Todi
| Todi | |
Vue panoramique de Todi depuis la vallée du Tibre | |
Armoiries |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire Mandat |
Marco Delorenzi depuis 2024 |
| Code postal | 06059 |
| Code ISTAT | 054052 |
| Code cadastral | L188 |
| Préfixe tél. | 075 |
| Démographie | |
| Gentilé | tudertini |
| Population | 15 500 hab. (2025[1]) |
| Densité | 70 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 42° 47′ 00″ nord, 12° 25′ 00″ est |
| Altitude | Min. 126 m Max. 639 m |
| Superficie | 22 300 ha = 223 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | San Fortunato |
| Fête patronale | 14 octobre |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Pérouse. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
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Todi est une commune italienne d'environ 15 500 habitants, perchée sur une colline à 410 mètres d'altitude dans la vallée moyenne du Tibre, dans la province de Pérouse, en Ombrie (Italie centrale). Ancienne cité étrusque et romaine connue sous le nom de Tuder, elle conserve un centre historique médiéval organisé autour de la Piazza del Popolo. Elle est notamment associée au poète franciscain Jacopone da Todi (1230-1306) et au Temple de Santa Maria della Consolazione, édifice Renaissance dont l'attribution à Donato Bramante reste discutée dans la recherche.
Géographie
[modifier | modifier le code]Territoire
[modifier | modifier le code]Todi occupe le sommet et les versants d'une colline de la vallée moyenne du Tibre, dans la partie méridionale de la province de Pérouse. Le territoire communal s'étend sur 223 km2, ce qui en fait l'un des plus vastes d'Ombrie. Les altitudes s'échelonnent d'environ 126 m dans le fond de la vallée du Tibre à 639 m sur les reliefs boisés à l'est, pour une altitude moyenne d'environ 343 m. Le chef-lieu est établi à 410 m. Les coordonnées du centre communal sont 42° 46′ 44″ N, 12° 24′ 51″ E[2].
Le paysage communal comprend trois unités physiques distinctes : la plaine alluviale du Tibre, propice aux cultures irriguées ; les versants collinaires intermédiaires couverts de vigne et d'olivier ; et les reliefs boisés de chênes et de châtaigniers sur les hauteurs orientales. Le Tibre structure l'axe principal de la vallée et constitue la limite occidentale du territoire[3].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Acquasparta, Avigliano Umbro, Baschi, Collazzone, Fratta Todina, Gualdo Cattaneo, Marsciano, Massa Martana, Monte Castello di Vibio, Montecchio, Orvieto, San Venanzo[4].
Todi se situe à environ 42 km au sud de Pérouse, à 45 km de Spolète et à 35 km d'Orvieto.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la commune dérive de l'antique Tuder (ou Tutere en étrusque), attesté dès l'époque préromaine. Ce toponyme est rapproché de la racine étrusque tular ou tulere, signifiant « frontière » ou « borne », en référence à la position de la cité à la limite entre le territoire des Ombriens et celui des Étrusques[5],[6].
Le nom latin Tuder (génitif Tuderis) a évolué en Tudertum au Moyen Âge, puis en Tode en langue vulgaire, avant d'aboutir à la forme actuelle Todi. Les habitants portent le nom de Tuderti dans l'usage littéraire et officiel, ou Tudertini dans l'usage courant[5].
Une tradition locale rapportée dès le XIVe siècle associe la fondation de la ville à un présage : un aigle aurait emporté une nappe du bord du Tibre pour la déposer sur la colline, désignant ainsi le lieu d'établissement de la cité. Cette légende n'est pas retenue par les études toponymiques et archéologiques, qui s'accordent sur l'étymologie étrusque[7],[8].
Climat
[modifier | modifier le code]Le territoire de Todi est soumis à un climat continental modéré, influencé par l'altitude de la colline et la configuration encaissée de la vallée du Tibre. Les étés sont chauds, avec des températures moyennes en juillet d'environ 24 °C et des maxima dépassant régulièrement 30 °C dans la vallée. Les hivers sont froids, avec une moyenne de 4 à 5 °C en janvier ; la neige est possible sur la colline de décembre à février. Les précipitations annuelles se situent entre 750 et 850 mm, avec des pics au printemps et en automne[6].
