Traenheim
| Traenheim | |
Rue Principale. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Collectivité territoriale | Collectivité européenne d'Alsace |
| Circonscription départementale | Bas-Rhin |
| Arrondissement | Molsheim |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Mossig et du Vignoble |
| Maire Mandat |
Gérard Strohmenger 2020-2026 |
| Code postal | 67310 |
| Code commune | 67492 |
| Démographie | |
| Population municipale |
655 hab. (2023 |
| Densité | 211 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 35′ 46″ nord, 7° 27′ 59″ est |
| Altitude | Min. 174 m Max. 265 m |
| Superficie | 3,1 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Strasbourg (partie française) (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Saverne |
| Législatives | Sixième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.traenheim.fr |
| modifier |
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Traenheim [tʁɛ:naɪm] (Draane en alsacien) est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.
Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Traenheim est un village au sud de Wasselonne et de Saverne.
Quelques distances de Traenheim :
- Molsheim : 8 km ;
- Obernai : 18 km ;
- Strasbourg : 25 km ;
- Paris : 468 km
- Moscou : 2.506 km
- Westhoffen : 3.5 km
Traenheim est située à 22 km de l'aéroport d'Entzheim et à 8 km de la gare la plus proche (Molsheim).
Traenheim se situe sur la Route des vins d'Alsace.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau le Kobach[1],[Carte 1].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[4] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 733 mm, avec 9,3 jours de précipitations en janvier et 10,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wangenbourg-Engenthal à 12 km à vol d'oiseau[8], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 131,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 36,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,9 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Traenheim est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[13],[14].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (45,1 %), terres arables (38,5 %), zones urbanisées (10,7 %), prairies (5,4 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Traenheim doit son nom au mot celtique "Tuaram" signifiant "petite demeure". (Dictionnaire du Haut-Rhin et du Bas-Rhin de Jacques Baquol - 1865)
Une autre version spécifie que le nom de Traenheim provient de "Trenenheim" signifiant "le village séparé" en allemand. En effet, cette localité a été partagée entre deux seigneurs par le passé, expliquant le terme précédent.
Autre version : "Tout près de Traenheim sur une petite colline couronnée jadis d'une magnifique forêt de chênes, coule une petite source qui alimente le village en eau potable. Cet endroit idyllique aurait jadis été un antique lieu sacré. C'est là que le roi Dagobert Ier aurait construit un palais appelé TROVIUM, ainsi qu'un couvent et c'est de cette dénomination que le village aurait obtenu son nom." "Une autre légende, plus poétique, explique que cette source d'eau vive qui filtre goutte-à-goutte la paroi rocheuse, ressemble à des larmes "Träne" en dialecte, d'où le village aurait tiré son nom". (Dr J.H. Albers - "Ein alter Götterhain im Elsass" - Vogesenblatt du 10 août 1900[16])
Autre version : Cette ancienne résidence des rois mérovingiens conserve ses vieilles maisons alsaciennes dont celle du "Loëjelgücker" (Le Lojele est le petit tonnelet que le vigneron emporte dans la vigne). Sur l'emplacement de l'église du XIIe siècle se trouve un cimetière mérovingien[17].
La fontaine des poupons en pleurs
En haut du village coule une source. Elle a été capté pour alimenter une fontaine qui est devenue la réserve à poupons de la commune. Ni les mamans, ni la sage-femme, encore moins la cigogne, ne s'y rendent plus[17].
Il fut un temps, alors que les naissances étaient encore nombreuses dans chaque famille, où le "Bubbeles-brunne" de Traenheim fut très peuplé. Souvent un trop-plein s'en échappait. Mais les âmes sensibles ne voulaient pas l'admettre et disaient que cette eau n'était autre chose que les larmes des bébés, impatients de trouver un foyer. A cause de ces tendres larmes, ou "Träne", en langage du pays, le village s'est donné le nom de "Tränheim", le foyer des larmes[17]."
Histoire
[modifier | modifier le code]Politique et administration
[modifier | modifier le code]Découpage territorial
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La commune de Traenheim est membre de la communauté de communes de la Mossig et du Vignoble[18], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Wasselonne. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[19].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Molsheim, à la circonscription administrative de l'État du Bas-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[18].
Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Saverne pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Bas-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[20].
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[24].
En 2023, la commune comptait 655 habitants[Note 4], en évolution de +1,08 % par rapport à 2017 (Bas-Rhin : +3,4 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Grenier-synagogue[27],[28].
- L'église luthérienne de Traenheim[29], et son grand orgue[30].
- L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul[31].
- Monument aux morts[32].
- Monument funéraire (monument sépulcral) du pasteur Karl Grunewald (1827-1896) et de sa femme Emilie, née Kromayer (1825-1885)[33].
- Restaurant "Zum Loejelgücker", depuis février 2002 tenu par le chef Claude Fuchs.
- Sentier viticole : parcours à travers les vignes au départ de la place de la fontaine au centre du village et jonché de 14 panneaux retraçant l'histoire des vignobles et terroirs de Traenheim (mis en page et illustré par Eric Bonin).
-
Église protestante. -
Intérieur de l'église protestante. -
Église catholique Saint-Pierre-et-Saint-Paul. -
Presbytère (1874),
59 impasse de l'Église. -
Ferme de forgeron (1693),
102 rue Lieland.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Isaïe Schwartz (1876-1952), grand rabbin de France de 1939 à 1952.
- Franck Vogel (né le ) est un photographe, journaliste et réalisateur français, qui a grandi à Traenheim.
Héraldique
[modifier | modifier le code]Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Traenheim sur le site de l'Insee
- Site Internet Officiel de la commune de Traenheim
- Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région Alsace
- Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) et Inventaire et protections réglementaires de l'environnement de la commune
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Traenheim » sur Géoportail (consulté le 11 juin 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Fiche communale de Traenheim », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Traenheim et Wangenbourg-Engenthal », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Wangenbourg_sapc », sur la commune de Wangenbourg-Engenthal - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Wangenbourg_sapc », sur la commune de Wangenbourg-Engenthal - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Traenheim ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Johann Heinrich Albers, « Ein alter Götterhain im Elsass », Vogesen Blatt,
- Hermann Joseph Troxler, Légendes, contes et récits d'Alsace : en suivant la route du vin, Editions du Bastberg, (ISBN 2-906458-09-0, lire en ligne)
- « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Traenheim », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ « communauté de communes de la Mossig et du Vignoble - fiche descriptive au », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
- ↑ Rachel Noël, « Collectivité européenne d’Alsace : ce qu'il faut savoir sur le projet », sur www.francebleu.fr, (consulté le ).
- ↑ [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin. « Copie archivée » (version du sur Internet Archive).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Grenier-synagogue de Traenheim.
- ↑ Notice no PA67000014, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture Ancienne synagogue
- ↑ Notice no IA67006646, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture temple de luthériens
- ↑ Notice no IM67010504, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture Grand orgue temple de luthériens
- ↑ Notice no IA67006645, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture église paroissiale Saint-Pierre et Saint-Paul
- ↑ Notice no IM67011504, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture monument aux morts
- ↑ Notice no IM67010495, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture monument funéraire (monument sépulcral) du pasteur Karl Grunewald et de sa femme
