C. Par la suite, l'emplacement a été sans doute abandonné, puis trois bâtiments ont été construits au cours du IIIème siècle apr. J.-C sur le bâti détruit [29].
La terrasse basse, quant à elle, inondée à de nombreuses reprises, a été aménagée un peu plus tard, au cours du Ier siècle apr. J.-C. après avoir été remblayée[30]. Les fouilles sur cette terrasse ont mis en évidence l'existence d'un bâtiment de qualité mesurant 7,5 m de largeur et de 600 m de long[26]. Ce bâtiment rectangulaire orné de fresques murales peintes et d'un sol en béton blanc a ensuite subi d'importantes transformations sans doute pour répondre aux nouveaux besoins de la population. A la fin du IIème siècle apr. J.-C, ce bâtiment a été détruit et remplacé par une construction de 300 m² aux fondations particulièrement solides, sans doute utilisé pour des opérations de stockage liées aux activités commerciales de l'agglomération. Ce grand bâtiment a été détruit au cours du IIIème siècle apr. J.-C. et ses matériaux ont fait l'objet d'une récupération complète[30]. Par la suite, l'emplacement a été utilisé pour l'agriculture et le pâturage[26].
Des fouilles récentes ont mis en évidence l'existence d'éléments céramiques du Haut Empire, de nombreux vases datant de l'Antiquité tardive, et des bâtiments datant du IVème siècle (sans établir s'il s'agit de bâtiments distincts de ceux présentés ci-dessus). Certains murs portent des enduits verts, dont un avec une bande rouge, des fonds jaunes et aussi un décor à fond blanc rythmé par des filets rouges et jaunes. La présence de pilettes ou de carreaux de suspensura dans un des bâtiments (lors des fouilles Route des Lanches) laisse supposer que la pièce était chauffée et qu'il s'agissait possiblement d'un espace thermal[31]. La découverte d'une structure de chauffe dans un terrain voisin ainsi que d'îlots d'habitation renforce d'abord l'hypothèse de l'espace thermal privé dans une riche domus. Néanmoins, à proximité, dans un terrain plus au sud, des dédicaces au dieu Mars avaient été découvertes et laissent à supposer que le lieu était davantage un espace de culte, équipé de thermes publics. En effet, le dieu Mars a été longtemps vénéré dans les itinéraires et les vallées alpines. Par la suite, l'édifice semble avoir été conservé et ré-utilisé jusqu'au VIIIème siècle[31].
Période médiévale
[modifier | modifier le code]Les fouilles menées Route des Lanches permettent d'établir que l'agglomération était occupée durant la période médiévale. Quinze tombes resserrées, alignées sur deux rangées, toutes orientées est-ouest, ont été découvertes. Le coffrage rectangulaire et à paroi épaisse des sépultures est traditionnellement utilisé au cours du Vème voire jusqu'au VIIème siècle apr. J.-C. La datation d'un tibia droit d'un défunt montre que le lieu est utilisé très probablement au VIIIème siècle apr. J.-C et interroge sur la christianisation du lieu[31].
La paroisse possède une église datant vraisemblablement du XIIe siècle-XIIIe siècle[32], construite sur l'emplacement d'un sanctuaire plus ancien, dédié au dieu Mars.
La paroisse était une possession des Bénédictins de Contamine-sur-Arve[33].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Tendances politiques et résultats
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Ses habitants sont appelés les Thylons[20].
Evolution de la population
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[35].
En 2023, la commune comptait 6 309 habitants[Note 6], en évolution de +1,79 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
[modifier | modifier le code]À Thyez, le taux de mortalité est de 5,5 ‰ sur la période de 2016 à 2022[38]. En comparaison, sur la même période, le taux de mortalité est de 6.6 ‰ pour Bonneville[39] (chef-lieu du canton) et de 7,1 ‰ pour le département sur la période 2015 à 2021.
À Thyez, les effectifs de la population âgée de 0-44 ans sont élevés, mais sont inférieurs à ceux recensés dans le département de la Haute-Savoie. Au-delà de 60 ans, les effectifs sont plus élevés à Thyez que ceux comptabilisés dans le département.