Le territoire présente un risque géologique lié à l'instabilité des versants argileux. Des glissements de terrain ont affecté la cité de façon récurrente depuis le Moyen Âge ; des études menées à partir des années 1990 ont permis de cartographier ces phénomènes et d'engager des travaux de stabilisation[9].
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines préhistoriques et période étrusque
[modifier | modifier le code]Les traces d'occupation les plus anciennes remontent aux VIIIe et VIe siècles av. J.-C., avec un habitat ombrien à vocation agricole et pastorale sur la colline[10]. À partir des Ve et IVe siècles av. J.-C., la cité entre progressivement dans la sphère d'influence étrusque. Des murailles en travertin, dont des portions subsistent sur environ 2 km, sont élevées pour protéger la colline. Les nécropoles mises au jour à Pian di Porto et dans les environs témoignent d'une activité funéraire développée[11].
La pièce archéologique la plus représentative de cette période est le Mars de Todi, statue en bronze du Ve siècle av. J.-C. découverte en 1835 sur le mont Santo. Elle porte une inscription en alphabet étrusque méridional et reflète les influences hellénistiques sur la production artistique locale. L'original est conservé au Musée grégorien étrusque des Musées du Vatican[12],[13].
Période romaine
[modifier | modifier le code]En 89 av. J.-C., lors de l'extension de la citoyenneté romaine aux populations italiques, Todi obtient le statut de municipium sous le nom de Tuder, rattaché à la tribu Clustumina[14]. Un forum est aménagé sur la colline — à l'emplacement de l'actuelle Piazza del Popolo —, complété par un amphithéâtre, un théâtre et un réseau de citernes souterraines destiné à la collecte et à la distribution des eaux pluviales[15]. Des liens sont attestés avec la gens Ulpia, famille de l'empereur Trajan[16].
Le christianisme s'implante à Todi dès l'Antiquité tardive ; la tradition locale identifie saint Terenziano comme premier évêque et martyr de la cité[17].
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Au VIe siècle, Todi est intégrée successivement au duché de Spolète, puis au domaine byzantin et lombard[18]. Au XIIe siècle, la cité se constitue en commune indépendante et connaît un développement urbain et économique soutenu. Des statuts communaux régissent alors l'organisation de l'espace bâti et les rapports entre factions[19]. Comme la plupart des communes ombriennes, Todi est traversée par les conflits entre partis guelfes et gibelins[20].
C'est dans ce contexte que naît en 1230 Jacopone da Todi, juriste converti à la vie franciscaine après la mort de sa femme. Entré dans l'Ordre des Frères mineurs, il devient l'un des poètes mystiques les plus lus du Moyen Âge italien, auteur d'environ cent laudes en langue vulgaire. Son opposition au pape Boniface VIII lui vaut l'emprisonnement de 1298 à 1303. L'attribution du Stabat Mater à Jacopone reste débattue. Il meurt en 1306 et son tombeau se trouve dans la crypte de l'église San Fortunato[21],[22].
Renaissance et époque moderne
[modifier | modifier le code]Intégrée aux États pontificaux à la fin du Moyen Âge, Todi connaît aux XVe et XVIe siècles une reprise de l'activité architecturale. La construction du Temple de Santa Maria della Consolazione, entamée en 1508 et poursuivie pendant un siècle, marque cette période[23]. La colline connaît en parallèle de nombreux épisodes d'instabilité des versants ; entre 1150 et 1991, 223 événements de glissement de terrain ont été recensés, entraînant notamment l'abandon de plusieurs quartiers en 1794[24].
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]Todi participe au mouvement du Risorgimento et est rattachée au Royaume d'Italie en 1861[25]. Au cours du XXe siècle, le déclin progressif de l'agriculture traditionnelle entraîne une dépopulation, partiellement compensée par le développement du tourisme culturel. Le Todi Festival, créé en 1987, contribue à la visibilité nationale et internationale de la commune[26]. En 1992, une étude universitaire américaine classe Todi parmi les villes les plus habitables au monde, lui conférant une notoriété durable dans la presse internationale[27].
Monuments et patrimoine
[modifier | modifier le code]Piazza del Popolo
[modifier | modifier le code]La Piazza del Popolo occupe le point culminant de la colline de Nidoli, à 398 mètres d'altitude. Elle correspond à l'emplacement du forum romain, dont la superficie dépassait celle de la place médiévale actuelle. Une plateforme artificielle soutenue par un réseau de citernes souterraines portait le forum antique ; ces galeries sont encore partiellement accessibles. La place est bordée au nord par la Concattedrale della Santissima Annunziata et le Palazzo Vescovile adjacent, tandis que les côtés est et sud sont occupés par les trois palais communaux médiévaux construits entre les XIIe et XIIIe siècles[28],[29].
