Upolu
| Upolu | |
Image satellite de l'île d'Upolu. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Archipel | Îles Samoa |
| Localisation | Océan Pacifique |
| Coordonnées | 13° 56′ 06″ S, 171° 43′ 12″ O |
| Superficie | 1 127 km2 |
| Point culminant | Mont Vaivai (1 158 m) |
| Géologie | |
| Géologie | Île volcanique |
| Type | Volcan de point chaud |
| Activité | Inconnue |
| Dernière éruption | inconnue |
| Code GVP | 244030 |
| Observatoire | Aucun |
| Administration | |
| Démographie | |
| Plus grande ville | Apia |
| Autres informations | |
| Découverte | Préhistoire |
| Fuseau horaire | UTC-11 |
| Île des Samoa | |
| modifier |
|
Upolu est une des deux îles principales des Samoa, État indépendant situé dans l'océan Pacifique.
Géographie
[modifier | modifier le code]Upolu a une superficie de 1 127 km2[1], ce qui en fait l'une des deux îles principales de l'État indépendant des Samoa. L'autre, plus grande, est Savai'i[2]. Le plus haut sommet de l'île, le mont Vaivai[3], culminant à 1 158 m[4], est issu du volcan qui forme l'île[5]. Apia, la capitale, est située au nord. L'île dispose du principal port du pays[6] et de son aéroport international.
Le climat offre peu de variations de température selon les mois. Les pluies sont fréquentes, particulièrement sur le versant sud, favorisant une végétation luxuriante et les cours d'eau. L'île est soumise régulièrement à des ouragans entre décembre et mars[7].
Organisation administrative
[modifier | modifier le code]L'île est constituée en 2023 de 31 districts regroupés en 3 régions[7].
Histoire
[modifier | modifier le code]Les conditions de mouillage à Apia permettent l'installation d'un port au XIXe siècle. Il facilite l'installation de colons et négociants allemands et américains ainsi que de missions religieuses britanniques. Pour défendre leurs intérêts, leur gouvernements obtiennent la création de consulats à Apia. Celui de Grande-Bretagne ouvre en 1847, suivi de celui des États-Unis en 1853, et de l'Allemagne en 1861[8].
Les puissances coloniales cherchent ensuite à étendre leur influence en soutenant des chefs traditionnels différents, en vue de créer une autorité unique. Ce jeu de pouvoirs conduit à une crise majeure et au déclenchement de la première guerre civile samoane, qui voit contrecarrées les ambitions allemandes dans un premier temps. Celles-ci sont plus satisfaites après la deuxième guerre civile. En 1899, l'Allemagne obtient la suprématie sur la partie occidentale de l'archipel dont Upolu fait partie. Mata'afa Iosepho, un des prétendants au royaume, originaire de l'île, prend le titre de chef suprême des îles[9].
Robert Louis Stevenson, s'y installe dans une propriété à Vailima en 1889. Il prend la défense des autochtones spoliés par les agissements des colonisateurs occidentaux[10]. Il fait publier Les Pleurs de Laupepa en 1892, un livre de chroniques relatant le rôle des acteurs de la première guerre civile, qui lui vaut l'hostilité des administrateurs dont il dénonce la corruption. Il réussit toutefois à mobiliser l'opinion publique britannique pour que le gouvernement s'émeuve de la situation[10]. Il y meurt de tuberculose, le . Vénéré par les indigènes, celui qu'ils surnomment Tusitala (le « conteur d'histoires »)[11] sera inhumé en grande cérémonie, au sommet du mont Vaea, qui domine sa propriété[12].
L'Allemagne prend officiellement possession de sa nouvelle colonie le 15 mars 1900 à Upolu, et confirme la place centrale de l'île dans son dispositif administratif. Mais elle doit compter sur l'autorité acquise par Mata'afa notamment grâce à ses nombreux partisans aguerris et désormais bien équipés avec des armes occidentales. L'expérience de Wilhelm Solf lui permet de composer avec les autochtones, et une forme de gouvernement indirect est instituée. L'administrateur se voit accorder une large délégation par sa tutelle dans la gestion des affaires locales[13].
