Tintange
| Tintange | |||||
Eglise paroissiale Saint-Remy de Tintange. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Bastogne | ||||
| Commune | Fauvillers | ||||
| Code postal | 6637 | ||||
| Code INS | 82009B | ||||
| Zone téléphonique | 063 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Tintangeois(e) | ||||
| Population | 390 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 21 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 52′ 43″ nord, 5° 45′ 06″ est | ||||
| Superficie | 1 824 ha = 18,24 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Luxembourg
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Tintange (en allemand Tintingen/Tentingen, en luxembourgeois Tënnen, en wallon Tîtindje) est une section de la commune belge de Fauvillers située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.
Avant la fusion des communes de 1977, c'était une commune à part entière comprenant le village de Warnach (3 km à l'ouest), le hameau d'Œil (ferme et moulin, au sud) et le hameau de Romeldange (au sud-est), ces deux hameaux étant établis depuis des siècles sur la rive gauche de La Sûre, rivière affluent de la Moselle et frontalière avec le Grand-Duché de Luxembourg.
Toponymie
[modifier | modifier le code]- Tintenges (1293), Tintingen (1480 et 1677), Tinnen (1681).
Géographie
[modifier | modifier le code]Situé à mi-chemin entre Warnach et Surré, le village se situe à l’entrée d’une enclave belge en territoire luxembourgeois orientée vers l’est, la frontière correspondant également au trajet de la Sûre dans les environs.
Démographie
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- Source: INS recensements population
Histoire
[modifier | modifier le code]En 1721, une première chapelle est construite à l'emplacement de l'église actuelle.
En 1781, la paroisse de Romeldange est transférée à Tintange. Le bicentenaire de ce transfert fut célébré en 1981 et donna lieu à la pose à Romeldange d'une stèle en souvenir des habitants qui se succédèrent en cette profonde vallée durant près d'un millénaire.
En 1785-1786, la chapelle est remplacée par l'église actuelle.
Durant le Premier Empire, Tintange et Warnach sont deux mairies à part entière, Warnach comprenant le hameau d'Œil (ferme et moulin).
En 1823, Tintange et Warnach fusionnent en une « commune de Tintange ».
En 1839, les frontières des Pays-Bas, de la Belgique et du « nouveau Grand-Duché » ont été établies selon le Traité des 24 Articles. Pour la frontière entre la Belgique (province de Luxembourg) et le « nouveau Grand-Duché », il avait établi comme principe que celle-ci serait établie à la frontière entre les parlers wallon à l'Ouest et luxembourgeois à l'Est. La région de Nothomb-Tintange, où la population était principalement d'expression germanique, ne fut pas soumise à ce critère linguistique en raison d'un manque d'informations sur la situation sur le terrain. De ce fait, Tintange, qui aurait dû appartenir au Grand-Duché de Luxembourg, fera partie de la Belgique[1].
La commune est restée « germanophone » (en fait luxembourgophone, mais cette langue n'était pas reconnue à l'époque) jusqu'en 1930. En 1947, il y avait encore 267 « germanophones » et 363 « francophones » (en fait wallonophones).
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le , jour du déclenchement de la campagne des 18 jours, Tintange est prise en début d'après-midi par les Allemands de la 2e Panzerdivision[2].
Personnalité liée à la commune
[modifier | modifier le code]- Walter Ganshof van der Meersch, ancien procureur général à la Cour de cassation, ancien ministre, mort à Tintange le 12 septembre 1993. Les funérailles eurent lieu le 15 septembre 1993 suivant le rite protestant. Il ne fut pas enterré dans le mausolée de la famille au cimetière de Bruges mais dans une tombe à Tintange [3].
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
[modifier | modifier le code]Patrimoine et culture
[modifier | modifier le code]Enseignement
[modifier | modifier le code]Vie associative
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Jean De Bruyne, 1992. En suivant les bornes... Média Club Gouvy a.s.b.l., p. 11 et note 14
- ↑ Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 84.
- ↑ « Ganshof van der Meersch Walter », sur www.belgiumwwii.be (consulté le )