Architecture religieuse
[modifier | modifier le code]Concattedrale della Santissima Annunziata
[modifier | modifier le code]La Concattedrale della Santissima Annunziata, dédiée à l'Annonciation, domine la Piazza del Popolo depuis le XIIe siècle. L'édifice a été bâti sur l'emplacement probable d'un temple romain dédié à Apollon ; un incendie en 1190 détruisit presque entièrement la construction primitive. La reconstruction en style romano-gothique s'étala sur plus de deux siècles, perturbée par un tremblement de terre en 1246 et par l'effondrement de la toiture en 1322, pour s'achever vers la fin du XIVe siècle. L'évêque Angelo Cesi fit ensuite modifier l'intérieur au XVIe siècle et commanda un programme de fresques à Ferraù Fenzoni[30].
Le bâtiment présente un plan en croix latine à trois nefs séparées par des arcades en plein cintre sur colonnes corinthiennes. La façade, accessible par un escalier monumental construit en 1740, est percée d'une rosace ajoutée en 1513 et d'un portail central en arc brisé dont la porte en bois sculpté est l'œuvre d'Antonio Bencivenni (1521). Sur le contre-façade, une fresque du Jugement dernier, achevée en 1596 par Ferraù da Faenza, s'inspire des compositions de Michel-Ange. La crypte conserve les reliques des cinq saints patrons de Todi et le tombeau de Jacopone da Todi[31].
Temple de Santa Maria della Consolazione
[modifier | modifier le code]Le Temple de Santa Maria della Consolazione, situé hors les murs médiévaux au sud-ouest de la ville, est un édifice à plan centré dont la construction s'étend de 1508 à 1607. Il fut élevé pour abriter une image de la Vierge à laquelle des vertus miraculeuses étaient attribuées par la population locale. L'attribution du projet à Donato Bramante est mentionnée dans un document de 1574, mais n'est étayée par aucune source contemporaine des travaux. Le premier architecte identifié est Cola di Matteuccio da Caprarola (1510) ; d'autres maîtres interviennent successivement, parmi lesquels Antonio da Sangallo le Jeune (1531-1532), Baldassarre Peruzzi, Galeazzo Alessi (1567), Jacopo Barozzi da Vignola (1565) et Ippolito Scalza[32].
Le bâtiment adopte un plan en croix grecque comprenant une abside semi-circulaire au nord et trois absides polygonales surmontées chacune d'une semi-coupole, d'où s'élève une coupole centrale atteignant environ 50 mètres de hauteur. L'extérieur est rythmé par un double ordre de pilastres et de petites colonnes corinthiennes, avec des fenêtres alternant frontons triangulaires et courbes. L'intérieur, éclairé par de hautes fenêtres, conserve l'image miraculeuse dans l'abside nord et douze niches abritant des statues monumentales des apôtres. La terrasse carrée est ornée de quatre aigles en bronze, symboles de Todi[33],[34]. Le sanctuaire est célébré chaque 8 septembre lors de la fête de la Nativité de Marie.
Église San Fortunato
[modifier | modifier le code]L'église San Fortunato est le plus vaste édifice gothique ombrien après la basilique d'Assise. Elle s'élève sur la deuxième crête de la colline, à l'emplacement d'un édifice paléochrétien du VIIe siècle, dont deux sculptures de lions flanquant le portail constituent les vestiges. La construction du bâtiment gothique actuel est entreprise en 1292 par les Franciscains selon un plan en halle à trois nefs de hauteur égale. Les travaux sont interrompus par la Peste noire de 1348 ; la partie inférieure de la façade n'est achevée que dans la seconde moitié du XVe siècle, et la partie supérieure reste inachevée[35].
Les trois portails — un par nef — présentent des décors sculptés figurant saints et prophètes, avec des rinceaux symboliques. L'abside est occupée par un chœur en bois achevé en 1590 par Antonio Maffei de Gubbio. La crypte renferme les reliques de saint Fortunat de Todi et le tombeau de Jacopone da Todi, transféré en 1432. Le campanile du XIVe siècle offre une vue sur les collines et les bourgs environnants.