Néanmoins, la commune connait un vieillissement de sa population sur la période 2011 à 2022. Alors que la part des 75 ans et plus atteignait 5,7 % en 2011, elle représente désormais 9,6 % de la population de Thyez en 2022. Inversement, la part de la population âgée de 15 à 29 ans diminue, passant de 18 % en 2011 à 15,6% en 2022.
La ville de Thyez compte autant de femmes que d'hommes. Cependant, dans la population de plus de 60 ans, les Thylonnes sont majoritaires[38].
Economie
[modifier | modifier le code]Revenus de la population
[modifier | modifier le code]En 2021, le revenu fiscal médian par ménage des Thylons est de 26 840 €/ an[38], en comparaison celui de Bonneville (chef lieu du canton) est de 25 180 €/ an[39], et celui du département est de 28 120 €/ an[42]. Le revenu des ménages de Thyez est composé pour plus de 78.5% d'un revenu d'activité (salaires, indemnités chômage, revenus d'activités non salariées), pour 26% d'une pension, pour 9.5% de revenus du patrimoine et pour 2.9% de prestations sociales[38].
Le salaire net mensuel moyen des Thylons s'élève à 2897.4 euros[38], en comparaison celui de Bonneville est de 2525.9 euros[39], et celui du département est de 2569.2 euros[42]. 62% des foyers de Thyez sont imposés en 2021 (45,5% au niveau national)[38].
Secteur d'activité
[modifier | modifier le code]La ville de Thyez compte 245 entreprises en 2023, employant 2607 salariés. La grande majorité de ces entreprises (73.5%) compte 1 à 9 salariés. En 2024, 94 entreprises ont été créées sur la commune[43].
| Pourcentage | |
|---|---|
| Industrie | 28.2 |
| Construction | 11.8 |
| Commerce, transport, services divers | 54.7 |
| Administration publique, enseignement, santé, action sociale | 4.9 |
| Agriculture | 0.4 |
Le décolletage à Thyez
[modifier | modifier le code]L'industrie du décolletage (fabrication de petites pièces d'abord pour l'horlogerie et ensuite pour l'automobile et la guerre) est un secteur d'activité très présent dans la vallée de l'Arve et en particulier dans l'agglomération de Thyez.
Cette industrie a fait prospérer la ville, tout comme le département, notamment dans les années 70[45]. A cette époque, le décolletage fait travailler jusqu'à 8000 personnes dans la vallée de l'Arve, et réalise 65% de la production de la France[46].
Dans les années 80-90, pour faire face à la concurrence, le décolletage de la vallée s'adapte et se tourne davantage vers la connectique de précision, et travaille pour divers secteurs comme ceux de l'automobile, de l'aérospatiale, du ferroviaire, du nucléaire ou encore de la santé (fabrication du matériel chirurgical). La ville de Thyez compte de grandes entreprises comme Mitchell (spécialiste du moulinet de pêche), Invensys (fabricant américain de composants électroniques)[47].
Au XXIème siècle, l'industrie du décolletage est durement impactée d'abord par la crise économique, puis ensuite par celle liée au coronavirus. La vallée de l'Arve, tout comme Thyez, compte alors de nombreuses friches industrielles issues en partie de la désindustrialisation.
A partir de 2012, la ville de Thyez entreprend d'acquérir un certain nombre de bâtiments industriels vides, notamment en bordure des lacs, dans le but de diversifier son activité économique[47]. Le site économique des Lacs, propriété de la mairie, est né de la transformation par la ville de 25 000 m2 de bâtiments industriels. Ce site accueille des bureaux, des ateliers, des espaces de co-working, des salles de réunion, des box de stockage et un amphithéâtre. Il a pour objectif de proposer des locaux à tarif préférentiel aux porteurs de projet. Le site est géré par l'association Nuna Développement[48].
A l'heure actuelle, le décolletage continue à être une activité pourvoyeuse de nombreux emplois à Thyez. Néanmoins, cette activité est confrontée aux effets de la mondialisation, et en particulier à une concurrence accrue de l'Inde et de la Chine[45]. Elle doit également se réinventer pour remplir les objectifs mondiaux de décarbonation[49].
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]Voies routières
[modifier | modifier le code]La ville de Thyez est desservie par la D319 (annexe de la RD19)[50].
