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Type 209

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Type 209
illustration de Type 209
Le San Luis S32, désarmé en 1997
Caractéristiques techniques
Type Sous-marin d'attaque conventionnel (SSK, diesel-électrique)
Longueur 54,1 à 64,4 m
Maître-bau 6,2 à 6,5 m
Tirant d'eau 5,9 à 6,2 m
Déplacement 1 207 à 1 810 t
Propulsion Diesel-électrique, 4 diesels
Vitesse Maxi 11,5 nd (surface)
Maxi 22,5 nd (plongée)
Profondeur 500 m
Caractéristiques militaires
Rayon d'action 20 000 km à 10 nd (surface)
15 000 km à 10 nd (snorkel)
700 km à 4 nd (plongée)
Autres caractéristiques
Équipage 31 à 36
Histoire
Chantier naval Howaldtswerke-Deutsche Werft, Nordseewerke, Arsenal de Marinha do Rio de Janeiro, Chantier naval Mazagon, Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering, Gölcük Naval Shipyard (en)
A servi dans  Marine argentine
 Marine brésilienne
 Marine chilienne
 Marine nationale colombienne
 Marine équatorienne
 Marine égyptienne
 Marine hellénique
 Marine indienne
 Marine indonésienne
 Marine de la république de Corée
 Marine péruvienne
 Marine sud-africaine
Pavillon de la marine turque Marine turque
 Marine vénézuélienne
Navires construits 68
Navires prévus 71
Navires annulés 3
Navires en activité 58[Quand ?]
Navires perdus 1
Navires désarmés 5 (2025)

Les sous-marins d'attaque à propulsion classique de Type 209 sont des sous-marins de conception allemande utilisés et construits dans plusieurs pays. Ils ont été déclinés en plusieurs versions 209-1100, -1200, -1300, -1400, -1500. Cette famille prolifique a rencontré un grand succès à l'export : 61 sous-marins ont été construits entre 1971 et 2021, pour 15 pays.

Ces sous-marins remplissent des missions de combat en haute mer et de lutte anti-sous-marine dans un environnement en eaux dites « bleues » et « grises vertes ».

Leur système de combat se compose de missiles antinavires AGM-84 Harpoon (Grèce, Corée du Sud et Turquie uniquement), de torpilles de 533 mm de diamètre, de mines ainsi que de missiles de défense rapprochée.

Ils sont équipés d'un radar de veille air/mer, d'un sonar d'étrave et d'un sonar remorqué.

Au début des années 1970, de nombreuses marines commencent à avoir besoin de remplacer leurs sous-marins datant de la Seconde Guerre mondiale, essentiellement des unités du type américain GUPPY ou des sous-marins britanniques. Ces navires, bien que modernisés, atteignent alors leur limite d'âge[1].

Des sous-marins d'attaque conventionnels sont alors commercialisés par les Français, les Britanniques et les Russes. Cependant, ces sous-marins sont conçus dans le contexte de la guerre froide, pour la haute mer. Ils s'avèrent trop grands et trop lourds, ou trop complexes, pour les petits états qui ne cherchent guère que de la simple défense côtière[2].

Les Allemands perçoivent alors le potentiel commercial d'une solution combinant taille, performances, relative facilité d'utilisation pour les marines de petite taille ou inexpérimentées. Le « Type 209 » est alors conçu dans cet optique, à un prix raisonnable et des coûts d'exploitation économiques[2].


Sous-marins d'attaque conventionnels du début des années 1970
Drapeau de la France Classe Daphné Drapeau du Royaume-Uni Classe Oberon Drapeau de l'URSS Classe Foxtrot Drapeau de l'Allemagne Type 202-1100
Déplacement (plongée) 1 043 t 2 410 t 2 475 t 1 207 t
Nombre 26 27 75 61