Architecture civile
[modifier | modifier le code]Palazzo del Popolo
[modifier | modifier le code]Le Palazzo del Popolo, construit en 1213 en style gothique lombard, est l'un des palais communaux les plus anciens d'Italie. Édifié sur un portique bas et couronné de créneaux gibelins en queue d'aronde, il constitua le premier siège des Prieurs de la commune. L'élévation d'un étage supplémentaire date de 1233 ; le campanile est ajouté vers 1330. Les deux niveaux supérieurs sont percés de fenêtres à meneaux en trifores et quadrifores. L'édifice abrite aujourd'hui la pinacothèque municipale, qui conserve des peintures de l'école ombrienne du XIVe siècle au XVIIIe siècle[36].
Palazzo del Capitano
[modifier | modifier le code]Le Palazzo del Capitano, construit vers 1293, était destiné aux réunions du Conseil de la commune. Le rez-de-chaussée présente deux arcs en plein cintre ouvrant sur un portique où se tenaient les arbalétriers de la garde. Le premier étage est éclairé par trois fenêtres triforées polylobées surmontées de gâbles, illuminant l'ancienne salle d'audience du capitaine, devenue salle du Conseil municipal. Des fragments de fresques du XIVe siècle subsistent sur les parois intérieures[37].
Palazzo dei Priori
[modifier | modifier le code]Le Palazzo dei Priori, construit entre 1293 et 1347 sur le côté méridional de la Piazza del Popolo, a servi de résidence aux podestats, aux prieurs puis aux gouverneurs pontificaux successifs. La tour trapézoïdale centrale est érigée au milieu du XIVe siècle avec des créneaux guelfes. En 1513, les ouvertures de la façade sont modifiées dans un goût Renaissance. Un aigle en bronze, réalisé en 1347 par Giovanni di Giliaccio, orne la façade et constitue l'un des emblèmes héraldiques de la ville[38].
Vestiges antiques
[modifier | modifier le code]Les murailles de Todi se composent de trois enceintes concentriques correspondant à trois phases historiques : l'enceinte interne en travertin rugueux d'origine ombrienne ou étrusque, l'enceinte médiane romaine et une troisième enceinte externe datant des VIe et VIIe siècles. À la Piazza del Mercato Vecchio, les Nicchioni romains — quatre niches monumentales creusées dans la roche — constituent les vestiges probables d'une basilique civile antique. Le réseau souterrain de citernes romaines, dont les galeries s'étendent sur plus de 80 mètres, assurait la collecte et la redistribution des eaux pluviales depuis le forum jusqu'à la vallée[39].
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Temple de Santa Maria della Consolazione.
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Porte médiévale de la ville.
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Vue sur la ville depuis les collines environnantes.
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Place Garibaldi.
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Façade de la cathédrale.
Économie
[modifier | modifier le code]L'économie de Todi repose sur trois secteurs complémentaires : l'agriculture, le tourisme et un tissu de petites et moyennes entreprises actives dans l'artisanat et la transformation agroalimentaire. La commune occupe une position en tête des communes de la province de Pérouse de plus de 10 000 habitants pour le nombre d'entreprises créées par habitant[40],[41]. Ces secteurs bénéficient de financements européens destinés aux zones rurales et de montagne, qui contribuent à une stabilisation récente de la démographie[42].
Agriculture et agroalimentaire
[modifier | modifier le code]L'agriculture exploite les terres fertiles de la vallée du Tibre et les versants collinaires. La viticulture produit des vins sous l'appellation DOC Todi, dont le Grechetto di Todi ; l'oléiculture fournit des huiles d'olive extra-vierge valorisées sur les marchés régionaux et nationaux. La culture du tabac dans les plaines irriguées constitue un héritage de la politique agricole des États pontificaux[43]. Les truffes et les lentilles figurent parmi les productions les plus recherchées. Le secteur s'oriente vers l'agriculture biologique, soutenu par des programmes européens de développement rural et des initiatives de type « green communities »[44]. Selon les données de l'ISTAT, le secteur agricole représente une part des unités locales supérieure à la moyenne régionale[45].