Pistes cyclables
[modifier | modifier le code]Deux pistes cyclables partagées permettent de sillonner Thyez et d'accéder aux villes voisines :
- la véloroute du Léman au Mont-Blanc (longueur : 90 km) permet de relier Genève à Chamonix. Elle longe, sur 3 km, la voie ferrée à Thyez.
- la promenade du bord d'Arve (longueur : 2 km), sur la voie verte, relie le Pont des Chartreux à la base de loisirs en longeant les bords de l'Arve[51].
Transport urbain
[modifier | modifier le code]Les communes de la 2CCAM, dont la ville de Thyez, bénéficient d'un réseau de transport en commun interurbain : le réseau Arv'i. Le développement de ce réseau de bus répond aux besoins de déplacement des Thylons, et plus globalement permet de limiter les effets de la pollution de l'air dans la vallée[52].
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Château de la Crête, construit au XIIIe siècle, abrite l'hôtel de ville de la mairie. Cette bâtisse gallo-romaine était une propriété de Rodolphe de Lucinges, qui en fit don aux Chartreux du Reposoir pour s'en servir comme cellier[53]. Le château a été vendu à de nombreuses reprises après la Révolution, d'abord à J.M. Thévenet de Bonneville, puis à Joseph Brochier de Panissage (Isère), ensuite à François Curt de Cluses et enfin à Claude Hudry de Châtillon. Claude Hudry vendit le domaine à la commune le 29 septembre 1847. Le château a été rénové en 1996 et en 1997[54].
- Château de La Place (1420 attesté) a été la propriété d'un seigneur de La Place. Il s'agit en réalité d'un simple écuyer, Jacques de Chignin, anobli pour service rendu aux armées. Il transmettra le domaine à la famille Duclos en 1579 qui le conservera jusqu'en 1806[55].
- Le Château de Thyez ou Thiez, dit aussi de Viuz ou de Salaz, appartenant aux évêques de Genève se trouve à Viuz-en-Sallaz[56],[57].
- Église paroissiale Saint-Théodule (XIIe – XIIIe siècle).
- Le Mont Orchez, sommet boisé, offrant un magnifique panorama sur la vallée de l'Arve.
Patrimoine naturel
[modifier | modifier le code]Les lacs du Nanty
[modifier | modifier le code]De1890 à 1900, trois excavations ont été creusées afin d'extraire le gravier nécessaire à la construction du chemin de fer. Rapidement, l'eau de l'Arve a rempli ces excavations donnant naissance aux lacs du Nanty de Thyez. Le lac le plus au centre a été comblé par des matériaux et correspond à l'espace de verdure qui relie les deux lacs actuels[58].
Les deux lacs du Nanty s'étendent sur 3 ha : un lac est dédié à la pêche et depuis 1980, l'autre lac est à la fois un lieu de baignade et une base de loisirs (baignade surveillée en juillet et août). Le lac de baignade (interdit à la pêche) sert également d'étang de grossissement pour les poissons[58].
Les lacs du Nanty sont accessibles par la veloroute Léman Mont-Blanc et par la promenade du bord d'Arve[52].
Les lacs de Thyez sont alimentés par les eaux du canal de Pressy et par le torrent du Nanty. Ils font l'objet d'une surveillance constante pour contrôler le niveau d'eau et préserver la faune et la flore de ces espaces[59].
- Lacs du Nanty
-
Lac de baignade
-
Lac de pêche (en arrière plan le Mont Orchez)
Le Mont Orchez ou Pointe d'Orchex
[modifier | modifier le code]Le Mont Orchez est un sommet montagneux des Alpes qui s'élève au-dessus de la vallée de l'Arve. Cette montagne se situe à la fois sur les communes de Thyez et de Châtillon-sur-Cluses[60].
Espaces verts et fleurissement
[modifier | modifier le code]En 2014, la commune de Thyez bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[61].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Maurice Manificat, fondeur français, médaillé aux Jeux olympiques de 2014 et aux Jeux olympiques 2018 à Pyeongchang.