Caractéristiques techniques

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1100 1200 1300 1400 1500
Déplacement 1 207 t 1 285 t 1 390 t 1 586 t 1 810 t
Dimensions
(longueur hors tout x maître-bau x tirant d'eau)
54,1 × 6,2 × 5,9 m 55,9 × 6,3 × 5,5 m 59,5 × 6,2 × 5,5 m 61,2 × 6,25 × 5,5 m 64,4 × 6,5 × 6,2 m
Ø coque épaisse 6,2 m[3]
Motorisation Diesel-électrique, 4 diesels, 1 hélice
5 000 shp (3 730 kW) 6 100 shp (4 550 kW)
4 batteries de 120 cellules 4 batteries de 132 cellules
Vitesse (surface) 11 nd 11,5 nd
Vitesse (plongée) 21,5 nd 22 nd 22,5 nd
Rayon d'action (surface) 11 000 Nq à 10 nd
Rayon d'action (schnorchel) 8 000 Nq à 10 nd
Rayon d'action (plongée) 400 Nq à 4 nd
Autonomie 50 jours
Profondeur maximale 500 m
Armement 8 tubes lance-torpilles de 533 mm
14 torpilles
Option missile à changement de milieu (UGM-84 Harpoon)
Équipage 31 33 30 36

Liste des sous-marins

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Pour mémoire, il convient aussi de mentionner le type 209PN, dont deux exemplaires sont opérés par la marine portugaise : le Type 209PN n'est pas dérivé du Type 209. Il s'agit d'un type 214[6].

Prospections en cours

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  • Drapeau de la Grèce Grèce : en 2025, la Grèce commence des discussions avec les principaux constructeurs de sous-marins européens, pour l'achat de 4 nouveaux sous-marins capables de compenser l'écart capacitaire avec la Turquie. Les premières consultations évaluent la classe Blekinge (ou A26) de Saab, les types 214 et 209NG de TKMS ainsi que le Scorpène et une version dérivée du Barracuda de Naval Group[7].

Échecs de vente

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  • Drapeau de l'Australie Australie : en 1987, la classe Collins est sélectionnée contre une version agrandie du type 219, désignée « type 2000 »[8] ;
  • Drapeau du Brésil Brésil : en 1997, le ministère de la Défense approuve l'acquisition de 2 types 209/1500. Mais quelques années après, ce choix est abandonné au profil de la classe Scorpène[9]. En 2008, le Brésil signe le contrat d'achat des 4 sous-marins Riachuelo[10].
  • Drapeau de l'Argentine Argentine : à la suite du naufrage du naufrage de l'ARA San Juan (S-42), le , l'Argentine lance un plan d'acquisition de 3 sous-marins, pour lequel le 209NG (le type 214 ayant été aussi brièvement proposé[11]) est en compétition avec la classe Scorpène[12]. En 2024, l'Argentine aurait signé une lettre d'intention pour l'achat de 3 Scorpene Evolved, mais aucun détail complémentaire n'a été divulgué[13].

Liens internes

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Notes et références

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  1. (en) John Pike, « Type 209 » [archive du ] (consulté le )
  2. a et b (en) David Miller, The Illustrated Directory of Submarines, Zenith Press, (ISBN 0-7603-1345-8).
  3. (de) « tk-marinesystems.de »
  4. (es) « Fuerza de Submarinos de Ecuador », sur elSnorkel.com, (consulté le ).
  5. (pt-BR) admin, « Submarinos (Classe Tupi) », sur Marinha do Brasil, (consulté le )
  6. (pt) « U-209PN: Submarino de ataque (SSK)/tipo U-214. », sur areamilitar.net (consulté le )
  7. Laurent Lagneau, « La Grèce entame des discussions sur l’acquisition d’au moins quatre nouveaux sous-marins », (consulté le )
  8. (en) Derek Woolner, Procuring Change: How Kockums was Selected for the Collins Class Submarine, vol. 2001–02, Canberra, Department of the Parliamentary Library, (ISSN 1328-7478, lire en ligne [PDF]), chap. 4, p. 6
  9. (en) « Undue favour to vendor in acquisition of submarines - Ministry of Defence - Public accounts comittee (2009-10) » [archive du ] [PDF]
  10. Yann Le Guernigou et Sophie Louet, « France et Brésil signent pour 6 milliards d'euros de contrats », sur fr.reuters.com, Reuters, (consulté le ).
  11. (en) Lachlan Williams, « Argentina’s Armed Forces Unveil Ambitious Modernization Plans for 2025 », (consulté le )
  12. (en) Lachlan Williams, « Argentine Navy needs underwater units, manned or otherwise », (consulté le )
  13. Fabrice Wolf, « Le Scorpene Evolved était au cœur de la tournée sud-américaine du président français », (consulté le )

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