Tourisme
[modifier | modifier le code]Le tourisme s'est développé à partir des années 1980, porté par la valorisation du patrimoine médiéval et la qualité du paysage ombrien. L'offre associe visites de monuments, participation aux festivals (Todi Festival, Biennale di Todi) et agritourisme avec hébergements ruraux. La proximité d'Orvieto et de Pérouse renforce l'attractivité pour des séjours de plusieurs jours. Depuis 2019, les arrivées touristiques ont progressé d'environ 10 % selon les données régionales, favorisées notamment par un coût de la vie inférieur à celui des régions voisines[44],[46].
Industrie et artisanat
[modifier | modifier le code]L'activité industrielle est limitée à des PME dans la métallurgie légère et la transformation agroalimentaire. L'artisanat traditionnel — céramique, travail du bois, textile — représente une part identitaire de l'économie locale. Ces activités forment environ 30 % des unités locales selon les statistiques régionales[47]. Les salaires moyens restent inférieurs à la moyenne nationale, problème structurel commun à l'ensemble de l'Ombrie[48],[49].
Transports
[modifier | modifier le code]Réseau routier
[modifier | modifier le code]L'accès routier principal est assuré par la E45, voie rapide (superstrada) qui longe la vallée du Tibre sur l'axe Pérouse–Terni–Rome. Un échangeur desservant Todi est implanté à environ 5 km du centre, dans le fond de la vallée. La route régionale SR79 bis relie la cité à Orvieto vers l'ouest. Des routes provinciales assurent les liaisons avec les communes limitrophes de Massa Martana, Collazzone, Marsciano et Acquasparta[4].
La position en altitude du centre historique implique des accès par des routes sinueuses à forte déclivité depuis la vallée. Un parc de stationnement est aménagé au pied de la colline, relié au centre médiéval par des escaliers mécaniques couverts.
Réseau ferroviaire
[modifier | modifier le code]La Ferrovia Centrale Umbra (FCU) dessert le territoire avec la gare de Todi, située dans la vallée à environ 4 km du centre. Cette ligne relie Pérouse au nord à Terni au sud, avec des fréquences adaptées aux déplacements pendulaires et aux flux touristiques. Des correspondances en autobus sont organisées entre la gare et le centre-ville[50].
Transports en commun
[modifier | modifier le code]Le réseau de transport en commun est géré par Umbria Mobilità, qui assure des lignes d'autobus reliant Todi à Pérouse, Terni, Orvieto et les hameaux du territoire communal. Des autocars interrégionaux permettent la liaison avec Rome depuis la vallée, ou via correspondance ferroviaire à Terni[50].
Liaisons aériennes
[modifier | modifier le code]L'aéroport le plus proche est l'Aéroport international de Pérouse Sant'Egidio, situé à environ 50 km au nord, avec des liaisons vers les principales villes italiennes et quelques destinations européennes. L'Aéroport de Rome-Fiumicino est accessible en environ deux heures par la route.
Culture
[modifier | modifier le code]Art contemporain
[modifier | modifier le code]Todi accueille depuis 2019 le Parco di Scultura di Beverly Pepper, premier parc monothématique au monde consacré à l'œuvre de l'artiste américaine Beverly Pepper. Sur un site de deux hectares, seize sculptures monumentales réalisées en acier corten, fonte, acier inoxydable, bois et pierre, issues de la collection de l'artiste, sont installées dans le paysage ombrien. Beverly Pepper a résidé à Todi une grande partie de sa vie[51],[52].
La Biennale di Todi, lancée en 2022 à l'initiative du galeriste Diego Costantini, investit des espaces publics et des monuments de la commune pour y présenter des installations environnementales et des œuvres d'artistes internationaux. Chaque édition est organisée autour d'un thème central et associe un concours, des expositions dans des sites historiques tels que les Cisterne Romane, et des collaborations institutionnelles, notamment avec l'Accademia di Belle Arti di Perugia. La première édition a établi un partenariat avec des institutions chinoises[53],[54].
En 2024, Todi a figuré parmi les cinq finalistes du titre de Capitale italienne de l'Art contemporain 2026, attribué par la Direction générale de la Créativité contemporaine du ministère de la Culture italien, avec le projet Ponte contemporaneo présenté lors des auditions publiques du à Rome. Les autres finalistes étaient Carrare, Gallarate, Gibellina et Pescara ; c'est Gibellina qui a finalement obtenu le titre[55],[56],[57].
