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Vachellia

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Vachellia
Description de cette image, également commentée ci-après
Classification APG III (2009)
Règne Plantae
Clade Angiospermes
Clade Dicotylédones vraies
Clade Noyau des Dicotylédones vraies
Clade Rosidées
Clade Fabidées
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Sous-famille Mimosoideae
Tribu Acacieae

Genre

Vachellia
Wight & Arn., 1834[1]

Synonymes

  • Acaciopsis Britton & Rose
  • Bahamia Britton & Rose
  • Fishlockia Britton & Rose
  • Myrmecodendron Britton & Rose
  • Poponax Raf.
  • Tauroceras Britton & Rose[2]

Vachellia est un genre de plantes dicotylédones de la famille des Fabaceae, sous-famille des Mimosoideae, à répartition pantropicale, qui comprend une trentaine d'espèces acceptées. Ce genre est issu du démembrement en trois groupes principaux, intervenu en 2005, du genre Acacia, qui regroupait près de 1400 espèces. Le nom « Acacia » a été attribué au groupe le plus important qui rassemble toutes les espèces australiennes. Les autres espèces, qui se rencontrent dans les régions tropicales d'Amérique, d'Afrique et d'Asie ont été réparties dans les genres Vachellia et Senegalia[3].

Caractéristiques générales

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Les espèces du genre Vachellia sont des arbres ou des arbustes, parfois grimpants, et toujours épineux. Les jeunes plants, en particulier, sont armées d'épines qui sont des stipules modifiées, situées à la base des feuilles. Certaines espèces (notamment Vachellia tortilis, Vachellia hebeclada, Vachellia luederitzii et Vachellia reficiens) sont également armés d'autres épines recourbées[4].

Les feuilles, alternes, sont composées bipennées, et leurs pinnules sont généralement opposées.

Les inflorescences racémeuses se développent généralement à l'aisselle des feuilles. Les fleurs jaunes ou blanc crème sont groupées en capitules sphériques, ou plus rarement en épis allongés, ce qui est la règle générale dans le genre apparenté Senegalia. Les fleurs sont généralement bisexuées avec de nombreuses étamines, mais des fleurs unisexuées ont été observées chez Vachellia nilotica (cf . Sinha, 1971)[5]. Le calice et la corolle ont généralement 4 à 5 lobes. Les glandes sont généralement présentes sur le rachis et le dessus du pétiole. La gousse, déhiscente ou indéhiscente, peut être droite, incurvée ou recourbée[4].

Mutualisme avec les fourmis

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Plusieurs genres de fourmis, des Tetraponera[6], les Crematogaster mimosae[7] et Crematogaster nigriceps[8], vivent en symbiose avec Vachellia drepanolobium dans des structures appelées domaties.

Chacun fournit des avantages à l’autre : l’arbre produit des cavités dans de grandes épines, qui sont utilisées par les fourmis comme nid et leur procure également des nutriments riches en lipides et en protéines. Ces derniers sont contenus dans le nectar et les corps beltiens de l’arbre. En contrepartie les fourmis assurent la protection du végétal contre les herbivores, insectes et plantes compétitrices en utilisant leurs mandibules. Certaines fourmis sont également munies d’une défense antimicrobienne sur leurs pattes inhibant la croissance des pathogènes[9],[10].

Dans le cas où les fourmis arrêtent de coopérer, l’arbre voit son immunité diminuer : on retrouve une grande quantité de feuilles nécrosées, des racines avec une croissance freinée et une perte importante du feuillage. Il tente de résister en produisant par exemple de l’acide salicylique, une hormone végétale de défense contre les pathogènes. Cependant sans le soutien des fourmis, l’arbre n’est pas capable de contrer les attaques extérieures et ne peut survivre qu’une seule année[9],[10]. En conséquence, celui-ci s’adapte et produit de moins en moins de nutriments, diminue le diamètre de ses épines provoquant la disparition de ressources pour ces insectes[11].

Liste des espèces

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Selon Catalogue of Life (17 octobre 2019)[12] :

Notes et références

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  1. Tropicos.org. Missouri Botanical Garden., consulté le 20 juillet 2017.
  2. USDA, Agricultural Research Service, National Plant Germplasm System. Germplasm Resources Information Network (GRIN-Taxonomy). National Germplasm Resources Laboratory, Beltsville, Maryland., consulté le 20 juillet 2017.
  3. (en) Bruce Maslin & Tony Orchard, « Acacia - the final decision », sur worldwidewattle.com, (consulté le ).
  4. a et b (en) Mark Hyde, « 3446.000 Acacia Mill.—Thorn trees », sur Flora of Zimbabwe (consulté le ).
  5. (en) « Handbook on seeds of dry-zone acacias, 3. Reproductive biology », sur fao.org, FAO Corporate Document Repository: Agriculture and Consumer Protection (consulté le ).
  6. (en) Truman P. Young et coll (1997) Ants on swollen-thorn acacias : species coexistence in a simple system, Oecologia 109, p. 98-107.
  7. (en) Truman P. Young, Maureen L. Stanton, Caroline E. Christian (2003) Effects of natural and simulated herbivory on spine lengths of Acacia drepanolobium in Kenya. Oikos April 2003, 101 (1), 171–179. DOI 10.1034/j.1600-0706.2003.12067.x
  8. (en) Stapley L (1999) Physical worker castes in colonies of an acacia-ant (Crematogaster nigriceps) correlated with an intra-colonial division of defensive behaviour. Insectes sociaux 1999, vol. 46, n°2, p. 146-149.
  9. a et b Daniel H. Janzen, « Coevolution of Mutualism Between Ants and Acacias in Central America », Evolution, vol. 20, no 3,‎ , p. 249–275 (ISSN 0014-3820, DOI 10.2307/2406628, lire en ligne, consulté le )
  10. a et b (en) « Ants protect acacia plants against pathogens », sur ScienceDaily (consulté le )
  11. (en) Sabrina Amador-Vargas, Jared Dyer, Natalie Arnold et Leah Cavanaugh, « Acacia trees with parasitic ants have fewer and less spacious spines than trees with mutualistic ants », The Science of Nature, vol. 107, no 1,‎ , p. 3 (ISSN 1432-1904, DOI 10.1007/s00114-019-1647-4, lire en ligne, consulté le )
  12. Catalogue of Life Checklist, consulté le 17 octobre 2019.

Liens externes

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