L'installation par les Allemands d'une station de radio à Apia conduit les Britanniques à considérer la capture de l'île comme une cible importante et urgente le 6 août 1914, soit au tout début de la Première Guerre mondiale. La Grande-Bretagne demande à la Nouvelle-Zélande d'organiser une opération en ce sens. Elle est menée le sans résistance[14].
Les Néo-Zélandais obtiennent un mandat de classe C de la Société des Nations en 1920 pour prendre en charge les Samoa allemandes, ce qui conduit le territoire à être considéré comme partie intégrante de leur territoire. Le pouvoir est assuré sur place par des administrateurs militaires. Les terres confisquées aux colons allemands sont nationalisées et gérées par un organisme chargé de transférer les revenus à Wellington qui sont ensuite reversés à l'administration locale. Ce mode d'administration fait l'objet de nombreuses critiques, ce qui conduit au développement du mouvement Mau, malgré une répression marquée[15].
Durant la Seconde Guerre mondiale l'île voit s'installer une base américaine à partir d'. Elle est constituée d'une piste d'aviation et d'un port pour sa logistique, situés à Faleolo[16].
Apia est désignée par les autorités comme capitale en 1959[17], en vue de l'indépendance du pays qui interviendra en 1962[18].
Population
[modifier | modifier le code]La population de l'île rassemble plus des 3/4 de celle de l'État des Samoa avec 160 000 habitants en 2021[19].
Galerie
[modifier | modifier le code]-
La résidence de Stevenson à Vailima.
-
Les obsèques et la tombe de Stevenson.
-
Militaires américains maniant un canon à Apia en 1899.
-
Le mont Vaea depuis Apia, dans les années 1940.
-
Paysage d'Upolu.
-
Apia en 2017.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Upolu », sur larousse.fr (consulté le )
- ↑ « Savaii », sur larousse.fr (consulté le )
- ↑ (en) Fuimaono Lumepa Hald, « Mt. Fito not the highest point in Upolu », sur samoaobserver.ws, (consulté le )
- ↑ « Upolu's highest mountain yet to be recognised », sur samoaobserver.ws, (consulté le )
- ↑ « O le Pūpū Puē National Park », sur rsis.ramsar.org, (consulté le )
- ↑ (en) « Samoa Ports Authority », sur spasamoa.ws (consulté le )
- (en) « Statistical abstract 2024 », sur sbs.gov.ws, (consulté le )
- ↑ (en) David Russell Lawrence, The Naturalist and his ‘Beautiful Islands’: Charles Morris Woodford in the Western Pacific, Canberra, ANU Press, The Australian National University, (lire en ligne), p. 160-168
- ↑ (en) Kees van Dijk, Pacific Strife, Amsterdam, Amsterdam University Press, (lire en ligne), p. 401-416
- Michel Le Bris, Présentation de Les Pleurs de Laupepa, Paris, Payot, (ISBN 9782228888578), p. 9-21
- ↑ Jean-Georges RITZ, « Stevenson Robert Louis », sur universalis.fr (consulté le )
- ↑ (en) Richard Napam, « Robert Louis Stevenson Museum », sur thenational.com.pg, (consulté le )
- ↑ (en) Peter J. Hempenstall, Pacific Islanders Under German Rule: A Study in the Meaning of Colonial Resistance, ANU Press, (lire en ligne), p. 25-50
- ↑ (en) Manatū Taonga — Ministry for Culture and Heritage, « First World War - overview Page 4 – New Zealand goes to war », sur nzhistory.govt.nz, (consulté le )
- ↑ Gwendal Rannou, « L’impossible sortie de guerre des mandats australasiens : les Samoa et la Nouvelle-Guinée (1918- 1939) », Outre-Mers, nos 400-401, , p. 189-212 (lire en ligne)
- ↑ (en) « Building the Navy's Bases in World War II Volume II (Part III) Part III: The Advance Bases Chapter XVIII Bases in South America and the Caribbean Area, Including Bermuda », sur history.navy.mil, (consulté le )
- ↑ « Apia », sur universalis.fr, (consulté le )
- ↑ « Samoa », sur universalis.fr, (consulté le )
- ↑ (en) « Samoa population overview », sur sbs.gov.ws, (consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Ressources relatives à la géographie :