Musées et institutions culturelles
[modifier | modifier le code]La pinacothèque municipale, installée au dernier étage du Palazzo del Popolo, conserve des peintures de l'école ombrienne du XIVe siècle au XVIIIe siècle. Le Palazzo dei Priori abrite le musée de la ville, consacré à l'histoire et à l'archéologie locales.
Le Teatro Comunale di Todi, construit en 1876 sur les plans de Carlo Gatteschi, est un théâtre de style néoclassique d'une capacité de 250 places, orné de fresques et de stucs. Il programme des saisons théâtrales et des concerts en collaboration avec des institutions comme le Teatro Lirico Sperimentale di Spoleto[58].
Le Palazzo Vescovile, qui donne sur la Piazza del Popolo, ouvre ses portes lors d'événements du FAI et propose des visites guidées accompagnées de concerts[59].
Festivals et événements
[modifier | modifier le code]Le Todi Festival, fondé en 1987 par Silvano Spada, se tient de fin août à début septembre. Il associe théâtre, danse, musique et arts visuels, avec une place accordée aux premières nationales. Les représentations ont lieu dans des espaces extérieurs — places, escaliers, parvis d'église —, dont la Piazza del Popolo et les marches de l'église San Fortunato. Des ateliers, des dégustations gastronomiques et des ouvertures spéciales de musées et d'églises complètent la programmation[60],[61].
La Disfida di San Fortunato (octobre) est une reconstitution médiévale comprenant des tournois de tir à l'arc, des démonstrations de fauconnerie, des batteurs de tambour et des lanceurs de drapeaux, suivis d'un cortège en costume historique. En août, la manifestation Calici di Stelle associe dégustations des vins DOC locaux et expositions d'art contemporain[62],[63]. Des sagre automnales célèbrent les récoltes, notamment la truffe et les vendanges.
Gastronomie
[modifier | modifier le code]La cuisine locale s'inscrit dans la tradition ombrienne, avec une prédominance des produits de la chasse et de la cueillette : sanglier, truffe, lentilles. Le plat associé à la ville est les palombe alla todina (pigeons à la façon de Todi), préparés avec du jambon cru de Norcia, de la sauge, de l'huile d'olive ombrienne, du vin rouge local, des câpres et des anchois, servis sur du pain grillé. La commune appartient à la Strada dei Vini del Cantico, route des vins reliant les appellations Colli Martani et Todi DOC[64],[65].
Administration
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]La population résidente de Todi s'établit à environ 15 500 habitants au 1er janvier 2025 selon les estimations provisoires de l'ISTAT, en légère diminution par rapport aux années précédentes mais avec des signes de stabilisation liés à un solde migratoire positif dans les zones rurales d'Ombrie[1],[67]. Avec une superficie de 222,9 km2, la densité de population est d'environ 70 hab./km2, faible en raison du caractère majoritairement collinaire et dispersé du territoire[68].
L'âge moyen de la population est d'environ 49,6 ans, avec une proportion d'étrangers résidents avoisinant 10 %. Les tendances récentes confirment un léger repeuplement des communes de montagne, favorisé par la qualité de vie, l'agriculture biologique et le développement du télétravail[44].
| 1861 | 1901 | 1951 | 1981 | 1991 | 2001 | 2011 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 14 120 | 16 215 | 20 320 | 17 032 | 17 250 | 16 940 | 16 947 | 15 724 |
| Source : ISTAT[69] | |||||||
Enseignement
[modifier | modifier le code]Le système éducatif comprend des établissements publics couvrant de la maternelle au lycée, regroupés au sein de l'Istituto Comprensivo Todi - Massa Martana pour le premier degré, et de l'Istituto di Istruzione Superiore « Ciuffelli - Einaudi » pour le second degré. Le lycée Liceo Statale « Jacopone da Todi » propose des filières classique, linguistique, scientifique et sciences humaines[70]. L'Istituto Professionale Ciuffelli-Einaudi inclut des cours du soir pour adultes, favorisant la formation continue dans les domaines commercial, technique et artisanal[71]. L'Université pour étrangers de Pérouse et l'Université de Pérouse sont accessibles à une quarantaine de kilomètres[72].