Héraldique
[modifier | modifier le code]Les armes de Thyez se blasonnent ainsi : Palé d'argent et d'azur à la bande brochant de gueules chargée de trois coquilles d'or,accompagnée en chef d'une tour, sénestrée d'un pan de mur crénelé et ouvert d'un portique sous lequel était une étoile, le tout d'or. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Roanne, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 75-76 « Thyez ».
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]- Notes
- ↑ Le -az final ne se prononce pas, mais indique que l'accentuation du mot va sur la première syllabe[1],[2],[3].
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
- ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Cluses comprend quatre villes-centres (Bonneville, Cluses, La Roche-sur-Foron, Scionzier) et quatorze communes de banlieue.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Cluses », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Thyez ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Cluses », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- ↑ Henri Dénarié, « Berlioz ne rime pas avec myxomatose », La Voix des Allobroges, (lire en ligne) (Article publié dans le numéro 13 de La Voix des Allobroges, été 2007)
- ↑ Jean-Baptiste Serron avec Marc Bron, « Comment bien prononcer les noms de nos communes? », L'Essor savoyard, (lire en ligne).
- ↑ « Toponymie arpitane : les noms en -oz, -az, -ex, -ix », sur Arpitan.com - Fédération internationale de l'arpitan (consulté le ).
- Ville de Thyez, « Elaboration du PLU de Thyez », Espaces et Mutations, (lire en ligne [PDF])
- ↑ « Thyez », sur Communauté de Communes Cluses Arve & montagnes (consulté le )
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Thyez et Saint-Sigismond », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Sigismond », sur la commune de Saint-Sigismond - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
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- ↑ DDT de Haute-Savoie, « ETUDE RELATIVE A LA RÉVISION DE LA CARTE DES ALÉAS NATURELS », Note de présentation, , p. 4 (lire en ligne [PDF])
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- Henry Suter, « Thy », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en ).
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- Christophe Landry, « Une agglomération antique en vallée alpine : Thyez (Haute-Savoie) dir. F. Gabayet et A. Verot / Chap. 3.4 : Route des Lanches : des bâtiments du IVe s. ap. J.-C. (État 7) et Chap. 4.1 : Au nord, une nécropole du haut Moyen Âge », Documents d'Archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne (DARA) n°50, (lire en ligne, consulté le )
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- ↑ Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 978-2-7171-0159-1), p. 260.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- « Dossier complet − Commune de Thyez (74278) | Insee », sur www.insee.fr (consulté le )
- « Dossier complet − Commune de Bonneville (74042) | Insee », sur www.insee.fr (consulté le )
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2022 - Commune de Thyez (74278) », (consulté le ).
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- « Le décolletage en Haute-Savoie – Presse Industrielle », (consulté le )
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- « Comment Thyez diversifie son tissu économique? | GROUPE ECOMEDIA » (consulté le )
- ↑ « S'implanter et entreprendre », sur Communauté de Communes Cluses Arve & montagnes (consulté le )
- ↑ « TOP FAB : Le programme audiovisuel dédié à la jeunesse et sa fierté industrielle », sur radiomontblanc.fr, (consulté le )
- ↑ « Client Challenge », sur routes.fandom.com (consulté le )
- ↑ « Pistes cyclables - Thyez et ses lacs » [archive du ], sur www.thyez.net (consulté le )
- « @Thyez #3 - 2017 », sur calameo.com (consulté le )
- ↑ « Le château de la Crête devenu Mairie », sur thyez.net
- ↑ « château de Crête Thiez, Haute-Savoie », sur haute-savoie.ialpes.com (consulté le )
- ↑ « campings caravaning en haute-savoie, bungalows et emplacements pour caravane tente et camping-car », sur haute-savoie.ialpes.com (consulté le )
- ↑ Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 532.
- ↑ Lucien Guy, « Les anciens châteaux du Faucigny - Château de Thyez (section) », Mémoires & documents, vol. 47, , p. 192-193 (lire en ligne).
- « Histoire et Patrimoine - Thyez et ses lacs » [archive du ], sur www.thyez.net (consulté le )
- ↑ « @Thyez #1 - 2016 », sur calameo.com (consulté le )
- ↑ « Mont Orchez - Sommet des Alpes du Chablais à Haute-Savoie, France », sur fr.aroundus.com (consulté le )
- ↑ « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le ).