Santé
[modifier | modifier le code]Le réseau sanitaire est assuré par l'USL Umbria 1, avec le Centro Multiservizi di Todi pour les consultations de proximité[73]. L'Ospedale Media Valle del Tevere, situé au hameau de Pantalla, constitue la structure hospitalière principale de la zone, dotée d'un scanner de nouvelle génération depuis 2025[74]. Pour les soins spécialisés, les patients sont orientés vers l'Ospedale Santa Maria della Misericordia de Pérouse, à environ 40 km. La Residenza di Riabilitazione Intensiva « Palazzo Francisci » est spécialisée dans la prise en charge des troubles du comportement alimentaire[75].
Sports
[modifier | modifier le code]Le Tennis Club Todi 1971 organise chaque année en août les Internazionali di Tennis Città di Todi (ATP Challenger 75), tournoi professionnel sur terre battue du circuit ATP Challenger Tour[76],[77].
Le Todi Calcio participe aux championnats régionaux de football (Prima Categoria) au Campo Sportivo Comunale « Alessandro Macellari ». Parmi les autres manifestations sportives, le Todi Bailey Gravel (cyclisme gravel) et l'Italian International Balloon Grand Prix (montgolfières) animent le calendrier annuel[78]. Le tir sportif est représenté par des installations du TAV Umbriaverde, utilisées pour des compétitions nationales.
Asproli, Cacciano, Camerata, Canonica, Casemascie, Cecanibbi, Chioano, Colvalenza, Crocefisso, Cordigliano, Duesanti, Ficareto, Fiore, Frontignano, Ilci, Izzalini, Loreto, Lorgnano, Montemolino, Montenero, Monticello, Pantalla, Pesciano, Petroro, Pian di Porto, Pian di San Martino, Pontecuti, Stazione, Porchiano, Quadro, Ripaioli, Romazzano, Rosceto, San Damiano, Torre Ceccona, Torre Gentile, Vasciano.
Jumelages
[modifier | modifier le code]Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Martin Ier (mort à Cherson, Crimée, ), pape.
- Bénigne de Todi (mort vers 304), prêtre martyr, fêté le 13 février.
- Romaine (morte en 324), vierge et ascète à Todi, fêtée le 23 février[79].
- Jacopone da Todi (1230-1306), poète franciscain, auteur de laudes en langue vulgaire.
- Matteuccia de Francesco (vers 1360-1428), condamnée et exécutée pour sorcellerie.
- Patrizia Cavalli (1947-2022), poétesse italienne.
- Pietro Paolo Sensini, peintre.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Site officiel
- Ressource relative à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (it) « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2025 », sur ISTAT - Demo (consulté le )
- ↑ (it) « Dati territoriali e demografici - Todi », sur ISTAT (consulté le )
- ↑ (it) « Il territorio dell'Umbria », sur Regione Umbria - Turismo (consulté le )
- (it) « Todi (PG) », sur Tuttitalia.it (consulté le )
- (en) « History of Todi », sur Exploring Umbria (consulté le )
- (en) « Todi », sur Encyclopædia Britannica (consulté le )
- ↑ (en) « History of Ancient Todi », sur Key to Umbria (consulté le )
- ↑ (it) « Todi », sur Treccani (consulté le )
- ↑ (en) « The Hill of Todi (Umbria, Central Italy) », sur Associazione Italiana di Geologia Applicata e Ambientale (consulté le )
- ↑ (en) « Umbria from the Iron Age to the Augustan Era », sur UCL Discovery (consulté le )
- ↑ « Mars de Todi », sur Hypotheses.org - L'Antiquité à la BnF (consulté le )
- ↑ (en) « Mars of Todi », sur Smarthistory (consulté le )
- ↑ (en) « Mars of Todi », sur Musei Vaticani (consulté le )
- ↑ (en) « Connectivity Beyond the Urban Community in Central Italy », sur Cambridge University Press (consulté le )
- ↑ « Savoirs profanes dans les ordres mendiants en Italie (XIIIe-XVe siècle) », sur OpenEdition Books (consulté le )
- ↑ « Échec au podestat : l'expulsion de Comacio Galluzzi podestat de Todi (17 juillet 1268) », sur Persée (consulté le )
- ↑ (en) « The Martyrdom of Terentianus », sur University of Oxford - Cult of Saints in Late Antiquity (consulté le )
- ↑ « Un jour, j'irai à Todi! », sur Le Temps (consulté le )
- ↑ (en) « Ordering the Urban Environment: City Statutes and City Planning in Medieval Todi, Italy », sur Academia.edu (consulté le )
- ↑ (en) « Insults and threats in medieval Todi », sur ScienceDirect (consulté le )
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